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Par le feu et par le sang. Albin Michel













 



Le Mot de l’éditeur : Par le feu et par le sang

Ce récit vivant, haletant, raconte l’histoire du combat des militants sionistes de Palestine en vue de la création d’un Etat indépendant, depuis les années 1930 jusqu’à la fondation d’Israël en 1948. Il est fondé sur une enquête de l’auteur auprès des derniers témoins de cette aventure, des sources indiscutables et de nombreux documents inédits.
Trois acteurs principaux : l’Angleterre, qui exerce un mandat sur la région depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les Arabes (c’est ainsi que l’on nomme les habitants palestiniens) et les Palestiniens (c’est sous ce nom-là que l’on désigne alors les Juifs de Palestine…).
La lutte sera sauvage. En vertu de la Déclaration Balfour, prévoyant la fondation d’un Foyer national juif sous le mandat britannique, les militants sionistes poussent leur avantage dans la région, suscitant la révolte des Arabes. Plus tard, lorsqu’éclate la Deuxième Guerre mondiale, l’Irgoun (la principale organisation nationaliste juive) se scinde en deux. La majorité rejoint les Alliés dans le combat contre l’Axe, une minorité poursuit la lutte antibritannique et recherche l’entente avec le Reich. A partir de 1944, toutes les organisations paramilitaires juives (Haganah, Stern, Irgoun) participent à l’action armée contre les Arabes et l’occupant anglais. C’est évidemment le cœur du récit. Attaques contre les postes de police et les bases militaires britanniques, multiplication des attentats, destruction de l’hôtel King David, massacres et explusions en tous genres… : l’Etat d’Israël sera fondé par le feu et par le sang.
On a un peu oublié que nombre de leaders politiques israéliens furent des terroristes dans leur jeunesse (Menahem Begin, Yitzhak Shamir, etc.). Ce livre raconte aussi leur histoire.

 

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Les commentaires de Nicolas Sarkozy et de Bertrand Delanoë

Le Chef de Cabinet du Président de la République m’a envoyé une missive dont voici un extrait : « Monsieur Nicolas SARKOZY m’a chargé de vous remercier vivement de votre envoi. ( Je lui avais envoyé « Par le feu et par le sang ») Il tient à vous assurer, également, de l’attention avec laquelle il a pris connaissance de votre remarquable travail, appuyé sur une documentation de premier ordre, et dont vous avez su faire un récit passionnant qui se lit avec un intérêt soutenu. »…

Le Maire de Paris, Bertrand DELANOË, lui, m’a écrit : « C’est toujours avec le même plaisir et la même curiosité intellectuelle que j’ai pris connaissance de votre travail dont le caractère minutieux et la richesse de la documentation contribuent à en faire un témoignage historique de grande valeur.

En cette année du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, le lecteur se plonge avec un intérêt continu dans votre récit, partageant ainsi votre passion pour la Région et votre érudition qui offre un éclairage utile sur ces années qui ont mené vers l’Indépendance d’Israël.»

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La critique du monde 28.3.08

Cela a duré douze ans. Depuis la révolte arabe de 1936 jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948. Douze années ponctuées de hold-up, d’assassinats, d’exécutions sommaires, d’attentats, de tueries d’innocents, de vengeances. Douze années d’un combat clandestin pour conquérir un territoire d’abord contre  » l’occupant  » britannique puis contre le peuple qui y vivait : les Palestiniens. En 1936, note Charles Enderlin,  » la population arabe compte 960 000 musulmans et 400 000 juifs « .

En 1920, lorsque le mandat britannique est instauré sur la Palestine après la chute de l’Empire ottoman, les juifs n’étaient alors que 55 000 pour 560 000 musulmans. Au fil des ans, le rêve sioniste va prendre forme et se transformer en une lutte violente et sanglante pour aboutir à la partition de la Palestine décidée par l’ONU, le 29 novembre 1947. Israël a aujourd’hui 60 ans, et la Palestine est encore un Etat en devenir toujours promis, jamais réalisé.

C’est cette naissance  » par le feu et par le sang  » que le correspondant de France 2 en Israël a choisi, cette fois, de raconter après avoir consacré trois autres ouvrages à cette quête impossible de l’indépendance de la Palestine à travers un processus de négociations toujours recommencé et jamais abouti.

 » On n’offre pas d’Etat à un peuple sur un plateau d’argent « , avait dit Chaïm Weizmann, qui fut le premier président de l’Etat d’Israël. De fait, il apparaît très vite aux membres du Yishouv, la communauté juive de Palestine, et à tous ceux qui viennent la rejoindre que les bombes et les armes sont les seuls moyens pour faire triompher les théories de Theodor Herzl, qui, avec la montée du nazisme en Allemagne puis la deuxième guerre mondiale, prennent, plus que jamais, les allures d’une nécessité pour le peuple juif.

