Al Dura

Je suis personnellement extrêmement satisfait du souhait de la cour d’appel de Paris de visionner les rushes tournés le 30 septembre et le 1 octobre 2000 par Talal Abou Rahmeh le correspondant de France 2 à Gaza. Nous avons toujours affirmé que nous ne communiquerons ces images de la mort de Mohammed Al Dura que dans le cadre d’une procédure judiciaire en bonne et due forme. Pas à des militants ou a un organisme qui serait partie prenante dans cette affaire. De mon point de vue, le tribunal français donne toutes les garanties de sérieux et d’indépendance. Cela permettra de crever l’abcès, de montrer l’authenticité des images et, je l’espère, mettre un terme à l’ignoble campagne de diffamation dont France2 et moi même sommes les victimes depuis bientôt sept ans.
Charles Enderlin

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19 réponses à Al Dura

  1. pierre dit :

    etes vous convaincu ,apres les enqutes qui ont ete faite ,que se sont les soldats israelien qui ont tues le garcon?
    les rushes vont elles etre transmise a l’armee israelienne comme elle en a fait la demande? Réponse de C.E: En raison des procédures judiciaires en cours, je ne ferais aucun autre commentaire. Voici toutefois l’article de Tom segev du quotidien Haaretz le vendredi 22 septembre 2007: Mohamed al-Dura est mort le 1 octobre 2000 (en fait le 30 septembre 2000) et sa mort a donné un symbole national au peuple palestinien. C’était ce garçon tué dans les bras de son père près de la colonie de Netzarim, apparemment par des tirs de l’armée israélienne. Un cameraman de télévision de France 2 a filmé l’évènement et, dans l’histoire de l’affrontement entre le mythe sioniste et le mythe palestinien il ya peu d’images aussi choquantes que celles-ci. Naturellement nombreux sont ceux qui ont tenté de prouver que ces images ont été fabriquées, un effort qui persiste jusqu’à ces jours-ci. Cette semaine un tribunal à Paris examine l’appel d’un homme qui affirmait que l’évènement a été mis en scène. France 2 l’a poursuivi pour diffamation. Cet homme, Philippe Karsenty, a perdu et son appel est examiné cette semaine. En Israël aussi certains ont tenté de prouver que le garçon n’a pas été tué par l’armée israélienne. La juge Shoshana Almagor (de Tel Aviv) a établi que cette « enquête » était non professionnelle et non scientifique. Il y a quelque chose de pathétique dans ces efforts pour prouver que France 2 a fabriqué l’histoire, comme si cela justifiait l’occupation israélienne. Ce n’est pas un petit nombre d’enfants qui ont été tués par le feu de l’armée israélienne sans que leur mort ne soit filmée. Cela dit, ces images ont à présent assumé une vie mythologique que ne dépend plus de la question de savoir ce qui parait être réellement arrivé. Toutefois, les officiels responsables de l’image d’Israël dans les médias ne renoncent pas. Avant l’audience à Paris, le porte parole adjoint de l’armée israélienne, le colonel Shlomi Am-Shalom, a demandé au correspondant de France 2 en Israël de lui communiquer le rushes bruts des images tournées pendant l’évènement. Près de 20 minutes de film. C’est l’équivalent de demander à un journaliste de fournir ses notes. France 2 a répondu froidement qu’il attend le jugement de la Cour à Paris..

  2. makgech dit :

    courage Charles et tenez bon ! vous êtes un excellent journaliste et un homme intègre .

  3. Le Sanglier dit :

    Ce qui est effrayant, c’est un père qui protège sa vie ( des balles palestiniennes ou israéliennes, peu importe) , avec , comme bouclier, son propre enfant ….
    Et celà, manifestement, personne ne l’a relevé, in fine . Bizarre, bizarre…
    J’ai deux enfants, je suis intimement convaincu que dans pareille situation je me couche dessus, faisant écran aux balles, et non comme ce crétin mettant mon enfant entre les tirs et moi.
    Désolé mais c’est une réaction viscérale . Humaniste aussi, quelque part.

