Aamir Khan, mégastar et nouvel ambassadeur de l’Unicef


Le célèbre acteur de Bollywood Aamir Khan a été nommé ambassadeur de l’Unicef pour la nutrition mercredi. Il succède ainsi au non moins célèbre Amitabh Bachchan ainsi qu’à l’actrice indienne Priyanka Chopra.


Acteur, réalisateur, scénariste et producteur de films Bollywood, la superstar Aamir Khan est devenu mercredi 30 novembre à New Delhi le nouvel ambassadeur de l’Unicef pour la nutrition en Inde. A 46 ans, ce « touche-à-tout » du cinéma indien a promis de faire de son mieux pour améliorer la situation de la malnutrition dans le sous-continent.

« C’est une vraie responsabilité. Le futur de notre pays dépend de la bonne santé physique et morale de nos enfants ». Alors qu’en Inde, un enfant sur deux est en situation de malnutrition, Aamir Khan a annoncé qu’il mettrait à profit sa célébrité pour toucher le plus grand monde. « L’objectif est d’utiliser toutes les plateformes publiques – télé, journaux, radios, peintures murales ou affiches – pour expliquer aux parents les risques de la malnutrition pour leurs enfants. Nous leur parlerons également de leurs droits, et comment il leur est possible de bénéficier des actions du gouvernement dans ce domaine ».

La star de Lagaan, Rang de Basanti et Dil Chahta Hai travaillera surtout à réduire la malnutrition chez les enfants de moins de deux ans. « Il faut commencer par traiter le problème en amont, et s’assurer que les mères ont assez à manger pendant leur grossesse ». Environ un tiers des nourrissons sont sous-alimentés à la naissance selon l’Unicef, dû aux carences alimentaires des mères.

Après Amitabh Bachchan et Priyanka Chopra, Aamir Khan est la troisième star de Bollywood à représenter le Fonds d’urgence des Nations Unies pour l’enfance en Inde. « C’est un ambassadeur rigoureux, qui a déjà montré à plusieurs reprises qu’il était concerné par la condition des enfants, » a commenté Karin Hulshof représentante de l’Unicef à New Delhi.

Apprécié et reconnu pour se dédier aux causes qui lui tiennent à cœur, le « perfectionniste de Bollywood » est le représentant du ministère pour le développement de la femme et de l’enfant. Il a également abordé le sujet de la dyslexie dans son film Taare Zameen Par. « Il a les pieds sur terre, et s’impliquera entièrement dans cette cause. Nous sommes chanceux de l’avoir à nos côtés, et espérons un jour pouvoir dire ‘All is well‘… » conclut Karin Hulshof.

Adeline Bertin.

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Le Bhoutan: un Bonheur menacé?

Le Bhoutan, petit royaume niché au creux de l’Himalaya, préfère utiliser le « Bonheur national brut » (BNB) plutôt que le Produit national brut (PNB) pour mesurer le bien-être de ses sujets. Le pays se laisse pourtant peu à peu rattraper par la modernité. Alors que les publicités, DVD et cigarettes sont toujours interdits, l’arrivée du cinéma, de la télévision et d’Internet n’en finit pas de bouleverser les traditions… au point de menacer le Bonheur bhoutanais ?

Reportage au pays du Dragon Tonnerre par Pierre Monégier.


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Un cupidon indien pour célibataires du troisième âge


Créé en 2001, le bureau matrimonial de Natubhai Patel est d’un genre un peu particulier. Il aide les célibataires indiens à retrouver le grand amour, sans distinction de caste, de communauté, de religion… ou d’âge.


Il pourrait être surnommé le « cupidon de l’Inde ». A 62 ans, et 42 années de mariage, Natubhai Patel en connaît un rayon côté amour. Créateur de la Vina Mulye Amulya Sewa (VMAS), un bureau matrimonial pour personnes âgées, ce docteur ès love n’a qu’un objectif dans la vie : « Vaincre la solitude » des plus de 50 ans.

Et sa réputation n’est plus à faire. Cet ancien statisticien affiche fièrement 34 couples mariés à son compteur. Des célibataires, veufs et veuves viennent des quatre coins du pays pour écouter ses conseils. Avec plus de 50% de sa population âgée de 25 ans ou moins, l’Inde est le pays le plus jeune du monde. Une jeunesse qui s’affranchit peu à peu des traditions: « Les enfants partent vivre ailleurs. Certains contraignent même leurs ainés à intégrer des foyers pour personnes âgées. »

Alors pour soutenir et réconcilier les « cœurs solitaires », Natubhai Patel organise régulièrement des rencontres très select, réservées aux plus de 50 ans. Dernière réunion en date : un speed-dating géant, qui s’est déroulé à Ahmedabad dimanche 20 novembre. Une première sur le plan national.

« Sur 370 participants, seulement 70 étaient des femmes, » déplore pourtant l’organisateur. Un grand écart qui révèle une autre réalité : il est beaucoup plus difficile pour la gente féminine d’oser franchir le pas et de se (re)marier. « Elles ont peur. Inquiètes de ce que pensera la famille, ou les voisins. »

Même si le but ultime d’un tel événement n’est pas forcément le mariage. Avec la légalisation en mars 2010 de la vie en concubinage par la Cour suprême indienne, les prétendants « ont le droit de commencer une histoire d’amour. Et de se séparer si ça ne marche pas ».

Rescapé du séisme qui a frappé le Gujarat en 2001 (plus de 20 000 morts), Natubhai Patel s’est depuis promis de vivre à 100%. Une philosophie qu’il souhaite partager avec le plus grand nombre. « J’ai décidé d’ouvrir les portes de mon bureau matrimonial aux jeunes, de 20 à 50 ans, ainsi qu’aux personnes handicapées. »

Prochain rendez-vous pour ceux toujours à la recherche de leur moitié: Delhi et Bombay au mois de janvier, puis Bhopal le 14 février.

Adeline Bertin.

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La révolte des habitants de Bangkok

Les habitants à la périphérie de Bangkok affichent clairement leur colère. Plusieurs millions de mètres cubes se sont accumulés à l’entrée de la capitale depuis le mois de juillet et une saison des pluies sans précédent. Du mauvais côté du barrage, ils ont perdu toutes leurs récoltes et ne peuvent plus pêcher. Après deux mois de vie sous les eaux, plusieurs se sont réunis pour briser des digues et enfin évacuer l’eau vers les beaux quartiers de la capitale.

Un reportage dans une ville coupée en deux, de Pierre Monégier et Dominique Marotel.


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Inondations : les Bangkokiens s’organisent

Une cabine téléphonique reconvertie en restaurant de rue, le prix des bateaux à moteur multiplié par trois… les habitants de Bangkok s’organisent pour lutter contre les inondations. Après la décision par le gouvernement thaïlandais d’ouvrir certaines digues dans la capitale pour évacuer les eaux accumulées au nord depuis juillet, beaucoup de quartiers se retrouvent submergés en seulement quelques heures.

Pierre Monégier et Dominique Marotel ont suivi la progression de l’eau, quartier par quartier.


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