Ceux qui pour les Britanniques apparaissent au départ comme des  » gangsters  » deviennent des militants combattants animés par une cause pour laquelle il ne faut renoncer à aucun moyen. La lecture de cet ouvrage est, à cet égard, édifiante sur les moyens utilisés par toutes ces organisations qui ont pour nom Bétar, Irgoun, Haganah, groupe Stern, Palmach, qui, avec des stratégies différentes, des rivalités féroces, des méthodes plus ou moins radicales, sont résolues à chasser l’occupant.

Charles Enderlin n’a pas fait l’addition du nombre de victimes dans un camp comme dans l’autre, mais le bilan des attentats et des actions armées est impressionnant. Victimes civiles, militaires, mais également de personnalités comme le comte Bernadotte, le médiateur de l’ONU, ou encore l’assassinat de Lord Moyne au Caire. Le terrorisme n’a pas de frontières. L’un des tueurs explique lors de son procès que  » la loi doit se fonder sur la justice. Si ce n’est pas le cas, il n’y a aucune raison de la respecter. Il n’y avait pas d’autres moyens de faire respecter nos droits spoliés « .

Le plus étonnant dans cette saga où tous les coups semblent permis est l’apparition de tous les noms qui, par la suite, ont continué à faire l’histoire d’Israël. Que ce soit Moshe Dayan ou encore Menahem Begin, commandant de l’Irgoun, et Itzhak Shamir, chef des opérations du groupe Stern, ou enfin Itzahk Rabin, officier de la Haganah, l’ancêtre de Tsahal. Trois d’entre eux sont devenus premier ministre.

Le plus célèbre des attentats reste celui de l’Hôtel King David, le 22 juillet 1946, qui fit 91 morts. Aujourd’hui, cette lutte sans merci pour la conquête d’une indépendance prend une résonance particulière lorsqu’on la compare avec celle du peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits et de son Etat. Terroriste pour les uns, combattant de la liberté pour les autres, l’adage n’a jamais été aussi bien approprié. C’est tout le mérite de cette enquête de nous remettre en mémoire un passé pourtant pas si éloigné.

Michel Bôle-Richard

Par le feu et par le sang,

de Charles Enderlin,

Albin Michel, 362 pages, 20,90 ¤

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L’Express Livres

http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=13666/idR=5/idG=8

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La critique du Point

Spécial Israël – Une naissance « par le feu et par le sang »

Depuis 1920, les juifs se battent pour fonder leur Etat. Au lendemain de sa création, le 15 mai 1948, la première guerre israélo-arabe débute.

François Malye

Un coup de poignard dans le flanc du Proche-Orient. Ce 14 mai 1948 à 16 heures, à la tribune d’une salle surchauffée du musée de Tel-Aviv, David Ben Gourion proclame l’indépendance d’Israël. On danse et on chante dans les rues de la ville, mais le premier Premier ministre du tout nouvel Etat sait que, dès le lendemain, les pays arabes voisins lanceront leurs armées à l’assaut pour l’écraser. Dans quelques heures, les Britanniques, qui administraient la Palestine depuis trois décennies, seront partis avec armes et bagages, laissant Israël livré à lui-même. Mais les juifs ne peuvent plus attendre. Cinquante ans déjà se sont écoulés entre le congrès de Bâle, en 1897, où Theodor Herzl a théorisé l’ « Etat des juifs », et la résolution du 29 novembre 1947 de l’Onu préconisant le partage de la Palestine. Trente ans ont passé depuis la déclaration de James Balfour, secrétaire au Foreign Office, le 2 novembre 1917, se déclarant favorable à « la création d’un foyer national pour le peuple juif ».

 

En réalité, depuis 1920, ils n’ont pas cessé de se battre pour voir ce rêve se concrétiser : contre les Arabes, puis contre les Anglais, puissance mandataire impitoyable, enfin depuis le vote de l’Onu, à nouveau contre les Arabes palestiniens, dans une terrible guerre civile. David Ben Gourion, qui négocie depuis 1942 l’achat de matériel à l’étranger afin d’équiper l’armée juive, sait qu’Israël ne prendra sa place dans ce Proche-Orient tumultueux que « par le feu et par le sang ». C’est le titre du dernier et passionnant ouvrage de Charles Enderlin, chef du bureau de France 2 à Jérusalem (1), qui retrace la genèse de l’Etat hébreu et ces premières années de combats clandestins. Fourmillant d’anecdotes et de révélations, il rappelle ce que fut la longue marche, souvent semée d’atrocités, des juifs pour conquérir leur patrie.