  4. Nicole dit :

    je suis absolument scandalisée par l’acharnement procédurier fait à l’encontre de Charles Enderlin et
    Talal Abou Rahmeh ; ces deux journalistes méritent depuis des années notre absolue confiance.
    N’y a-t’il pas de la part de Monsieur Karsenty, une volonté de masquer la vérité d’une occupation des territoires dont la brutalité a causé la mort de plus d’un enfant palestinien. Occuptation qui engendre la haine et provoque en réponse la mort d’autres enfants eux, israéliens.
    Un sentiment de honte m’envahit à chaque nouveau procès, comme si le pauvre petit Mohammed mourrait tous les jours un peu plus. C’est insupportable.

  5. Claude dit :

    j’ai pas la place dans ce petit carre d’ecrire ce que je voudrais. alors en un mot: nuisible. c’est ce que vous etes. je ne comprends pas que les israeliens vous laissent encore bosser la bas.

  6. Sébastien Boussois dit :

    Une procédure en bonne et due forme est la meilleure chose qui pouvait arriver à tous ceux qui poursuivent leur acharnement contre Charles Enderlin depuis maintenant 7 ans. Qui plus elle qu’elle se tienne à l’écart des tensions locales, et des agitateurs qui sont prêts à tout pour enfoncer encore un peu plus la région dans le chaos. Affaire à suivre…

  7. Anonyme dit :

    Il est inadmissible d’attaquer un jounaliste comme Monsieur Enderlin suite à une enquête d’une pseudo agence de presse réputée être d’extrême droite.

  8. Naibed dit :

    J’espère qu’on vous traduira un jour en justice, et que vous ayez à rendre compte de vos actes, et de vos mensonges ignobles…

  9. Sébastien dit :

    Continuez votre travail de journaliste M. Enderlin, au delà des critiques, la vérité triomphe toujours du mensonge. Merci.

  10. Charles Enderlin dit :

    Cet argument est d’une stupidité incommensurable. Toutes les rédactions du monde travaillent avec des correspondants locaux. Sans cela la presse n’existerait pas.

  11. samuel dit :

    Beaucoup de doutes du coup… ceci dit les réactions auraient-elles été les mêmes si le petit mohammed était juif? des enfants palestiniens meurent tous les jours dans cette guerre sans sens, mais dès qu’une mort est filmé en isréael on assume plus…et dès que quelqu’un ouvre la bouche…il est antisémite!! plus d’objectivité dans ce monde.

  12. ADEL dit :

    je repond au message posté par Le Sanglier :
    apres avoir lu votre message g eu le sentiment que le pere etait un lache mais apres avoir vu l image je crois que c est vous le lache, les balles venaient de devant il y avait une espece de baril puis le pere et derriere lui le fils , encore une fois je pose cette question ceux qui pense qu ils auraient mieux fait que ce pere moi je repond personnellement je ne suis pas certain d etre plus courageux que lui et j espere ne pas vivre une tel experience .

  13. JCN dit :

    J’ai travaillé près de 4 ans à Jérusalem pour une ONG française et j’ai eu l’occasion de voir les conditions très difficiles de l’exercice de la profession de journaliste. Je vous ai rencontré avec Danièle chez Mireille. J’ai découvert votre humanité et votre rigueur professionnelle. J’ai apprécié, en tant qu’ancien journaliste, votre capacité de synthèse, d’analyse, d’équilibre, votre compréhension très fine et profonde des enjeux d’un conflit si simple dans ses solutions et si complexe dans ses ressorts. Et surtout, votre connaissance intime des acteurs et des faits quand la moitié des média les survolent. Mon fils est né dans une maternité palestinienne, il a été sauvé de la mort dans un hopital israélien, Hadassa En Karem. Quand j’ai vu les images du petit Mohammed sur France 2 je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai pleuré comme tous les pères en revivant des heures d’angoisses à son chevet. J’ai pleuré en voyant les impacts de balles sur la maternité de la Sainte-Famille. Le procès qui vous est fait M. Enderlin est immonde et injuste. C’est de la pure propagande et je ne comprends pas qu’une juridiction française y réponde. On l’a su dans les jours qui ont suivi, l’amrée israélienne a effacé toutes les preuves. Rasé le terrain pour qu’aucune reconstitution ne soit possible. C’est un immense montage de propagande contre un juste parmi les juste. Je vous transmet mon respect et mon soutien.

