Archives de catégorie : Un enfant est mort. Netzarim. 30 septembre 2000

Attaquer au portefeuille

 

Philippe Karsenty très occupé à promouvoir la thèse de la mise en scène de la mort de Mohammed Al-Dura n’a peut être pas le temps de s’intéresser à l’histoire du Sionisme. Cela lui éviterait des déclarations malheureuses. En effet, le 6 octobre, sur Radio Chalom Canada il a révélé que mon livre était téléchargeable gratuitement sur Internet (c’est du piratage !) et, conseillé à ses auditeurs : « c’est inutile de l’acheter, puisqu’il est en ligne. Les emails vont bientôt circuler, et il est en ligne gratuitement. Donc c’est une très bonne nouvelle, puisque ça fait que vous pouvez avoir accès à sa propagande sans avoir à payer et à donner d’argent ».  Plus loin.. Il m’accuse de servir la propagande française (??!!) et ajoute : « son idéologie épouse son portefeuille. C’est pour ça que je trouve assez amusant de l’attaquer au portefeuille en diffusant son livre gratuitement. »

 Une petite phrase qui ressemble à une autre du  général Evelyn Barker, le commandant en chef britannique en Palestine, et qui est restée dans annales. Il avait interdit, le 26 juillet 1946, à ses militaires de pénétrer dans un local appartenant à un Juif afin de : « frapper les Juifs de la manière que cette race déteste le plus, en les frappant à la poche et en leur montrant notre dédain » Le Yeshouv, la communauté juive de Palestine, considérait Barker comme un antisémite..

  Si Philippe Karsenty devait décider de quitter brièvement qu’à Mohammed Al-Dura, il pourrait lire cet épisode dans mon histoire du combat pour l’indépendance d’Israël : « Par le feu et par le sang » publié chez Albin Michel.

    Toujours sur radio Chalom Canada, Philippe Karsenty, le protégé du CRIF, a comparé mon livre à l’œuvre d’Hitler : « Les gens qui n’avaient pas lu Mein Kampf ne savaient pas ce qu’il y avait dedans. Je crois qu’il faut lire ; je ne dis pas que le livre d’Enderlin, c’est Mein Kampf, bien évidemment, mais je dis, c’est véritablement la propagande anti-israélienne qui conduit à l’antisémitisme, que l’on retrouve partout dans les médias français et dans les médias occidentaux depuis tant d’années et je crois que c’est très important d’en prendre connaissance »

 

Mein Kampf ! Attaquer Enderlin au portefeuille ! Cela se passe de commentaire.

PS : La version téléchargeable de mon livre que conseille PK n’est pas celle qui a été publiée…

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Réponse à l’article d’Eric Conan dans Marianne

Selon Conan je suis responsable de la campagne contre moi..

Cette semaine dans Marianne, Éric Conan explique pourquoi il n’aime pas mon livre. C’est, selon lui, un inventaire exhaustif des nombreuses rumeurs dont j’aurais été la victime. Mais surtout, il « espérait qu’en consacrant un livre à l’affaire je reconnaîtrai un petit péché d’orgueil ». Lequel ? Celui de n’avoir pas admis « quelques erreurs factuelles, quelques maladresses ». Une phrase reprise d’un article publié par Arlette Chabot, la directrice de l’information de France 2, dont voici la citation exacte : « Sans doute y a-t-il eu quelques erreurs factuelles, quelques maladresses : Charles n’était pas sur place et son cameraman palestinien […] ne comprenait pas toujours les questions qu’on lui posait. » Effectivement, et je le raconte dans mon livre, Talal Abou Rahmeh a répondu avec maladresse à certaines questions de journalistes. Les adeptes de la théorie du complot ont repris et utilisé certaines de ses réponses et insisté sur le fait que je n’étais pas sur place.

Visiblement, Éric Conan n’accepte pas les explications d’Alanic sur la responsabilité collective d’une équipe de télévision. Il rappelle que je n’étais pas sur place et revient sur la version de l’armée israélienne selon laquelle il était impossible de déterminer l’origine des tirs; il cite Arlette Chabot estimant qu’on ne sait pas, on ne saura jamais, d’où venaient les balles. Pour cela, il faudrait obtenir les témoignages de tous les militaires israéliens qui se trouvaient dans la position, les images filmées par les drones et le contenu des transmissions. Mais, l’armée israélienne ne veut pas d’une telle enquête en bonne et due forme. Un fait fondamental que Conan prend garde de ne pas souligner. Il se contente de rappeler que Tsahal « affirmera l’impossibilité de déterminer l’origine des tirs ». En fonction de quoi ? Le général commandant le secteur a parlé de « flashs de balles venues de l’arrière » visibles sur la vidéo… Ce qui est impossible. Une caméra de reportage ne peut pas filmer des balles en vol. Détail, Eric Conan n’a jamais appelé Arlette Chabot pour lui demander la nature des maladresses que -selon lui- elle m’attribue. Déontologiquement, je lui suggère de se renseigner. .

