Archives mensuelles : septembre 2009

Par le feu et par le sang. Albin Michel













 



Le Mot de l’éditeur : Par le feu et par le sang

Ce récit vivant, haletant, raconte l’histoire du combat des militants sionistes de Palestine en vue de la création d’un Etat indépendant, depuis les années 1930 jusqu’à la fondation d’Israël en 1948. Il est fondé sur une enquête de l’auteur auprès des derniers témoins de cette aventure, des sources indiscutables et de nombreux documents inédits.
Trois acteurs principaux : l’Angleterre, qui exerce un mandat sur la région depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les Arabes (c’est ainsi que l’on nomme les habitants palestiniens) et les Palestiniens (c’est sous ce nom-là que l’on désigne alors les Juifs de Palestine…).
La lutte sera sauvage. En vertu de la Déclaration Balfour, prévoyant la fondation d’un Foyer national juif sous le mandat britannique, les militants sionistes poussent leur avantage dans la région, suscitant la révolte des Arabes. Plus tard, lorsqu’éclate la Deuxième Guerre mondiale, l’Irgoun (la principale organisation nationaliste juive) se scinde en deux. La majorité rejoint les Alliés dans le combat contre l’Axe, une minorité poursuit la lutte antibritannique et recherche l’entente avec le Reich. A partir de 1944, toutes les organisations paramilitaires juives (Haganah, Stern, Irgoun) participent à l’action armée contre les Arabes et l’occupant anglais. C’est évidemment le cœur du récit. Attaques contre les postes de police et les bases militaires britanniques, multiplication des attentats, destruction de l’hôtel King David, massacres et explusions en tous genres… : l’Etat d’Israël sera fondé par le feu et par le sang.
On a un peu oublié que nombre de leaders politiques israéliens furent des terroristes dans leur jeunesse (Menahem Begin, Yitzhak Shamir, etc.). Ce livre raconte aussi leur histoire.

 

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"Le grand aveuglement" est en librairie

La quatrième de couverture:

En encourageant le développement à Gaza de la branche la plus extrémiste des Frères musulmans, Israël a joué avec le feu pendant près de deux décennies. Les gouvernements successifs à Jérusalem n’ont-ils pas longtemps cru que le cheikh Yassine, fondateur du Hamas, pouvait être « l’antidote à l’OLP » ? Il est vrai qu’à l’époque les États-Unis eux-mêmes, en finançant et en armant les moudjahidine afghans, avaient grandement sous-estimé la menace islamiste. Ni la CIA ni les services de renseignements israéliens n’ont alors prisla peine d’analyser – voire de traduire – les textes diffusés par ces organisations. Ils découvriront trop tard qu’ils ont, de fait, participé à la création du Hamas et d’Al-Qaida.
Dans ce nouveau document d’enquête, l’auteur du Rêve brisé (2002) et des Années perdues (2006), correspondant permanent de France 2 à Jérusalem,raconte, à partir de sources exceptionnelles et souvent exclusives, l’incompréhension, l’aveuglement, le double jeu parfois des services de renseignements et des politiques à Jérusalem, à Tel-Aviv et à Washington. Il décrit aussi comment l’occupation israélienne, le développement de la colonisation dans les territoires palestiniens et la politique américaine au Proche-Orient ont fait le lit de l’islam radical. Autant de leçons d’histoire à méditer pour tous ceux qui prétendent oeuvrer à une paix juste et durable dans la région.

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