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale et de la défaite de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, la Palestine passe sous mandat britannique. 560 000 musulmans et 55 000 juifs y cohabitent alors. Le rejet de la déclaration Balfour par le Congrès arabe national palestinien enclenche le premier cycle des violences entre juifs et Arabes palestiniens. Rapidement, les Britanniques freinent l’afflux de réfugiés juifs, estimant que « la Palestine n’a pas la capacité d’absorber un nombre important d’immigrants » et que « les Arabes ont été graduellement dépouillés de leurs terres par les achats du Fonds national juif » . L’Agence juive a vu le jour en 1929 et, à l’aide de fonds internationaux, elle facilite l’acquisition de terres et le départ des juifs d’Europe, de plus en plus frappés par l’antisémitisme. La position intransigeante des Britanniques s’explique par leur volonté de ne pas s’attirer l’hostilité des pays arabes et par d’évidents motifs économiques comme l’approvisionnement en pétrole. En 1939, après quatre années de révolte arabe, le livre blanc des autorités britanniques limite à 75 000 le nombre des nouveaux arrivants.

Du côté de l’Agence juive, les scissions se font rapidement jour. Opposé à l’attitude conciliante de la Haganah, son bras armé, qui se cantonne à l’autodéfense, deux groupes radicaux se constituent, l’Irgoun, puis le groupe Stern, du nom de son fondateur, Avraham Stern. Il deviendra, après l’assassinat de Stern par les Britanniques, le Lehi. Les deux chefs les plus emblématiques de ces groupes terroristes qui multiplieront les actions contre les Arabes puis les Britanniques se nomment Menahem Begin et Yitzhak Shamir. Tous deux, quelques décennies plus tard, seront Premiers ministres d’Israël, Menahem Begin obtenant même le prix Nobel de la paix avec Anouar el-Sadate en 1978, à la suite des accords de Camp David, qui consacrent la paix définitive entre l’Egypte et Israël.

« Nous aiderons les Britanniques dans la guerre comme s’il n’y avait pas de livre blanc et nous lutterons contre le livre blanc comme s’il n’y avait pas la guerre », déclare Ben Gourion dès le début du second conflit mondial. La communauté juive se range aux côtés des démocraties en guerre contre le fascisme, proposant même de créer une brigade juive au sein des forces alliées, offre qui ne sera acceptée qu’en 1944. Mais des milliers de juifs s’engagent ou se battent avec les armées alliées. C’est dans une action commando lancée le 7 juin 1941 par les Anglais contre les troupes françaises de Vichy au Liban que le jeune Moshe Dayan perd son oeil. A Bir Hakeim, en juin 1942, le général Koenig rend hommage aux survivants de la compagnie juive du major Félix Liebmann. Il plante sur sa Jeep leur drapeau blanc frappé de l’étoile de David et ordonne à ses troupes de lui rendre les honneurs. Tous ces combattants seront le fer de lance de l’armée qui, en 1948, va livrer la première guerre israélo-arabe.

 

Les organisations juives les plus radicales ont d’autres projets : devant les premiers succès de l’Allemagne, Avraham Stern envisage d’y créer un Etat juif fasciste. Comme le révèle Charles Enderlin, il va jusqu’à prendre des contacts avec l’Italie de Mussolini et même des envoyés du Reich ! L’affaire ne dure que le temps d’une rencontre car, déjà, les Alliés volent de victoire en victoire. Mais, même durant ces années où l’on extermine les juifs d’Europe, les Britanniques restent inflexibles, arraisonnant de nombreux bateaux chargés de réfugiés qu’ils parquent dans des camps à leur arrivée en Palestine, quand ils ne les déportent pas vers l’île Maurice. Pas question pour eux de créer un Etat juif susceptible de faire sauter la poudrière du Proche-Orient. En 1942, le secrétaire d’Etat aux Colonies propose ainsi à Ben Gourion de créer le futur Etat juif en… Prusse-Orientale. Ernest Bevin, secrétaire aux Affaires étrangères britannique, déclare en 1945 que « les juifs seraient bien employés à la reconstruction de la Pologne et de l’Allemagne ». Quant au représentant britannique à la commission des Nations unies, il suggère à l’Union soviétique en 1946 d’accueillir les réfugiés dans sa République autonome juive, le Birobidjan. A la fin de la guerre, les portes de la Palestine restent obstinément fermées aux survivants de la Shoah.

