Archives mensuelles : octobre 2008

la Table ronde du Centre Pérès pour la paix.

Modernizing Peace: Creative Diplomacy Moderator: Charles Enderlin Author and Journalist

Charles Enderlin immigrated to Israel in 1968, becoming, in 1971, Senior Editor of the French Department at “Kol Israel ». In 1981, Mr. Enderlin served as the Jerusalem correspondent for « Antenne 2″, becoming the Bureau Chief of « France 2″ in Jerusalem that same year. Since that time, he has been the Middle East correspondent for « France 2″. Mr. Enderlin is the author of several books about the Middle East peace process, and he has also co-authored three television documentaries.

Panelists:

H.E. Mr. Hikmet Çetin Former Speaker of the Turkish Grand National Assembly and Former Deputy Prime Minister and Foreign Minister of the Republic of Turkey Hikmet Çetin is a Turkish politician, former Minister of Foreign Affairs and was leader of the Republican People’s Party (CHP) for a short time. He served also as the Speaker of the Turkish Grand National Assembly. In 2003, Mr. Çetin was appointed as NATO Secretary General’s Senior Civilian Representative in Afghanistan, a position he served until 2006.

Dr. Martin S. Indyk Former U.S. Ambassador to Israel and Director, Saban Center for Middle East Policy at Brookings Martin S. Indyk, former U.S. Ambassador to Israel, is the Director of the Saban Center for Middle East Policy at the Brookings Institution and Senior Fellow in Brookings’ Foreign Policy Studies Program. As Ambassador, Dr. Indyk served two tours in Israel, prior to which he served as special assistant to President Clinton and Senior Director of Near East and South Asian Affairs at the National Security Council (NSC). During the second Clinton administration, he was appointed Assistant Secretary of State for Near East Affairs. Dr. Indyk served as founding Executive Director of the Washington Institute for Near East Policy. He has been a professor at many universities around the world, including Johns Hopkins SAIS and Columbia University. Dr. Indyk’s book, Innocent Abroad: An Intimate Account of U.S. Peace Diplomacy in the Middle East, will be published by Simon and Schuster in January 2009, and in Hebrew by AmOved Publishers.

Prof. Daniel C. Kurtzer Former U.S. Ambassador to Egypt and Israel Prof. Daniel Kurtzer, S. Daniel Abraham Chair in Middle East Policy Studies at Princeton University, served almost 30 years in the United States Foreign Service, having retired with the rank of Career-Minister in the Senior Foreign Service. During his service, Prof. Kurtzer held a number of senior policy and diplomatic positions, including U.S. Ambassador to Israel, U.S. Ambassador to Egypt and Deputy Assistant Secretary of State for Near Eastern Affairs. He is the author of numerous articles on United States policy in the Middle East and is the co-author of « Negotiating Arab-Israeli Peace: American Leadership in the Middle East ». Prof. Kurtzer serves on the Advisory Council of the American Bar Association’s Middle East-North Africa Rule of Law Initiative, as well as on a number of business and public service boards. He received distinguished service awards from the President, the Secretary of State and the United States Intelligence Community.

Amb. Marc Otte Special Representative to the Middle East Peace Process, European Union Amb. Marc Otte has served as the European Union Special Representative to the Middle East Peace Process since July 2003. His prior professional experience with the European Union includes Advisor on Defense and Security Policy to the High Representative for Common Foreign and Security Policy and Head of the European Security and Defense Policy Task Force. Before joining the EU, Amb. Otte worked for the Belgian Ministry of Foreign Affairs, serving first as Ambassador of Belgium to Israel, and then as Director of Security Policy and Disarmament. He also served in various Belgian Embassies around the world, in places such as the United States and Zaire.

