Archives mensuelles : septembre 2008

Terrorisme

Le grand politologue Zeev Sternhell, prix Israël 2008 de Sciences Politiques a été blessé la nuit dernière par l’explosion d’un engin piégé à son domicile de Jérusalem. Il été atteint à la jambe droite et à l’aine par des éclats lorsque l’engin a explosé alors qu’il fermait la clôture de sa maison, a-t-on ajouté. Il a été hospitalisé à l’hôpital Shaare Tzedek où il devrait rester sous observation jusqu’à demain.

Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem il est un spécialiste du fascisme, en particulier de ses racines idéologiques en France.
Sternhell, né en Pologne il y a 73 ans, orphelin, rescapé de la Shoah, il a effectué une partie de ses études en France. Dans l’armée israélienne, il a atteint le grade de lieutenant colonel et a participé à toutes les guerres jusqu’en 1983. Membre fondateur du mouvement « La paix maintenant », éditorialiste, il publie régulièrement des tribunes dans le quotidien Haaretz, adoptant des positions intransigeantes contre la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens. Une occupation qu’il considère comme un cancer pour la société israélienne.

Dans un article il avait affirmé: si les Palestiniens faisaient preuve de plus de clairvoyance, ils concentraient leurs actions contre les colonies au lieu de s’en prendre à des femmes et des enfants en territoire israélien.

Récemment, il s’est prononcé contre le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, jugeant cette mesure « immorale et inefficace ».
L’ancienne ministre de l’Education et dirigeante du Meretz, un parti d’opposition de gauche Shulamit Aloni, a dénoncé l’agression contre le professeur.

« Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un attentat commis par des extrémistes parmi les colons dont l’activité dans les territoires palestiniens bénéficie du soutien de ministres et de l’aide de l’armée », a-t-elle souligné à la radio israélienn.
L’ancienne vice-ministre des Sciences et de la Technologie et députée ultra-nationaliste, Géoula Cohen, a condamné l’attaque contre Zeev Sternhell tout en dénonçant ses prises de position.

Hasard. Israel-academia-monitor, une organisation qui dénonce à la vindicte publique les universitaires de gauche a diffusé hier un long article sur Zeev Strenhell.

Le tract trouvé sur les lieux: « Un prix d’un million cent mille shekels est promis à toute personne qui tuera un membre de « La Paix maintenant ». L’état d’Israel est devenu notre ennemi. Le temps est venu de créer un état halakhique en Judée Samarie. le temps du royaume de Judée est arrivé ». C’est signé: « L’armée des libérateurs nationaux »

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Droit de Réponse à Actualité Juive

Actualité Juive a publié mon droit de réponse en le tronquant. le voici dans son intégralité.

A monsieur Serge Benattar Jérusalem le 15 septembre 08
Directeur de la publication d’Actualité Juive
Paris
De la part de Charles Enderlin
France2 Jérusalem

Monsieur

Dans votre le N° 1038 d’Actualité Juive, du jeudi 4 septembre 2008 Page 32, vous avez publié sous le titre : « Les blessures de Jamal A dura existaient déjà en 1993, sans la moindre ambigüité possible » une interview du Docteur Yehuda David. Malheureusement cet article induit vos lecteurs en erreur.

D’abord vous ne mentionnez pas que ni ce médecin, ni votre rédaction n’ont contacté Jamal a Dura pour lui demander l’autorisation de lever le secret médical sur ses blessures de 1992 – 1993, ou même, contacté France 2 à Jérusalem où à Paris pour examiner l’ensemble des images tournées à l’hôpital Shifa le 1 octobre 2000, les interviews des médecins qui l’ont opéré et les radios de ses blessures. En ne cherchant pas à connaître la vérité, en n’effectuant pas les vérifications minimales exigées par l’éthique du journalisme vous laissez planer des accusations infondées.

Jamal a Dura nous a donné l’autorisation de consulter et de publier son dossier médical jordanien. Avec les images que nous avons tournées à Shifa, ce document a été soumis au Professeur Raphaël Walden, de l’hôpital Tel Hashomer, spécialiste de la chirurgie vasculaire, ancien officier supérieur de réserve et médecin personnel du Président de l’état d’Israël Shimon Pérès. Ci-joint le rapport qu’il nous a remis, en anglais et que vous voudrez bien reproduire.

