Les producteurs français de gruyère s’inquiètent. Selon eux, la Commission Européenne s’apprêterait à donner une AOP (appellation d’origine protégée) au gruyère suisse mais… pas au gruyère français ! Or la différence entre le gruyère helvète et le gruyère tricolore est mince : le premier n’a pas de trous, le second si ! Au delà de l’anecdote, c’est toute une filière (300 emplois, essentiellement en Franche Comté et dans une partie de la Savoie) qui est menacée : la France produit en effet 2 000 tonnes de gruyère par an. Dans le pire des scenarii, la France n’aurait plus le droit de vendre des fromages avec l’appellation « gruyère ». Les seuls « gruyères » au monde seraient donc suisses, or ce fromage a toujours été produit des deux côtés de la frontière.
Face au début de polémique, la commission européenne que j’ai contactée veut temporiser. Selon un porte-parole : « la Commission ne remet pas en question à ce stade la possibilité pour la France de pouvoir bénéficier d’une protection pour le gruyère » et rien n’est encore décidé. En France, les responsables du syndicat interprofessionnel du gruyère (SIG) sont trés clairs : « Si les suisses obtiennent leur AOP, nous devons l’obtenir également ».
Les relations sont de plus en plus « fraîches » entre les Etats-Unis et l’UE : après le sommet annulé pour cause de défection de Barack Obama, la tension monte entre Washington et Bruxelles. Le parlement européen s’apprête en effet à apposer jeudi 11 février son veto à la transmission par l’Europe aux USA des données bancaires confidentielles des citoyens européens. Hillary Clinton – qui a téléphoné au président du parlement – estime que ces données doivent être transmises pour lutter contre le terrorisme.
La question n’est plus taboue dans les milieux européens. Le cas de la Grèce qui n’arrive plus à rembourser sa dette sera examiné mercredi 3 février par la commission européenne.
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Les dirigeants européens ont appris ce matin avec stupéfaction que le président américain ne se rendra pas au sommet Europe/Usa du mois de mai prochain. Du coup, le sommet n’aura pas lieu.
Barack Obama aurait été découragé par la complexité (euphémisme..) de « l’Europe à deux têtes » née du traité de Lisbonne (Van Rompuy/ Zapatero), et il aurait été également échaudé par le dernier sommet USA/UE aux Etats-Unis qu’il avait préférer quitter au bout d’une heure ! . Plus largement, les européens voient dans cette décision de Washington une preuve supplémentaire que Barack Obama ne considère pas l’Europe comme prioritaire (re-euphémisme !)