Robert Serry United Nations Special Coordinator for the Middle East Peace Process Robert Serry was appointed by UN Secretary General Ban Ki-moon in December 2007 to serve as Special Coordinator for the Middle East Peace Process, and in this capacity, as Envoy of the Secretary General to the Quartet. Prior to this position, Mr. Serry served as the Dutch Ambassador to Ireland. His previous professional experiences include diplomatic postings in Bangkok, Moscow, New York (United Nations) and Kiev. In addition, he held the position of Deputy Assistant Secretary-General for Crisis Management and Operations at the North Atlantic Treaty Organization (NATO). Mr. Serry also led the Middle Eastern Affairs Division of the Dutch Foreign Ministry.

Maulana Wahiduddin Khan Islamic Spiritual Leader Maulana Wahiduddin Khan, popularly known as Islam’s spiritual ambassador to the world, has been internationally recognized for his contributions to world peace, having received, among others, the Demiurgus Peace International Award, under the patronage of the former Soviet President Mikhail Gorbachev; the Padma Bhushan, India’s third highest civilian honor; and the National Citizen’s Award, presented by Mother Teresa.

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La Vengeance de Colin Powell

En expliquant les raisons pour lesquelles il a décidé de quitter le camp républicain et de voter pour Barack Obama, Colin Powell n’a pas mentionné les quatre années qu’il a passées en qualité de secrétaire d’Etat de Georges Bush. Son impression d’avoir été mené en bateau lors de l’affaire irakienne. Il a dénoncé les « mensonges » qui ont entrainé l’Amérique dans cette guerre. Mais aussi son cuisant échec au Proche Orient. Les néoconservateurs, emmenés par le Vice président Dick Cheney ont systématiquement torpillé toutes ses initiatives.

 

  Un exemple tiré de mon livre : « Les Années perdues ». Pages 197-198. Cela se passe mi avril 2002.

 

« A Ramallah, le Shin Beth a finit par localiser Marwan Barghouti. En cavale depuis le début de l’opération, le secrétaire général du Fatah en Cisjordanie se cachait tout simplement chez son ami Ziad abou Ain. Une unité spéciale encercle la maison. Il n’oppose aucune résistance. Son arrestation va le rendre encore plus populaire dans les territoires palestiniens.

 

    Powell peut, le lendemain, aller présenter à Arafat le résultat de ses discussions avec les israéliens. Il lui lance: « vous devez faire les efforts qu’on vous demande ![1] ».  La conversation se termine sur un désaccord total. Assiégé, avec des moyens de communication limités, Arafat n’a plus, depuis longtemps, les moyens de contrôler les différents groupes armés et répondre aux exigences israéliennes. Ses conseillers qualifient de « catastrophe » l’entretien avec le chef de la diplomatie américaine.  Saeb Erekat : « Les israéliens voulaient que tout se passe selon une séquence… Dépendant de la capacité d’Arafat à jouer d’une baguette magique et donner des ordres au Palestiniens… Imaginez… des ordres aux types en fuite… au Hamas au Jihad, au FPLP, au DFLP, aux factions aux comités populaires à tous ces gens qui étaient là depuis plus de trois ans… Ils voulaient Arafat. Ils croyaient qu’Arafat avait le pouvoir d’arrêter tout et que le problème était Arafat. Et nous savions tous que ce n’était pas vrai. Dans bien des secteurs il n’y avait pas de contrôle… dans bien des secteurs, les Palestiniens croyaient que leur commandant en chef était mort.. Finit ! Il était, assiégé. Pourquoi devraient-ils l’écouter ! Monsieur Powell a dit : « Je suis peut-être le dernier officiel américain à venir vous rencontrer, Monsieur le Président. Je suis venu ici à l’encontre des souhaits de nombreuses personnes à Washington » Et le Président Arafat lui a dit : «  J’apprécie cela, je vous respecte, de général à général ! »  Arafat était un homme fier. Il ne pouvait pas prononcer les mots : « je ne peux pas le faire ! [2] » 

 

