Archives mensuelles : juin 2008

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La présidence française de l’Union Européenne débute ce Mardi. Je vous propose quelques évènements majeurs pour le mois de Juillet.

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Le traité de Lisbonne "caduque"

Visiblement, les pressions des capitales européennes la semaine dernière au sommet de Bruxelles n’auront servi à rien. La République Tchèque persiste et signe : le traité de Lisbonne « ne peut entrer en vigueur », et forcer son application serait « désastreux » pour l’Union européenne,
déclare aujourd’hui le président de la République tchèque Vaclav Klaus au journal espagnol
El Pais.
« L’UE ne peut ignorer ses propres règles. Le traité de Lisbonne a été
largement et démocratiquement rejeté par l’Irlande, et donc, il ne peut pas
entrer en vigueur », insiste M. Klaus, avant d’ajouter :
« Toute tentative d’ignorer ce fait et le recours à la pression et à la
manipulation politique pour faire avancer le texte auraient des effets
désastreux pour l’Europe ». Des déclarations d’autant plus importantes que Prague doit prendre la
présidence européenne début 2009, après Paris.
Autant le dire : le voyage en Irlande de Nicolas Sarkozy le 11 juillet prochain pourrait bien ne pas suffire à sauver le traité de Lisbonne.

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L’Europe doit accepter la mort du traité de Lisbonne.

Depuis quelques semaines, le référendum en Irlande a été l’objet (presque) unique des billets de ce blog. Et au vu des résultats à Dublin (53,4 % de non), c’était – il me semble – justifié.

Maintenant, la question qui se pose est : que doit faire l’Europe ?

On sait ce soir que la plupart des « grands pays » européens veulent que le processus de ratification continue coûte que coûte. Quitte à trouver une solution « à la carte » pour l’Irlande. Une « rustine » en quelque sorte pour un traité qui se dégonfle sérieusement.
Seulement voilà, cette attitude est contre-productive.

D’une part, cela revient à nier l’expression démocratique des irlandais. D’accord, ils ne représentent que 1 % des européens. Mais en faisant ratifier le traité de Lisbonne presque partout par voie parlementaire – sauf en Irlande – les dirigeants ont tenté – sans succès – de ne surtout pas donner la parole au peuple. Et ils ont perdu.

Ensuite, parce que si les ratifications se poursuivent, tous les européens qui auraient voté non si on leur avait posé la question ( et ils sont nombreux, surtout en France) auront le sentiment d’être méprisés. Ils seront solidaires des irlandais.

Enfin, parce que les irlandais viennent de montrer que le fossé entre dirigeants et peuples européens est toujours aussi profond. L’ignorer encore une fois serait de la provocation.

La solution ?

Peut-être faut il tout simplement arrêter pour l’instant de tenter de réparer le mécano institutionnel européen. Et mettre toute notre énergie dans l’Europe des projets. Alors, quand les citoyens européens verront que l’Europe fonctionne au quotidien, peut-être auront-ils envie de lui donner les institutions qui vont avec.

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En attendant Dublin

Aujourd’hui, mercredi 11 juin, à l’assemblée nationale, le gouvernement devait faire une déclaration suivie d’un débat (sans vote) sur la présidence française de l’Union européenne. Las ! Cette déclaration a été repoussée d’une semaine.
Pas de raison officiellement invoquée. En fait, Paris attend fébrilement le résultat du référendum en Irlande. Il serait du plus mauvais effet de présenter aux députés les priorités de la présidence française si le « non » venait à l’emporter jeudi à Dublin. Car si c’est le cas, la seule priorité française sera alors : gérer la crise. Par ailleurs, à 24 heures du scrutin, Paris a sans doute préféré éviter tout propos qui pourrait donner des arguments aux « nonistes » irlandais.
Les députés attendront bien une semaine de plus..

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La carte bancaire pour enfants débarque en Europe

Les cartes bancaires pour adolescents sont en train de se développer partout en Europe. Les banques espèrent ainsi « fidéliser » la clientèle de plus en jeune.
Mais les associations de consommateurs s’inquiètent.
En Belgique, une banque vient de lancer une carte pour les jeunes, avec un dessin animé qui laisse penser aux associations de consommateurs que le public visé a moins de 12 ans ! La banque en question s’en défend.
En France, les cartes de paiement destinées aux pré-ados existent depuis plus d’un an. La Caisse d’epargne a été la première à ouvrir le bal, suivies il y a quelques jours de la plupart des grands réseaux bancaires. A la différence des simples « cartes de retrait » qui existent elles depuis longtemps, ces cartes de paiement ressemblent vraiment à celles des « grands » : retraits dans un distributeur automatique, achats dans les tous magasins d’Europe et même achats sur internet, elles permettent de tout faire. Seule restriction : comme elles sont la plupart du temps pré-payées, le jeune ne peut dépenser que ce qu’il a.

L’avantage pour les banques est triple :

1- Un client jeune ayant assez souvent tendance à devenir un client adulte, elles fidélisent leur clientèle.
2- Elles gagnent de l’argent : toutes ces cartes sont payantes, les « livrets jeunes », eux, sont gratuits
3- Elles habituent les jeunes à se passer d’argent liquide. Or, la gestion des pièces et des billets leur coûte cher.

En Belgique, les associations de consommateurs ont fait appel au gouvernement pour limiter l’utilisation de ces nouveaux produits. Pas en France

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Vers un "No" irlandais ?

Le 12 juin les irlandais votent par référendum sur le traité de Lisbonne. A 10 jours du scrutin, l’inquiétude grandit à Bruxelles mais aussi à Paris.

Côté français, on nous dit par exemple surveiller la situation irlandaise « comme le lait sur le feu ». Car à Dublin, l’écart se resserre entre les partisans du Oui et ceux du Non.

Le « No » agglomère des positions très différentes, le président de la Commission européenne commence à répéter qu’ « il n’ y a pas de plan B ».
Tout cela rappelle étrangement…2005 en France.

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