La réalité est que Mohammed a Dura est mort le 30 septembre 2000 à Netzarim. Son père Jamal a été très gravement blessé par balles. Il a été opéré à l’hôpital Shifa de Gaza, puis transporté à l’hôpital militaire d’Amman par l’ambassadeur de Jordanie en Israël. Là il a été opéré à nouveau et soigné durant tout le mois d’octobre. Dans sa chambre d’hôpital il a reçu les visites de journalistes israéliens et du roi Abdallah. Aucun d’entre eux ne joue la comédie comme votre article pourrait le laisser entendre.

Charles Enderlin

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Les blessures de Jamal a Dura

Plusieurs personnes parmi lesquelles un médecin israélien qui l’a opéré à la main en 1993 affirment que les blessures de Jamal a Dura ne datent pas du 30 septembre 2000… Le père du petit Mohammed jouerait la comédie. Il n’aurait donc pas été opéré à l’aine et au bras droit à l’hopital Shifa de Gaza, et n’aurait pas subit de nouvelles opérations à Amman en Jordanie où il a été transporté le 2 octobre 2000. Ce médecin n’a jamais contacté jamal pour obtenir son autorisation d’enfreindre le secret médical et publier son dossier de 1993, il n’a jamais contacté France 2 pour avoir accès à l’ensemble de notre matériel vidéo, y compris les images tournées à l’hopital Shifa le 1 octobre. En voici une partie:

Les blessures de Jamal a Dura – Ma-Tvideo France2
Tournage Talal Abou Rahmeh. Un medecin decrit les blessures subies par Jamal A Dura, la veille a Netzarim
Mots-clés : hopital gaza jamal a dura shifa Video de charlesenderlin

Autre témoignage: le Docteur Ahmed Ghadeel qui a participé à l’opération qui a sauvé la vie de Jamal a Dura

Jamal a Dura l’operation – Ma-Tvideo France2
Tournage Bureau de Gaza. 1.10.2000. Le docteur Ahmed Ghadeel est un des deux chirurgiens qui ont opere Jamal a Dura le 30 septembre 2000. Le pere de Mohammed a ete tres gravement blesse au carrefour de Netzarim ou son fils a trouve la mort.
Mots-clés : hopital gaza chirurgien jamal a dura shifa Video de charlesenderlin

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Barbi

Cette analyse écrite début septembre est plus valable que jamais après la décision de Tzipi Livni qui a annocé au président Shimon Pérès qu’elle était en faveur d’élections anticipées. Selon des correspondants politiques israéliens Benjamin Netanyahu aurait discrètement conclu un accord avec le parti Shass. Les orthodoxes séfarades qui ont refusé de participer à un nouveau gouvernement Livni. Ehoud Barak, lui a faits avoir qu’il était pas en faveur d’une coalition restreinte à laquelle participerait le parti de gauche, Meretz.. 
 

Ce vendredi (5 septembre) dans son édito hebdomadaire de Yedihot Aharonot, Nahoum Barnéa nous livre un nouveau vocable : « Barbi ». C’est un mot composé de BARak et BIbi (Netanyahu). Il s’agirait d’un plan secret du président du parti travailliste pour liquider Kadima, surtout celle qui – selon les sondages- semble sur le point d’en remporter les primaires : la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Après la démission annoncée d’Ehoud Olmert, Monsieur Barak envisagerait de réunir, avec le Likoud et d’autres formations de droite et orthodoxes, une coalition de 61 députés pour former une coalition gouvernementale dont le ministre de la Défense serait … Barak lui-même. (N’étant pas député il ne peut accéder à la présidence du conseil). Un tel gouvernement serait en place jusqu’à la tenue d’élections législatives, le temps de faire disparaître Kadima de la scène politique.
 

