Pamela Geller et ses amis

Madame Pamela Geller est une blogueuse connue pour tirades contre l’Islam et les musulmans. C’est ainsi qu’elle s’est faite remarquer pour ses écrits après les attentats commis par Anders Behring Breivik à Oslo et sur l’ile d’Utoya où militant d’extrême droit a assassiné 77 personnes parmi lesquelles des jeunes socialistes venus participer à un camp d’été. Madame Geller, qui avait – parait-il – une correspondance antérieure avec celui qui deviendra l’assassin, a donc écrit : « il n’y a pas la moindre justification pour les actes de Breivik. Il n’y avait pas la moindre justification pour l’antisémitisme et la démonisation d’Israël en Norvège ». De quoi s’agit-il ? Pamela explique : « Breivik a ciblé les futurs leaders d’un parti [ socialiste ?] responsable d’avoir inondé la Norvège de Musulmans qui refusent de s’assimiler, qui commettent des actes majeurs de violence contre les Norvégiens de souche, y compris des viols impunément en groupe […] tout cela sans le consentement des Norvégiens ». Les choses sont claires : Pamela met dans le même sac les victimes innocentes et leur meurtrier.
Ce texte et la suite se trouve sur le blog de la dame :

http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/2011/07/summer-camp-indoctrination-training-center.html

De nombreux blogs l’ont sérieusement flinguée pour cette prise de position scandaleuse. Mais, dit-elle… cela vient de la « gauche génocidaire »
Pourquoi revenir sur cette histoire ? Et bien, parce qu’on m’a signalé circulant sur le net des photos d’un certain Philippe Karsenty avec Pamela Geller. Est-ce bien lui ? S’agit-il d’un montage ? D’une mise en scène ? Les voici :

Je n’arrive pas à croire qu’un élu français soit proche d’une telle activiste anti-islamiste. Mais, en cherchant bien on trouve des blogs de Pamela dans lesquels elle exprime un soutien sans faille à notre candidat au Parlement français. Il va certainement démentir ou condamner les propos de Geller…

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Le jugement en appel: Affaire Jamal al Dura / David / Weill Raynal

appel David

Trois passages me paraissent importants à relever :
La cour considère tout d’abord que l’ensemble des passages poursuivis sont diffamatoires en ce qu’ils « imputent, au moins par insinuation, à la partie civile, de s’être prêtée à une mise en scène en présentant comme consécutives à une fusillade s’étant déroulée le 30 septembre 2000, des blessures à la main droite et à la jambe gauche qui existaient déjà en 1992 pour la main et 1994 pour la jambe ».
Elle rejette ensuite les offres de preuve de la vérité en considérant que les pièces médicales israéliennes « ne permettent pas d’établir de manière parfaite, complète et corrélative aux imputations, dans leur matérialité et leur portée, que les blessures que la partie civile affirme avoir subi le 30 septembre 2000 à Netzarim sont plus anciennes et qu’elle s’était prêtée à une mise en scène, alors qu’il résulte de la traduction des propos de Jamal AL DURA sur la vidéo d’octobre 2004 que celui-ci présente sa main droite comme « mon handicap » sans prétendre qu’il serait le résultat de la fusillade de Netzarim ».
S’agissant enfin de la bonne foi, la cour a estimé que le médecin « disposait d’une base factuelle suffisante » pour « émettre des doutes sur le lien de causalité entre la fusillade de Netzarim et les blessures de la partie civile à la main droite et à la jambe gauche » et a considéré qu’en l’absence d’animosité personnelle, alors qu’il avait été « relativement prudent » dans l’expression », il pouvait bénéficier de la bonne foi en s’exprimant « dans le cadre d’une polémique sur un sujet d’actualité ».
L’arrêt ne permet donc pas à Yehuda DAVID d’affirmer que la cour a constaté des mensonges de la part d’AL DURA ; la condamnation de CWR étant fondée sur le caractère péremptoire des propos utilisés, la certitude alléguée, « l’absence de mesure et de référence à des éléments ne confortant pas la thèse du docteur DAVID, comme les documents médicaux jordaniens », ce qui montre bien que la cour n’a aucunement mis en doute les éléments de preuve apportés par Jamal AL DURA.
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A propos de la relaxe du Doc. Yehuda David