Quant à la crédibilité du reportage et de ma phrase : « Les tirs venaient de la position israélienne ». Imaginons la situation suivante : Éric Conan se trouve sous le feu au milieu du carrefour de Netzarim, à la place de Talal et me dit : « L’enfant est mort, les tirs étaient israéliens ! » Eh bien, je ne l’aurais pas diffusé ! Non pas que je doute de la crédibilité de cet estimable journaliste, mais il n’était pas cameraman accrédité France 2. Et puis, je n’avais jamais travaillé avec lui et ne savais pas s’il était capable de epérer l’origine et la nature de tirs. En compagnie de Talal, j’ai couvert depuis 1988, des dizaines et des dizaines d’accrochages entre l’armée israélienne et des Palestiniens. À plus d’une reprise, nous nous sommes trouvés ensemble sous le feu. Son témoignage est des plus crédibles, confirmé d’ailleurs par les autres cameramen sur place, accrédités par les grandes agences de presse et des chaînes internationales. Selon eux, il n’y avait pas de tirs palestiniens venus de la direction de la position israélienne

Conan m’accuse de publier deux informations fausses : il aurait préparé un article sur l’affaire Al-Dura qu’un hebdomadaire aurait refusé de publier. Voici ce que l’on peut lire dans mon livre, page 101 : « Le 11 février (2005) Jean-Claude Allanic, le médiateur de l’information de France 2, m’avertit qu’il a reçu Éric Conan, un journaliste de L’Express. L’hebdomadaire prépare un article sur l’affaire [Al-Dura]. Mon confrère estime qu’il faut dénoncer ma non-présence sur les lieux du tournage. Le médiateur lui a pourtant expliqué qu’un reportage TV est un travail d’équipe – à l’étranger comme en France et que chacun, le cameraman, le preneur de son, voire le monteur, participe à l’enquête sous la responsabilité du journaliste en titre, qui ne saurait être partout à la fois… […] L’Express ne publiera pas le papier de Conan. » Je cite en l’occurrence le témoignage écrit que Jean-Claude Alanic m’avait fait parvenir le jour même, assez scandalisé par la démarche de notre confrère de L’Express. Éric Conan dément donc. Cela va surprendre les journalistes de L’Express qui, à l’époque, nous avaient qu’un article était bien en préparation. Ils étaient montés au créneau pour l’empêcher considérant que l’hebdomadaire faisait erreur. Je suppose qu’Éric Conan les connaît.

 

 

 

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Le Directorat national de l’information et le complot…

 

Philippe Karsenty doit être profondément déçu. En l’absence d’éléments nouveaux et de preuves concrètes, il doit régulièrement faire valider sa théorie de la mise en scène de la mort de l’enfant Mohammed Al-Dura par des personnalités. C’est la troisième étape du modèle de la théorie du complot développé par le chercheur britannique David Aaronovitch : « Des personnages de premier plan apportent leur caution à la découverte de la vérité ».  Dans mon livre, page 109- 111. Depuis de longs mois, P. Karsenty cherchait donc à obtenir une déclaration officielle israélienne, voire de Benjamin Netanyahu en personne, mais tout ce qu’il a obtenu c’est un communiqué du « Directorat national de l’information » auprès de la Présidence du conseil à Jérusalem.  Le voici avec mes observations et les références à mon livre :

1        Les conclusions dans l’affaire Mohammed Al Dura, et notamment le reportage de la chaine allemande ARD, éveillent des doutes sur le bien-fondé  des affirmations de la chaine française FRANCE 2, telles qu’elles ont été diffusées le 30 septembre 2000, et selon lesquelles l’enfant aurait été touché par des tirs en provenance du poste de l’armée israélienne au carrefour  de Netsarim, visant l’enfant et son père Jamal. 

 Commentaire : L’auteur du texte se garde bien de mentionner les  films qui contredisent les deux reportages à charge de l’ARD. Par exemple celui d’Amedeo Ricucci de la Rai, « Guerre Mensonges et Télé » (Pages 191-194 de mon livre). Les deux documentaires d’Esther Schapira sont analysés dans mon livre, pages 51-54, et pages 181-183.