Problèmes, Netanyahu n’est pas chaud. Il préfère des élections anticipées qui, toujours selon les sondages lui promettent un bon score alors que le part travailliste s’effondrerait et n’aurait plus que 9 mandats… Ce n’est pas tout, les responsables travaillistes ont fait savoir à leur chef qu’ils étaient totalement opposés à « Barbi ». « Nous allons nous allier à la droite alors que Livni fait campagne sur le thème de la nécessité de poursuivre le processus de paix ? C’est de la folie » pour l’heure « Barbi » a été remisé dans un placard mais, l’idée pourrait – selon Barnéa- ressurgir. Cette histoire est, en tout cas, typique du personnage Barak qui, avec Arafat et Bill Clinton, porte la responsabilité de l’échec des accords d’Oslo. Le président du parti travailliste n’est pas un chaud partisan du processus de paix. C’est le moins que l’on puisse dire.

 

Dans Haaretz, Avi Issacharoff publie une interview importante, exemplaire de l’atmosphère qui règne au sein de la direction palestinienne en Cisjordanie. Houssam Khader, un leader du Fatah, récemment libéré de prison après six années de détention. En l’absence d’accord les « révolutionnaires palestiniens qui soutiennent le processus de paix pourraient se tourner à nouveau vers la lutte armée… Mais ce sera un combat dans le style d’Al Qaïda » La conquête de Gaza par le Hamas et la politique suivie par le mouvement islamiste lui a dit-il « donné la phobie de l’Islam politique » « Si Israël se lance sur la voie de la paix, Nous le suivrons, sinon, tout peu arriver ! » A noter que, de plus en plus la presse, les intellectuels et des dirigeants palestiniens se déclarent en faveur de la dissolution de l’autorité palestinienne et contre une solution à deux états.

Dans Marianne qui vient d’arriver en Israël, une surprise. Un article curieux d’Elie Barnavi. Visiblement, il s’est contenté d’aller voir le film : « la guerre selon Charlie Wilson » sans lire le livre de George Crile qui en est la source. Sur papier, l’histoire est totalement différente de celle racontée par Hollywood. L’ancien ambassadeur d’Israël à Paris écrit : « Ce congressman (Charlie Wilson) réussit à persuader ses collègues d’augmenter l’aide américaine au peuple afghan en lutte contre l’occupant soviétique. Mais, la victoire acquise, lorsqu’il réclame de l’argent pour des écoles, des hôpitaux, des routes, ses collègues lui rient au nez… » Monsieur Barnavi ajoute : « Les Américains partis trop vite en 1989… » Le film est donc trompeur. Selon le livre George Crile l’aide américaine aux moudjahidines afghans en dollars sonnants et trébuchants s’est poursuivie au moins jusqu’en 1992. Année durant laquelle ils ont encore reçu 200 millions de $ des Etats-Unis auxquels l’Arabie Saoudite a ajouté une somme équivalente. De l’argent qui continuait d’être versé à des chefs de guerre comme Gulbudin Hekmatyiar en dépit du fait qu’il avait pris position en faveur de Saddam Hussein, l’année précédente.
 

Des hôpitaux ? Des écoles ? Après le départ des soviétiques, les moudjahidines ont attaqué, avec des armes fournies par les Américains, des convois d’aide humanitaire, incendié une clinique de soins gratuits tenue par une ONG. Les institutrices et infirmières afghanes travaillant dans les camps de réfugiés étaient menacées. L’une d’entre elle, kidnappée et assassinée. Tout cela pour ne pas parler des combats fratricides en bandes pachtounes rivales, les massacres de civils et de prisonniers..
 

Andrei Kozyrov futur ministre des affaires étrangères russe avait pourtant expliqué qu’il était de l’intérêt des Etats-Unis comme de la Russie d’empêcher l’Islam radical de prendre le pouvoir radical en Afghanistan. Après le onze septembre, deux des alliés afghans de Charlie Wilson seront sur la liste des terroristes les plus recherchés par cette même Amérique qui les a financés…
 

En lisant l’ouvrage de Crile, Elie Barnavi, aurait également découvert quelques passages intéressants sur les liens entre Israël et Zia Ul Hak le président pakistanais proche des Islamistes ou sur les ventes d’armes israéliennes à l’Iran des Ayatollahs… Mais cela, c’est une autre histoire.
 

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