Archives mensuelles : mai 2008

Le plombier polonais de retour…chez lui

Il avait été présenté comme la terreur de l’europe de l’Ouest : en 2004, lors de l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne, le « plombier polonais » allait – clef à molette entre les dents – déferler sur nos contrées, voler nos emplois et piétiner nos conventions collectives.

4 ans plus tard, l’artisan de Varsovie est de retour…chez lui.

Pour la première fois cette année, il y a par exemple plus de citoyens polonais qui quittent la Grande Bretagne (pays de prédilection de l’ouvrier polonais) que de polonais qui y arrivent.

Pourquoi ? Parce qu’à Varsovie comme dans tous les pays de l’ex-bloc communiste, les salaires augmentent fortement, la croissance est au rendez-vous et la Pologne – surtout elle – manque cruellement de bras : elle est obligée de faire venir des artisans ukrainiens, russes et même allemands pour travailler sur les dizaines de milliers de logements en cours de construction.

Bref, c’est le monde à l’envers. Problème : alors que la peur du plombier polonais avait suscité une gigantesque couverture médiatique en Europe, son retour à la maison se fait en catimini. Dommage.

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L’Euro a 10 ans : succès économique, échec pour les peuples

Le 3 mai 1998, à 300 mètres d’ici, les chefs d’Etat européens décidaient de la naissance de l’euro. Le 1er Janvier 1999, la monnaie unique commençait à circuler dans les réseaux financiers internationaux.
10 ans plus tard, une grande majorité des européens estime que l’euro a fait exploser les prix : les français bien sûr, mais aussi les italiens qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, sont obligés de prendre deux boulots et de quitter Rome où les loyers sont trop élevés. Les Allemands ont même inventé un mot pour désigner cette monnaie inflationniste : « teuro », contraction de « teuer » (cher) et d’euro. Le paradoxe, c’est que la plupart des pays européens qui n’ont pas adopté l’euro souhaiteraient le faire (à l’exception notable de nos amis anglais), mais que les peuples n’en veulent pas. 56 % des slovaques estiment que l’euro qu’ils adopteront le 1er janvier 2009 sera « un désavantage » pour eux.
Bref, l’euro est sûrement un immense succès politico-économique (2ème monnaie mondiale, plus de risques de change en Europe, protection contre la flambée des prix du pétrole etc…) mais notre monnaie européenne n’a pas fait baisser les prix, comme cela nous avait été pourtant promis. Elle a même « couvert » des augmentations scandaleuses qui ont profité à des intermédiaires peu scrupuleux. C’est pour cela que l’euro n’est pas populaire. Et en ce sens, l’euro est un échec.

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La peur de Dublin

Et si les Irlandaient votaient « non » ? Si le référendum qui doit se tenir en Irlande le 12 juin prochain faisait capoter l’application du traité de Lisbonne ?
L’hypothèse, jugée peu crédible il y a encore quelques semaines, commence sérieusement à inquiéter Bruxelles et surtout Paris qui s’apprête à prendre la présidence française de l’Union.

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Un manuel franco-allemand d’histoire

L’Europe se construit par des symboles. Mais certains sont plus forts que d’autres. La publication du 2ème manuel d’histoire franco-allemand fait partie de ceux-là.

En France, les classes de première et en Allemagne les classes de onzième et de douzième vont dorénavant pouvoir apprendre l’histoire à partir d’un seul et même manuel. Des deux côtés du Rhin, un comité d’historiens a travaillé sur sa rédaction. Et il est ponctué de « regards croisés franco-allemands » sur les points qui jusqu’il y a peu faisaient débat.

L’initiative fait des émules : Varsovie pourrait faire la même chose avec Berlin, Kiev avec Moscou et même Tokyo avec Séoul.
Si vous voulez en savoir plus, j’en ai parlé dans la chronique « sans frontières » de ce matin.

http://sansfrontieres.france2.fr

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