La relaxe du médecin israélien Yehuda David et la condamnation de Clément Weill Raynal. Je mettrai en ligne sur mon blog le jugement de la Cour d’appel de Paris dés que que l’on voudra bien me l’envoyer.
En attendant, voici l’article publié aujourd’hui 20 février par le Monde à ce propos:

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20120221/index.html

Mardi 21 février 2012
Le Monde :
Quand M. Nétanyahou récupère politiquement des thèses médicales
Jérusalem Correspondant

Le premier ministre israélien s’appuie sur un jugement français dans l’affaire Al-Doura

Benyamin Nétanyahou est ce qu’on appelle un  » animal politique  » : il n’est pas homme à rater un effet d’aubaine. L’occasion s’est présentée, dimanche 19 février, à l’ouverture du conseil des ministres. Le premier ministre israélien s’est saisi d’un arrêt rendu, le 15 février, par la Cour d’appel de Paris, pour saluer  » une victoire d’Israël sur la longue histoire de mensonges de la propagande palestinienne, qui se répand à travers le monde, et selon laquelle Israël est coupable même quand il est prouvé le contraire « .
Or tout porte à croire que M. Nétanyahou est allé un peu vite en besogne. Qui l’affirme, dans un article publié dimanche par le quotidien Haaretz ? Le professeur Rafi Walden, directeur adjoint de l’hôpital Sheba de Tel-Aviv, l’un des responsables de l’ONG humanitaire Médecins pour les droits de l’homme, une conscience morale incontestée, qui se trouve être… le gendre et médecin personnel du président israélien Shimon Pérès !
De quoi s’agit-il ? Une fois encore, de l’histoire du petit Mohammed Al-Doura, cet enfant palestinien dont la mort dans les bras de son père, en octobre 2000, avait été filmée par un cameraman du correspondant de France 2 à Jérusalem, Charles Enderlin, lequel avait estimé que le garçon avait succombé à des tirs israéliens. La cour d’appel, saisie par Jamal Al-Doura, le père de Mohammed, à la suite d’articles parus dans la presse française, se prononçait sur le cas du docteur Yehuda David, que M. Nétanyahou a qualifié dimanche de  » héros israélien « .
Ce chirurgien prétend que les blessures subies par M. Al-Doura n’ont pas été occasionnées par la fusillade du début de la seconde Intifada, mais remontent à 1992. C’est lui qui, en 1994, avait opéré Jamal Al-Doura, blessé à la main droite et à la jambe gauche. La démonstration se voulait limpide : puisque Jamal Al-Doura n’a pas été blessé lors de la mort de son fils, c’est bien que toute cette histoire a été montée de toutes pièces, ce qui renforcerait la thèse des adversaires de Charles Enderlin, qui dénoncent depuis des années une  » mise en scène  » destinée à porter atteinte à l’image d’Israël.
Or la cour d’appel ne s’est pas prononcée sur le fond. En 2011, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné le docteur David, lequel imputait à M. Al-Doura  » d’avoir délibérément menti sur l’origine de ses blessures aux fins de se prêter à une manipulation de l’opinion internationale « . La relaxe de la cour stipule simplement que le médecin n’était pas de mauvaise foi et qu’il s’est exprimé  » sur une base factuelle suffisante « .
Bref, il n’y a pas là de quoi crier  » victoire pour la justice et pour la vérité « , comme l’a affirmé M. Nétanyahou. D’autant que les faits sont têtus : dans Haaretz, le professeur Rafi Walden apporte des précisions confondantes sur les blessures de M. Al-Doura. Celles qui ont été traitées par le docteur David ont été causées par un couteau et une hache. Quant aux blessures d’octobre 2000, elles sont le résultat des balles qui ont frappé le corps du père de Mohammed, et elles sont  » complètement différentes « , écrit le professeur Walden. Le directeur adjoint de l’hôpital Sheba a eu accès au dossier médical de Jamal Al-Doura, qui a été soigné dans un hôpital jordanien. Il estime que celui-ci détruit la thèse défendue par le docteur David.
La réputation d’Israël mérite mieux qu’une  » déclaration sans fondement « , laquelle  » ne justifiait pas les éloges du premier ministre d’Israël « , conclut ce médecin-diplomate…
Laurent Zecchini
© Le Monde
Le Professeur Walden a publié, hier, 19 février un article dans le quotidien Haaretz. le voici, en anglais:

http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/rubbing-salt-into-the-wound-1.413383

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Dernier épisode

PARIS, 15 fév 2012 (AFP) – La cour d’appel de Paris a relaxé mercredi le chirurgien israélien qui avait opéré Jamal al-Dura, le père du petit Mohammed tué dans les premiers jours de la deuxième Intifada au cours d’une fusillade dans la bande de Gaza.
Au coeur de la controverse : un reportage de Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2, et de son caméraman palestinien, Talal Abu Ramah, tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000.
Protégé par son père, Mohammed al-Dura, 12 ans, y perd la vie lors d’un échange de tirs entre l’armée israélienne et des activistes palestiniens. Les images ont donné lieu à une polémique sur l’origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.
France 2 a attaqué en diffamation le directeur de l’agence Media Ratings, Philippe Karsenty, qui affirmait que le reportage avait été truqué. Condamné en première instance, Philippe Karsenty a été relaxé en appel, la cour reconnaissant que les images étaient sujettes à débat. Le dossier est actuellement en cassation.
Dans un autre volet, c’est le père de l’enfant qui a saisi la justice française pour voir condamner deux articles parus en septembre 2008 dans l’hebdomadaire « Actualités juives ». Un chirurgien israélien, Yehuda David, qui avait opéré Jamal al-Dura en 1994, y affirmait que ses blessures étaient antérieures à la fusillade de 2000.
En 2011, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné le médecin et l’auteur des deux articles, le journaliste de France 3, Clément Weill-Raynal, à chacun une amende de 1.000 euros avec sursis, ainsi qu’à 5.000 euros de dommages et intérêts.
Mercredi, la cour d’appel de Paris a estimé que les pièces « ne permettent pas d’établir de manière parfaite, complète et corrélative (…) que les blessures que la partie civile affirme avoir subies » en 2000 « sont plus anciennes », ni « qu’elle s’est prêtée à une mise en scène ».
Alors que le tribunal avait estimé que Yehuda David imputait à Jamal al-Dura « d’avoir délibérément menti sur l’origine de ses blessures aux fins de se prêter à une manipulation de l’opinion internationale », la cour d’appel a considéré que le médecin n’était pas de mauvaise foi et s’était exprimé « sur une base factuelle suffisante ». A ce titre, elle l’a relaxé.
En revanche, la cour a condamné Clément Weill-Raynal à 1.000 euros d’amende avec sursis, 1.000 euros de dommages-intérêts et 6.000 euros de frais de justice pour un article sur le même sujet du 25 septembre 2008. La cour a épinglé son ton « péremptoire » et « l’absence de mesure ».
dom/mba/phc

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Comment nous saurons qu’une frappe israélienne en Iran sera possible.