 2  Il est à signaler que depuis l’incident, des méthodes ont été révélées par lesquelles les palestiniens ont créé et mis en scène des événements médiatiques au service de leur propagande;  d’ailleurs, le journaliste à l’origine du reportage Al Dura avait admis dans un documentaire être au courant de ces pratiques palestiniennes. On se rappelle tout particulièrement la campagne d’horreur qui prétendait attribuer à Israël un « massacre » a Jenin, qui n’a jamais eu lieu, ainsi que de l’épisode ou un « mort » était tombé du brancard et avait commencé à marcher. Au vu de ces cas, on est en droit de  s’attendre à ce que les médias vérifient minutieusement de tels reportages, et qu’ils évitent de publier des allégations non vérifiées. Il faut souligner, à ce sujet, que pendant des années, l’affaire Al Dura a servi de prétexte a certains pour inciter à  la haine, à l’antisémitisme et à la violence contre des israéliens.

 
Commentaire : France 2 n’a jamais participé à la campagne d’horreur sur un prétendu « massacre à Jenine » en avril 2002. Au contraire grâce à la présence de l’équipe d’Agnès Varhamian seule journaliste présente à quelques centaines de mètres du camp de réfugié, nous avons diffusé des reportages décrivant la réalité. Je les avais présentés à une conférence de l’Institut d’études stratégiques de Tel Aviv, montrant notamment des femmes palestiniennes racontant devant la caméra que les soldats israéliens leur avaient demandé de partir « car ils n’avaient rien contre les civils ». S’il n’y a pas eu de « massacre », cinquante deux palestiniens et vingt-trois soldats israéliens ont trouvé la mort au cours des combats. Le « Directorat » mentionne l’épisode « du mort tombé du brancard » Il s’agit d’images prises depuis un drone et diffusées par l’armée israélienne le 5 mai  2002. En fait il est impossible d’en vérifier la véracité. Nous ne savons pas s’il s’agit de fausses obsèques ou si le « mort » palestinien joue la comédie pour échapper aux militaires israéliens. Il n’y avait pas à proximité, au sol, de caméra de télévision.. Pages 109 et 110

 3        Quoi qu’il en soit, il est clair à présent, qu’il était faux de faire endosser la responsabilité dans l’affaire Mohammed Al Dura à Tsahal et à l’Etat d’Israël. Les éléments révélés réfutent les assertions qui avaient alors été émises à l’encontre des israéliens, et que les médias internationaux, FRANCE 2 en tête, n’avaient jamais soumises à examen approfondi en leur temps. Il est toujours avéré que, malgré la présence sur place de dizaines de photographes, aucune preuve supplémentaire, filmée ou autre, n’a jamais été fournie sur le tir israélien supposé vers Jamal et Mohammed Al Dura. Les circonstances même de ce tir (la distance, l’angle, les indices sur le terrain) démontrent qu’il ne pouvait pas provenir du poste israélien.

 Commentaire : L’armée israélienne n’a JAMAIS demandé à France 2, de participer à une enquête quelconque. Nous l’aurions accepté à condition qu’elle se déroule selon les critères internationaux d’indépendance et de sérieux et avec un suivi juridique, voire judiciaire. Le 5 décembre 2000, j’avais écrit au porte-parole de l’armée, le général Ron Kitrey afin de lui rappeler que nous sommes disposés à étudier toute demande en ce sens. Nous n’avons jamais reçu de réponse. Toutes nos demandes de tournage dans la position israélienne et/ou d’interviews des soldats présents n’ont pas obtenu de réponses.

 4        Comme on s’en souvient, l’incident avait fait l’objet d’une enquête scrupuleuse par Tsahal. L’enquête, comprenant des tests de lignes de feu, des expertises balistiques, l’analyse de la documentation de l’incident etc., avait constaté l’impossibilité de démontrer de manière claire et nette l’identité de la personne qui aurait atteint le jeune garçon. A ce moment la déjà, la thèse d’un tir de Tsahal avait été sérieusement mise en doute. Une forte probabilité a plutôt été évoquée, selon laquelle il aurait été en fait atteint par le feu nourri des Palestiniens, émanant au même moment à partir de plusieurs sources, dont certaines étaient proches de l’endroit où se tenaient le jeune garçon et son père.  

Commentaire : Ce dernier paragraphe du communiqué du  « Directorat » est révélateur. Il reprend mot à mot la conclusion de Yom Tov Samia, le général responsable du secteur, lors d’une conférence de presse le 27 novembre 2000… et que j’avais scrupuleusement diffusée dans le 20h de France2, le soir même. Dans mon livre – pages 32-37- j’analyse cette curieuse enquête. Le général avait parlé de flashs de balles venues de l’arrière et visibles selon lui sur la vidéo ce qui est évidemment impossible. Une caméra de reportage tournant à 24 images par seconde ne peut pas filmer des balles en vol. Pour cela il aurait fallu une caméra scientifique fonctionnant à plus de 1000 images par seconde. Il faut aussi regarder le plan du carrefour de Netzarim diffusé par l’armée et qui place l’enfant et son père à portée de tir de la position israélienne. Ce plan est reproduit dans mon livre.