C’est l’Amérique de Truman qui va changer la donne. Earl Harrison, son envoyé dans les camps où sont réfugiés ceux qui ont survécu à l’Holocauste, fait ce constat : « Nous donnons l’impression de traiter les juifs de la même manière que les nazis, l’extermination en moins. » En Palestine, les actions terroristes contre l’occupant britannique se multiplient. Le 22 juillet 1946, l’Irgoun fait sauter l’hôtel King David où sont abrités les bureaux de l’administration britannique, faisant 91 morts. Dès lors, c’est une guerre sans pitié que se livrent juifs et Britanniques, ceux-ci persistant à arraisonner les bateaux d’immigrants qui déferlent sur les côtes de Palestine. Mais c’est avec l’affaire de l’« Exodus », parti en juillet 1947 de Sète avec la bénédiction d’autorités françaises prosionistes, et qui transporte 4 554 anciens déportés, hommes, femmes et enfants, que les Britanniques vont perdre la partie.

Une fois le bateau arraisonné, ses occupants sont débarqués à coups de matraque et à l’aide de lances à incendie, puis enfermés dans des bateaux-prisons. Enfin, ils sont ramenés vers Port-de-Bouc, où les réfugiés refusent l’asile de la France. Leurs navires prennent alors la route de Hambourg, où ils sont internés dans un camp que gardent des policiers allemands aux côtés de militaires britanniques. L’image fait le tour du monde et, trois mois plus tard, à l’Onu, 33 pays se prononcent pour la résolution 181, qui entérine le partage de la Palestine.

C’est aussitôt l’explosion. Durant les six mois qui vont suivre, la guerre civile entre juifs et Arabes embrase la Palestine. Parmi les dizaines de villages attaqués de part et d’autre, un nom demeure, celui de Deir Yassin, attaqué le 9 avril 1948 par les troupes de l’Irgoun et de Stern. Devant la résistance des Arabes, les Israéliens plastiquent les maisons, tuant femmes et enfants. 25 combattants sont exécutés dans une carrière. Une centaine de morts au total, dont s’empare la propagande arabe. Le massacre provoque la panique des Palestiniens et le début de leur drame, la Nakba (la Catastrophe). 700 000 d’entre eux fuient ou sont chassés de la région : leur longue errance vient de commencer.

Armées arabes humiliées. Quelques heures après avoir prononcé son discours de Tel-Aviv, Ben Gourion fait le compte des forces armées israéliennes : 30 000 hommes, principalement équipés d’armes venant de Tchécoslovaquie, mais dont les effectifs vont tripler au fil des mois, renforcés par le flot des réfugiés, des détenus des camps chypriotes et les 4 000 volontaires étrangers du Machal venus du monde entier (voir article ci-contre) . Face à eux, les armées de cinq pays, l’Egypte, la Syrie, la Transjordanie, l’Irak et le Liban. Mal coordonnées, la plupart des armées arabes-hormis les Jordaniens-n’ont pas une grande expérience du combat. La guerre va durer huit mois, entrecoupée de courtes trêves. Le monde entier ne donne guère de chances à l’armée israélienne et, pourtant, elle va repousser les assaillants, ouvrir une route vers Jérusalem, étriller les troupes de l’armée d’opérette du roi Farouk et pénétrer dans le Sinaï. Entre-temps, Ben Gourion a mis fin à la dissidence de l’Irgoun et du Lehi en les sommant, après leurs dernières actions terroristes, d’intégrer sans conditions Tsahal, la nouvelle armée d’Israël : le 22 juin, il n’hésite pas à faire tirer, au large de Kfar Vitkin, sur l’« Altalena », un cargo chargé d’armes parti de France et que l’Irgoun s’apprête à réceptionner.

Pour les armées arabes, c’est l’humiliation. Encerclé avec ses hommes dans la poche de Falouja, un jeune officier, Gamal Abdel Nasser, rumine la défaite. De janvier à avril 1949, les accords de Rhodes mettent fin à la première guerre israélo-arabe. Pour Israël, ce sera la plus meurtrière avec 6 000 morts, dont 2 000 civils. Il y en aura 15 000 du côté arabe. Et elle ne sera que la première d’une longue série. « Les millions de morts de la Shoah en Europe, les milliers de victimes arabes ou juives des guerres israélo-arabes ont inondé de sang la naissance et la reconnaissance de l’Etat d’Israël. » Grands vaincus de la naissance du nouvel Etat, les Palestiniens, qui, soixante ans après, cherchent encore à conquérir le leur.

1. « Par le feu et par le sang », de Charles Enderlin (Albin Michel).

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