    Avant de quitter la région, Colin Powell doit annoncer la date et le lieu de la conférence internationale. Son discours est prêt. Mais il reçoit un appel urgent de Washington, Karl Rove, le chef d’état major de la Maison Blanche lui demande d’y renoncer. La manifestation de la veille, les pressions de la communauté juive, des évangélistes ont porté leurs fruits. Rapportée par des diplomates américains la phrase de Rove fera florés: « Nous avons plus besoin d’Israël qu’Israël a besoin de nous ![3] ». Richard Armitage le secrétaire d’état adjoint téléphone à son patron pour lui décrire la situation dans la capitale américaine : « Les gens mettent vraiment votre M…. dans la rue [4]»  Larry Wilkerson, le chef de cabinet de Powell conclura: « Sharon savait qu’il avait un soutien à la Maison Blanche. Il savait où était ce  soutien et que le secrétaire d’état n’était pas nécessairement en liaison avec ceux qui soutenaient Sharon… et surtout [Powell] avait réalisé que personne n’avait réellement intérêt à le voir réussir. »[5].





[1] Interviews Saeb Erekat. Yasser Abed Rabbo. Sources américaines

[2] Interview Saeb Erekat. Vidéo.

[3] Sources américaines. L’histoire est également publiée par Raviv Drucker et Ofer Shelah dans Boomerang,

[4] Bob Woodward. Bush at War. P.325

[5] Larry Wilkerson. Interview. Vidéo.

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conspirationnisme

   Après le « Weekly Standard », la revue  des néoconservateurs américains, c’est le « Meilleur des Mondes » français qui s’intéresse à l’affaire A Dura. Un long article de Pierre Taguieff auquel Gérard Grizbec répond très bien. Le site, publie également un commentaire de Giora Hod qui fut mon voisin à Jérusalem  et dont je connais les opinions très militantes – à droite- . Je ne lui répondrais pas. Il y a également un article de Rudy Reichenstadt, l’administrateur de conspiracywatch.info, observatoire du conspirationnisme et des théories du complot. J’y ai d’abord mal réagit, le critiquant injustement dans un billet mis en ligne, puis retiré après lui avoir présenté mes excuses. Nous avons eu un échange direct et, il s’est engagé à corriger quelques erreurs. Comme à son habitude, mon ami Luc Rozenszweig parait s’énerver et me lance quelques imprécations espérant visiblement etre la nouvelle vedette d’un procès. Pour l’heure il attendra. Victor Perez, lui, me classe, dit-il, avec mes amis de gauche, du coté du quotidien israélien Haaretz. Je le remercie. Et, à ce propos il faut signaler que le professeur Zeev Sternhell ne s’est pas laissé impressionner par l’attentat dirigé contre lui. Il publie un nouvel éditorial dans Haaretz. Extraits:  » Il y a eu plusieurs variations de Sionisme: général, révisionniste, socialiste avec ou sans point d’interrogation. A présent nous avons également le sionisme colonial, fondé sur l’inégalité ethnique et religieuse, qui se considère comme l’émissaire exclusif de l’histoire juive. C’est la Promesse Divine – et non le droit naturels des êtres humains à la liberté à l’indépendance et à l’autogouvernement –  qui est à ses yeux la seule et unique source de  légitimité pour le retour des  Juifs dans la Terre d’Israël. Selon ce point de vue, la Terre n’appartient pas aux Juifs qui y vivent mais à toutes les générations passées et futures. En conséquence, les membres de la génération actuelle n’ont pas le droit de partager la terre avec une autre nation. «   Zeev Sternhell, prix Israël de Science politiques 2008, rappelle que, dans des articles précédents, il avait clairement affirmé que la vie des Juifs habitant des deux côtés de la ligne verte devaient être également précieuses. Il conclu :  » Si la société israélienne est incapable de trouver le courage nécessaire pour mettre fin aux colonies, ce sont les colonies qui mettront un terme à l’état des Juifs et le transformeront en état binational « . L’article se trouve sur le site de Haaretz : http://www.haaretz.co.il/hasite/spages/1029497.html et pour ceux qui ne lisent pas l’hébreu :

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1029366.html

 

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La pétition lancée par le Nouvel Observateur

Après le jugement en appel en faveur de Philippe Karsenty, Jean Lacouture, Régis Debray et René Backmann ont pris l’initiative de cette pétition sur le site du Nouvel Observateur.,   

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