 Enfin, le texte du « Directorat » ne rappelle pas que ni le Shabak, le service de sécurité intérieur, ni les Renseignements militaires n’ont trouvé la moindre trace de participation à un complot, ni parmi les centaines de jeunes manifestants qui se trouvaient devant la position israélienne de Netzarim, ni parmi les médecins de l’Hôpital Shifa ou les chirurgiens de l’hôpital militaire d’Amman. Pour le Shabak, Talal Abou Rahmeh, le cameraman de France 2 n’est accusé d’aucun crime ou complot. La sécurité israélienne le considère  « blanc comme neige »

Le communiqué ressemble comme deux gouttes d’eau à la lettre que nous avait envoyé le colonel Shlomi Am Shalom, alors porte parole adjoint de l’armée, le 7 septembre 2007. Nous avions ensuite appris qu’il s’agissait d’une opération destinée à « aider quelqu’un en procès à Paris »… Philippe Karsenty! Voir mon livre, pages 126-128… Depuis, Shlomi Am Shalom a tombé l’uniforme et fait partie du « directorat de l’information ». CQFD

 

 

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Quelques attaques. Encore une fois coupables

Le salon de la Wizo  

Le 10 octobre 2010, mon épouse, Danièle Kriegel, a dédicacé son livre au salon de la WIZO à la mairie de Levallois. Cela s’est passé sans problème, dans une excellente atmosphère. Tous les exemplaires de son ouvrage « ils sont fous ces Hébreux. Chroniques insolites et insolentes d’un Israël méconnu » ont été vendus. Plus tard nous avons appris ce qu’il s’était passé en coulisse. Les organisatrices ont résisté aux pressions et n’ont pas annulé la participation de Danièle. Une dame, ancienne présidente de la Wizo et membre du Crif, voulait qu’elle me désavoue… Pour cette personne l’épouse porte nécessairement la responsabilité des écrits de son mari…. A la suite de menaces contre Danièle la sécurité a été renforcée.

L’épreuve de français de ma fille

L’autre attaque est également édifiante : sur le site « Israël Valley », Matti Ben-Avraham, l’éditorialiste, commence par rappeler l’acharnement, sinon le lynchage dont nous sommes victimes depuis une décennie… Vient ensuite la charge. Il reprend les neuf lignes et demi de mon livre de 200 pages.. . Rappel : « Dans le cadre de son baccalauréat israélien, notre fille, Raphaëlle, a présenté l’épreuve de français en candidate libre. À l’oral, elle s’est trouvée confrontée à une examinatrice qui lui a demandé ce que faisaient ses parents. «Ils sont journalistes !» a-t-elle répondu. Réaction de cette enseignante israélienne: «Ah ! Tu es la fille du journaliste Charles Enderlin ?» Raphaëlle était déstabilisée et, selon sa professeure de français qui se trouvait elle-même dans la salle, l’examen s’est ensuite déroulé dans un climat d’extrême sévérité. Ce jour-là j’ai décidé d’écrire ce livre, pour ma famille et mes amis. »

Une scène que je croyais avoir décrite en bon français mais que Ben-Avraham analyse ainsi: « Ce faisant, Charles Enderlin a pris sur lui de laisser accroire à ses lecteurs et aux médias francophones qu’une enseignante israélienne était à même de punir un élève pour des faits reprochés à son père. » Il m’accuse ensuite de n’avoir pas porté plainte …: « si Charles Enderlin estimait grave le préjudice moral causé à sa fille, pourquoi n’a-t-il pas déposé plainte auprès de l’Inspection générale de l’enseignement du français, près le ministère israélien de l’Education nationale, plutôt que de porter préjudice à l’ensemble du corps enseignant francophone israélien ? » En fait, scandalisés par l’attitude de cette enseignante nous nous étions tournés vesr l’inspectrice régionale de l’enseignement du français… Que  Matti Ben-Avraham connait plus que tout autre … Et, avions suivi ses conseils… Elle nous a dit être intervenue auprès de l’examinatrice. Cette dernière ne devrait plus jamais poser de telles questions durant un oral de baccalauréat.  

Dans la logique curieuse de l’éditorialiste d’Israël Valley je suis donc coupable de ne pas avoir porté plainte auprès d’instances supérieures : « en étant demeuré dans le registre de l’assertion vague, sur un point aussi sensible, le correspondant permanent de France 2 à Jérusalem a pris le risque du discrédit. »

Résultat. Les accusations de Ben-Avraham sont largement reprises par des blogs militants. Encore une fois je suis coupable. CQFD.

 

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La critique de Jacques-Marie Bourget dans Bakchich Info

http://www.bakchich.info/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=12092

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