Archives de catégorie : Analyses

Beilin à Mahmoud Abbas: Dissoudre l’Autorité palestinienne

Dans une lettre ouverte à Mahmoud Abbas, publiée sur le site de Foreign Policy, Yossi Beilin, constate l’échec des accords d’Oslo dont il fut le principal artisan, demande au Président palestinien de « cessez la farce », de ne pas céder aux pressions de Barack Obama et dissoudre l’Autorité autonome..

> http://www.foreignpolicy.com/articles/2012/04/04/dear_abu_mazen_end_this_farce?print=yes&hidecomments=yes&page=full

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Obama Netanyahu Rencontres…

Pendant qu’Obama et Netanyahu discutaient à la Maison Blanche, quelques envoyés spéciaux israéliens étaient reçus par une importante personnalité américaine qui a demandé à garder l’anonymat. Oudi Ségal, le correspondant politique de la deuxième chaîne israélienne raconte ce briefing sur le site « Mako »

http://www.mako.co.il/news-military/israel/Article-eecf1424804e531018.htm&sCh=3d385dd2dd5d4110&pId=565984153

Extraits : Les divers services de renseignement américains sont persuadés que les dirigeants israéliens ont pris la décision de principe de lancer une frappe en Iran, à moins qu’il y ait un changement dans les opérations d’enrichissement d’uranium de ce pays au cours des semaines ou des mois à venir.

Israéliens et américains sont en désaccord sur les conséquences d’une telle opération. A Washington, on est persuadé qu’une opération militaire israélienne aurait des conséquences désastreuses. Des milliers de morts, effondrement de l’économie israélienne. Risque de guerre régionale avec, sous la pression de la rue, des pays arabes pourraient participer aux combats. Selon cette source américaine, tout cela pouvant déboucher sur la troisième guerre mondiale. Ce serait donc un suicide national et le public israélien ne s’en rend pas compte.

La réaction de l’entourage de Netanyahu : Ce genre de réaction fait partie des tentatives américaines pour nous lier les mains, terroriser le public israélien et nous empêcher de prendre des décisions..

Au début de la rencontre dans le salon ovale de la Maison blanche, devant les caméras, le Premier ministre israélien a martelé : « Israël doit toujours avoir la capacité de se défendre par lui même, contre toute menace. Ma responsabilité suprême, en tant que Premier ministre israélien, est de veiller à ce qu’Israël reste maître de son destin », a dit. Netanyahu, tout en remerciant. Obama pour son appui au droit d’Israël à se défendre

Le Président des Etats-Unis a, répété : « Notre engagement envers la sécurité d’Israël est solide comme un roc. Nous savons tous qu’il est inacceptable d’un point de vue israélien d’avoir un pays avec l’arme nucléaire qui appelle à la destruction d’Israël. […] Je me réserve toutes les options… comme je l’ai dit hier dans mon discours  (devant AIPAC) lorsque j’ai dit que toutes les options étaient sur la table et c’est bien cela que j’ai voulu dire. […] Mais nous pensons qu’il y a encore une chance pour une résolution diplomatique de cette question ».

L’entretien a duré une heure de plus que prévu. L’envoyé spécial de la Chaîne 10 croit savoir que Netanyahu a dit à Obama qu’il n’avait pas encore décidé de lancer une frappe sur le nucléaire iranien. Correction.. Selon les correspondants.. le Premier ministre israélien « A laissé entendre à ses interlocuteurs que rien n’avait encore été décidé »… Du moins, c’est ce que les américains ont compris.

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Obama- Netanyahu. Sanctions ou guerre?

Barack Obama recevra Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, ce lundi, 5 mars. La plupart des médias israéliens qualifient cette rencontre comme « très importante ». Certains commentateurs parlent même d’instant historique, comme si l’avenir de la paix au Proche-Orient va en dépendre. Peut être, on verra dans les mois à venir si c’est le cas.

En tout cas, le Premier ministre israélien a mis la barre très haut. Il demande à la communauté internationale et en particulier à l’administration américaine de poser trois conditions aux Iraniens AVANT même d’entamer toute négociation avec Téhéran.