Matan Vilnaï était très en colère le 7 février 2012. Lors de la réunion de la sous commission parlementaire chargée de suivre les préparatifs de la défense passive, ministre chargé de ce dossier, il a tapé du poing sur la table en élevant la voix, accusant le ministère des finances et les députés présents d’un manque de sérieux. Il faut dire que le Trésor n’avait pas éprouvé le besoin d’envoyer à la Knesset un représentant de haut rang et seuls quelques parlementaires avaient éprouvé le besoin de venir discuter du sujet. Finalement, la séance a été levée. Zeev Bielsky, le président de la sous commission a expliqué qu’il fallait faire preuve de compréhension envers Vilnaï dont le ministère n’a pas les moyens de sa politique : 1700 000 israéliens ne disposent pas d’un abri ou d’une pièce étanche, surtout dans le centre du pays et la région de Haïfa. Des secteurs risquant, en temps de guerre d’être particulièrement ciblés par les missiles du Hezbollah, des Iraniens et du Hamas. Ce n’est pas tout, 40% des israéliens n’ont pas de kit ABC et, en raison d’un financement insuffisant, la chaine de production de masques à gaz devrait fermer dés le mois prochain. Les ouvriers de cette usine seront licenciés.

Micha Lindenstraus, le contrôleur de l’état lance, régulièrement, des avertissements. De nombreuses collectivités locales ne sont pas prêtes à affronter une telle situation de guerre et n’ont même pas les locaux pour entreposer le matériel. Ce vendredi, 10 février, c’est le commandement de l’arrière qui publie une étude d’une centaine de localités. Il ne fera pas bon vivre dans une trentaine d’entre elles en cas de conflit. Par exemple, Beit Shemesh près de Jérusalem, Rosh Pina en Galilée, Sderot près de Gaza, Yerouham dans le Néguev, pour ne pas parler des villes et villages arabes. Zeev Bielksy a déclaré au quotidien Maariv : « L’impréparation de l’arrière est criminelle. C’est tout simplement incroyable. On connait les chiffres… le fait qu’il n’y a pas assez d’abris, pas de kits de protection. En période d’urgence, nous nous retrouverons avec des millions de citoyens sans protection […] Tout le monde parle d’une opération en Iran et personne ne bouge le petit doigt face [par exemple] aux 5000 missiles qui menacent la région de Tel Aviv ?»

En 1991, et 2003 lors des guerres contre l’Irak, la défense passive israélienne avait mis plusieurs mois à préparer le pays. Distribution de kits pour la quasi totalité de la population, mise en place de pièces étanches etc. Ce ne fut pas le cas lors de la seconde guerre au Liban en 2006. Des milliers de roquettes et d’obus de mortier sont tombés sur le nord d’Israël faisant 43 morts et plus de 4000 blessés civils. La commission d’enquête qui a examiné les circonstances de ce conflit a durement critiqué le gouvernement pour n’avoir pas déployé les unités de la défense passive et mis en place l’état d’urgence, laissant aux collectivités locales le soin de gérer la crise.

Alors, question : Benjamin Netanyahu et Ehud Barak, le ministre de la défense peuvent-ils envisager aujourd’hui une frappe sur le nucléaire iranien tout en sachant que le pays n’est pas prêt à faire face à la riposte de Téhéran, du Hezbollah et du Hamas ? Oui, s’ils sont persuadés que les conséquences pour la population seraient minimes. Au cours d’une interview, Barak avait estimé le nombre de victimes israéliennes à, tout au plus, 500 morts… ! Logiquement, en parallèle cela signifierait plusieurs dizaines de milliers de blessés. En d’autres termes, ce serait une catastrophe.

Il y a donc fort à parier qu’avant toute escalade militaire face à l’Iran, les autorités prendront les mesures nécessaires pour équiper le public israélien avec l’ensemble des mesures de protection. Kits ABC, préparations des abris etc. Ce n’est toujours pas le cas actuellement. Lorsque le ministère des finances israéliens débloquera les budgets nécessaires, il faudra s’inquiéter.. A moins qu’à Téhéran ou à Jérusalem quelqu’un commette une catastrophique erreur de jugement…

Un détail : Matan Vilnaï, a quitté ses fonctions ministérielles et va occuper le poste d’ambassadeur d’Israël en Chine.

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