  14. Charles Enderlin dit :

    J’ai coupé le début de ce commentaire d ‘ « accatone95″ en raison d’insinuations … Voici toutefois son commentaire sur le jugement de la cour d’appel De : accatone95 Le vendredi 6 juin 2008 à 13:58 Email Monsieur ENDERLIN, vous invoquez la diffammation, et sur ce point la cour ne vous contredit pas, elle relève d’une part qu’il y a eu diffamation, et d’autre part que Monsieur Karsenty ne peut opposer l’exception de vérité. CEPENDANT, en droit français, il faut parfois concilier deux droits opposés, c’est ce qu’à fait la cour en visant l’article 10 de la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ci-après littéralement rapporté : « Article 10 – Liberté d’expression 1 1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. 2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire. » Cette liberté d’opinion, de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées, Monsieur Enderlin, est pour moi la liberté de tout journaliste, et partant, également la votre… et celle de Monsieur Karsenby. Il a donc fallu que la cour la concilie avec la prétention de diffamation; ainsi exprime t-elle cette idée:  » Considérant que s’il est vrai que les critères de la bonne foi doivent, comme l’ont relevé les premiers juges, s’apprécier différemment selon le genre de l’écrit, la qualité de l’auteur, et notamment avec une plus grande rigueur lorsque celui qui est poursuivi fait profession d’informer ou, comme en l’espèce de procéder à la notation des médias, il est incontestablement légitime pour une agence de notation des médias, d’enquêter, serait-ce en raison de l’impact qu’ont eu les images critiquées dans le monde entier, sur les conditions dans lesquelles le reportage en cause a été tourné et diffusé, et de porter les résultats de l’enquête à la connaissance du public ainsi que de les soumettre à la critique des professionnels.  » Elle indique également que l’enquête à laquelle s’est livré Monsieur Karsenby est suffisamment documentée pour constituer une base factuelle, lui permettant de tenir les propos qui ont été les siens. Autrement dit, la cour d’appel analyse les faits pour faire prévaloir l’a 10 de la CEDH sur la notion de diffamation. Il incombera donc à la cour de cassation de déterminer si l’a 10 de la CEDH a été justement appliqué, et quelle est la méthode à adopter pour choisir entre la qualification de diffamation et celle d’exercice d’une légitime liberté d’expression protégée par ledit article. MAIS, il ne pourra en aucun cas découler d’une éventuelle victoire en cassation que les conclusions de Monsieur Karsenby sont fausses. Il eut été plus facile, à mon avis, de reconnaître votre erreur d’appréciation (on ne saura probablement jamais la vérité sur cette affaire), et de couvrir l’évènement sans systématiquement désigner un coupable. Il eut été également (toujours selon mon point de vue) plus facile de livrer l’intégralité des rushes à la justice et non seulement 18 minutes. Sauf votre respect. Salutations.

  15. JCN pour Accatone95/Karsenby dit :

    Information, contestation, diffamation, négation. Et oui, le dérapage est direct de l’un à l’autre point. Je lis avec tristesse les avis qui vous attaque M. Enderlin. Que celui qui n’a jamais… Comme il est facile de glauser sur la déontologie quand on n’a jamais été pris sous le feu de soldats qui vous voient, voient votre identification presse ou votre Croix Rouge. C’est facile quand on ne s’est jamais mis à la place de l’autre. Du mauvais côté du M16. La liberté viendra de la vérité. Sa négation pour des objectifs partisants n’apportera pas la paix, pas la sécurité. Mais à certains, elle apporte peut-être des avantages…

  16. Charles Enderlin dit :

    Nous nous pourvoyons en cassation car nous sommes en désaccord avec l’analyse contenue dans le jugement.

  17. JCN dit :

    Peut-on savoir quels sont les membres de l’association site-web qui vous attaque ? Qui finance ce site web ?

  18. Charles Enderlin dit :

    Je n’en n’ai aucune idée.

  19. Anonyme dit :

    Pour ceux qui sont allés jusqu’à mettre en doute la mort de l’enfant, je connais une personne très proche qui a rencontré son père et à qui ce dernier a relaté tous les faits. Photos à l’appui.