1 : Le démantèlement de l’usine d’enrichissement d’uranium, installée sous une montagne à Fordow, près de Qom, la ville sainte

2 : L’arrêt toute opération d’enrichissement d’uranium dans les autres centres nucléaires iraniens.

3 : Le transfert hors d’Iran de l’uranium existant, enrichi à plus de 3,5%. Actuellement les Iraniens enrichissent à taux de 20%. C’est-à-dire qu’à partir de là, ils pourraient, en quelques mois, obtenir de l’uranium « militaire » enrichi à plus de 90%.

Benjamin Netanyahu veut  donc obtenir d’Obama la promesse ferme d’un engagement militaire américain contre l’Iran si les Ayatollah continuent leurs opérations d’enrichissement. Là, il faut rappeler que, selon les agences de renseignement américaines, les dirigeants iraniens n’ont pas décidé de passer au stade de fabrication de l’arme nucléaire. En fait, ils se donneraient la possibilité de s’engager dans cette voie, ultérieurement. C’est cette capacité que les dirigeants israéliens veulent empêcher à tout prix.

Shimon Pérès a donné le ton, hier devant les délégués d’AIPAC, le lobby pro-israélien, réunis à Washington : « L‘Iran est un régime diabolique, cruel, moralement corrompu. […]. La paix est toujours l’option que nous privilégions, mais si nous sommes obligés de combattre, croyez-moi : nous vaincrons ! […]  Le régime iranien est basé sur la destruction, c’est un affront à la dignité humaine. L’Iran est le centre, le mécène et le financier de la terreur dans le monde. L’Iran est un danger pour le monde entier, son ambition est de contrôler le Proche-Orient, il pourra ainsi contrôler le plus grande partie de l’économie mondiale. Il doit être stoppé et il sera stoppé »

Prenant la parole, Barack Obama lui a répondu : « On parle trop de guerre. Au cours des dernières semaines, de telles discussions n’ont servi que le régime iranien, en faisant grimper le prix du pétrole, dont il dépend pour financer son programme nucléaire. […] Je crois fermement qu’il y a encore la place pour la diplomatie, accompagnée d’une certaine pression,  pour résoudre cette crise. […] Mais, comme je l’ai déjà dit très clairement au cours de mon mandat, je n’hésiterai pas à utiliser la force pour protéger les Etats-Unis et leurs intérêts » Le président américain a répété qu’il fera « tout ce qui est nécessaire pour préserver l’avantage militaire israélien, parce qu’Israël doit toujours avoir la possibilité de se défendre seul contre toute menace ».

Au Canada où il était en visite officielle, Benjamin Netanyahou s’est félicité de ces prises de position. Va-t-il exiger, lors de son entretien à la Maison Blanche, un plan d’action précis contre l’Iran ? Jusqu’à présent, le Premier ministre israélien et Ehud Barak, le ministre de la Défense, ont toujours refusé de s’engager à avertir l’administration américaine de l’imminence d’une offensive israélienne en Iran.

Une telle initiative militaire parait exclue dans un avenir proche. D’abord parce qu’Obama veut laisser les sanctions internationales faire leur effet sur les dirigeants iraniens. Et puis, une nouvelle guerre au Moyen Orient serait malvenue en pleine campagne électorale aux Etats-Unis. Il demande donc à Netanyahu d’attendre… Dans l’état actuel des choses, les dirigeants israéliens n’ont pas d’autre choix vu l’impréparation de l’arrière israélien. 40% de la population d ‘Israël ne dispose pas de Kits de protection et l’usine qui produit les masques à gaz doit fermer ses portes au cours des prochaines semaines, faute de financement.

En attendant, le débat sur l’opportunité d’une guerre avec l’Iran vient d’être relancé. Vendredi dernier, trois jours avant la rencontre de Washington, le grand quotidien Yediot Aharonot a publié, sur huit pages, une interview d’Ouzi Arad peu favorable à Benjamin Netanyahu, dont il fut pendant quinze ans le principal – et fidèle- conseiller. Cet ancien analyste du Mossad devenu professeur de diplomatie et stratégie au centre universitaire de Herzliyya a été prié de quitter son poste de directeur du Conseil national de sécurité, en février 2011, après avoir été accusé d’être à l’origine d’une fuite. Il affirme avoir été victime d’une conspiration fomentée par certains hauts fonctionnaires de la présidence du conseil. Selon, Yediot Aharonot,  les avocats d’Arad affirment que cette affaire de fuites n’a été qu’un prétexte pour le limoger. Le Premier ministre lui aurait retiré sa confiance pour une autre raison : l’affaire du nucléaire iranien. Arad aurait présenté diverses options à Netanyahu ainsi que les conséquences éventuelles d’une frappe sur les installations iraniennes, définissant les dégâts qu’Israël  pourrait subir. Le chef du gouvernement n’aurait pas apprécié que ces analyses circulent sous forme de rapports écrits. Toujours d’après les avocats d’Arad, Netanyahu ne voulait pas que de tels documents puissent servir à une éventuelle commission d’enquête si elle devait voir le jour.

Visiblement, en s’exprimant ainsi, juste avant une rencontre cruciale à Washington, Arad a brulé tous les ponts avec son ancien patron et la présidence du conseil et, Yediot Aharonot a voulu poser la question du mode de prise de décision au sommet de l’état d’Israël avant, peut être une nouvelle guerre dans la région.

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Comment nous saurons qu’une frappe israélienne en Iran sera possible.

Matan Vilnaï était très en colère le 7 février 2012. Lors de la réunion de la sous commission parlementaire chargée de suivre les préparatifs de la défense passive, ministre chargé de ce dossier, il a tapé du poing sur la table en élevant la voix, accusant le ministère des finances et les députés présents d’un manque de sérieux. Il faut dire que le Trésor n’avait pas éprouvé le besoin d’envoyer à la Knesset un représentant de haut rang et seuls quelques parlementaires avaient éprouvé le besoin de venir discuter du sujet. Finalement, la séance a été levée. Zeev Bielsky, le président de la sous commission a expliqué qu’il fallait faire preuve de compréhension envers Vilnaï dont le ministère n’a pas les moyens de sa politique : 1700 000 israéliens ne disposent pas d’un abri ou d’une pièce étanche, surtout dans le centre du pays et la région de Haïfa. Des secteurs risquant, en temps de guerre d’être particulièrement ciblés par les missiles du Hezbollah, des Iraniens et du Hamas. Ce n’est pas tout, 40% des israéliens n’ont pas de kit ABC et, en raison d’un financement insuffisant, la chaine de production de masques à gaz devrait fermer dés le mois prochain. Les ouvriers de cette usine seront licenciés.

Micha Lindenstraus, le contrôleur de l’état lance, régulièrement, des avertissements. De nombreuses collectivités locales ne sont pas prêtes à affronter une telle situation de guerre et n’ont même pas les locaux pour entreposer le matériel. Ce vendredi, 10 février, c’est le commandement de l’arrière qui publie une étude d’une centaine de localités. Il ne fera pas bon vivre dans une trentaine d’entre elles en cas de conflit. Par exemple, Beit Shemesh près de Jérusalem, Rosh Pina en Galilée, Sderot près de Gaza, Yerouham dans le Néguev, pour ne pas parler des villes et villages arabes. Zeev Bielksy a déclaré au quotidien Maariv : « L’impréparation de l’arrière est criminelle. C’est tout simplement incroyable. On connait les chiffres… le fait qu’il n’y a pas assez d’abris, pas de kits de protection. En période d’urgence, nous nous retrouverons avec des millions de citoyens sans protection […] Tout le monde parle d’une opération en Iran et personne ne bouge le petit doigt face [par exemple] aux 5000 missiles qui menacent la région de Tel Aviv ?»

En 1991, et 2003 lors des guerres contre l’Irak, la défense passive israélienne avait mis plusieurs mois à préparer le pays. Distribution de kits pour la quasi totalité de la population, mise en place de pièces étanches etc. Ce ne fut pas le cas lors de la seconde guerre au Liban en 2006. Des milliers de roquettes et d’obus de mortier sont tombés sur le nord d’Israël faisant 43 morts et plus de 4000 blessés civils. La commission d’enquête qui a examiné les circonstances de ce conflit a durement critiqué le gouvernement pour n’avoir pas déployé les unités de la défense passive et mis en place l’état d’urgence, laissant aux collectivités locales le soin de gérer la crise.

Alors, question : Benjamin Netanyahu et Ehud Barak, le ministre de la défense peuvent-ils envisager aujourd’hui une frappe sur le nucléaire iranien tout en sachant que le pays n’est pas prêt à faire face à la riposte de Téhéran, du Hezbollah et du Hamas ? Oui, s’ils sont persuadés que les conséquences pour la population seraient minimes. Au cours d’une interview, Barak avait estimé le nombre de victimes israéliennes à, tout au plus, 500 morts… ! Logiquement, en parallèle cela signifierait plusieurs dizaines de milliers de blessés. En d’autres termes, ce serait une catastrophe.

Il y a donc fort à parier qu’avant toute escalade militaire face à l’Iran, les autorités prendront les mesures nécessaires pour équiper le public israélien avec l’ensemble des mesures de protection. Kits ABC, préparations des abris etc. Ce n’est toujours pas le cas actuellement. Lorsque le ministère des finances israéliens débloquera les budgets nécessaires, il faudra s’inquiéter.. A moins qu’à Téhéran ou à Jérusalem quelqu’un commette une catastrophique erreur de jugement…

Un détail : Matan Vilnaï, a quitté ses fonctions ministérielles et va occuper le poste d’ambassadeur d’Israël en Chine.

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Israël va-t-il intervenir contre le nucléaire iranien ?

La scène a de quoi intriguer. Vendredi dernier, 16 décembre, Ehud Barak, le ministre israélien de la défense, effectue une visite impromptue aux Etats-Unis pour rencontrer le président des Etats-Unis, non pas à la Maison Blanche, mais, pendant une demi heure, derrière l’estrade du Gaylord Hotel à National Harbor dans le Maryland où Barack Obama devait prononcer un discours devant les 5400 membres du Judaïsme réformé. De quoi ont-ils pu parler ? Quelle information ne pouvait pas être transmise par un télégramme chiffré ou une ligne de téléphone cryptée ? Pourquoi une telle urgence et un tel secret ? Ehud Barak est-il venu recevoir une réponse d’Obama? Un mot vient à l’esprit : Iran. Là, Amir Oren, le spécialiste des affaires militaires du quotidien Haaretz explique : « Il peut y avoir trois raisons à une rencontre entre un ministre israélien de la défense et un président américain. Transmettre au chef de l’exécutif une information militaire ou diplomatique. Tenter de convaincre le président de changer sa politique, ou, tenter de savoir s’il y a une  possibilité de le convaincre d’effectuer une certaine opération. » Oren poursuit. «  Si Barak espérait convaincre Obama d’accepter une attaque contre l’Iran au cours des prochains mois, il n’y a aucun signe indiquant qu’il a réussi ».  En tout cas, le ministre est revenu du Maryland particulièrement élogieux envers l’administration américaine. Au cours d’une cérémonie à l’occasion de la fête de Hannouca, le 20 décembre, il a remercié les Etats-Unis qui « plus qu’auparavant,  sont aux côtés d’Israël en terme de sécurité, alors que les deux pays sont d’accord pour que tout soit fait afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Actuellement la parole est à la diplomatie, on verra après..»

La rencontre Obama-Barack, le 16 décembre dans le Maryland(Photo : Pete Souza. Maison Blanche)

Israël peut-il lancer une frappe sur le nucléaire iranien sans obtenir le feu vert des Américains ? En tout cas, Benjamin Netanyahu ont, à plusieurs reprises refusé d’avertir Washington de l’imminence d’une telle opération et les responsables de l’administration Obama multiplient les avertissements. Le dernier en date, Leon Panetta, le secrétaire à la défense. Le 2 décembre, lors d’une conférence du centre Saban à Washington, il a répété qu’une intervention militaire contre les installations nucléaires iraniennes ne devait être que le tout dernier recours. De toutes manières a-t-il dit, cela ne servirait pas à grand-chose : « Dans le meilleur des cas, des frappes aériennes retarderaient le programme nucléaire iranien d’un an, peut-être deux. Cela dépend de la capacité à frapper vraiment les cibles qui sont visées. Franchement, certains de ces cibles sont très difficiles à atteindre » Et puis : « Cela ne ferait que profiter au régime actuellement déséquilibré et en décalage par rapport aux soulèvements populaires dans la région. » Et, toujours selon Panetta, cela aurait des conséquences désastreuses pour les économies européennes et américaines en engendrant un cycle de violence incontrôlable au proche Orient.

Un avertissement clair et net auquel Benjamin Netanyahu a répondu indirectement quatre jours plus tard. Prenant la parole, lors de la cérémonie annuelle à la mémoire de David Ben Gourion, à Sde Boker, dans le Neguev, s’identifiant au fondateur de l’état, il a évoqué les décisions fondamentales qu’un dirigeant doit prendre : « Je veux croire que nous agirons toujours avec responsabilité, courage et détermination pour prendre les bonnes décisions, qui assureront notre avenir et notre sécurité » Et de rappeler que Ben Gourion  a eu la volonté de « prendre les décisions difficiles, nécessaires afin d’assurer la sécurité et l’avenir d’Israël »… Car il a proclamé l’indépendance d’Israël en dépit des énormes pressions qu’il subissait de l’intérieur et de l’extérieur  pour ne pas le faire. L’actuel Premier ministre résistera t-il à toutes les pressions pour donner l’ordre de déclencher la grande opération en Iran ? Il est persuadé que sa mission historique est d’éliminer « la menace existentielle» que constitue le nucléaire iranien.

B. Netanyahu à  Sde Boker le 4 novembre

Pour l’heure, il se heurte à l’opposition de la quasi-totalité des anciens chefs de l’armée et des divers services de sécurité. A leur tête, Meir Dagan, l’ancien patron du Mossad pour qui une frappe israélienne en Iran « serait une idiotie et déboucherait sur une guerre régionale ». A ses côtés, l’ancien chef d’état major, le général Amnon Lipkin Shahak, Youval Diskin ex N°1 du Shin Beth, et le général Ouri Saguy qui a commandé les renseignements militaires. D’après ce que l’on sait, les chefs actuels de l’armée et des divers services sont du même avis mais obéiront à l’ordre s’il vient du cabinet de sécurité où, actuellement, les avis sont partagés. Certains commentateurs israéliens rappellent qu’en 1981 la décision de bombarder Osirak, le réacteur nucléaire irakien, avait été prise par Menahem Begin, sans consulter le gouvernement… En l’occurrence, expliquent ces mêmes experts, une guerre en Iran ne devrait pas avoir lieu avant le mois d’avril prochain. En effet, d’ici là, le ciel est, dans cette partie du monde, trop couvert ce qui gênerait les frappes aériennes. Reste à savoir où en sont les Iraniens. Selon la dernière déclaration de Panetta, le 20 décembre : « Téhéran pourrait développer une arme nucléaire d’ici un an. Moins s’ils ont un centre secret d’enrichissement d’uranium ». Le Pentagone s’est empressé de publier une mise au point. Pour l’instant aucun centre de ce genre n’a été détecté en Iran.

Exercice de défense passive en Israël.

En attendant, et à tout hasard, la défense passive renforce ses préparatifs en Israël. Les exercices, essais de sirènes, mise en alerte de services de secours, d’hôpitaux etc. semblent s’accélérer. La presse et diverses personnalités ont évoqué l’éventualité de ripostes iraniennes. Il y aurait, selon certaines estimations, des dizaines de milliers de victimes israéliennes. Pas du tout, a répondu Ehoud Barak, il y aurait tout au plus 500 morts…

Charles Enderlin

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