Vendredi 30 juillet 2010
Bonjour
Voici quelques nouvelles concernant la programmation du Cinéma de Minuit.
En ce qui concerne le mois d'août, la soirée composée de courts métrages de David Wark Griffith, le 15 août, comprendra :
- The Adventures of Dollie
- Those Awful Hats
- The Sealed Room
- A Corner in Wheat
- The House with Closed Shutters
- The Usurer
- The Last Drop of Water
A la suite de notre cycle "Raretés, curiosités", commencera un nouveau cycle.
"Le cinéma italien, la diversité" :
Dimanche 5 septembre : Nuits Blanches de Luchino Visconti
Dimanche 12 septembre : Main basse sur la ville de Francesco Rosi
Dimanche 19 septembre : Viol en première page de Marco Bellocchio
Dimanche 26 septembre : Onze Fioretti de François d'Assise de Roberto Rossellini
Dimanche 3 octobre : Arte di Arrangiarsi de Luigi Zampa
Dimanche 10 octobre : Théorème de Pier Paolo Pasolini
Les deux cycles suivants seront consacrés au Patrimoine français et au Film noir.
J'ai déjà signalé dans un précédent texte, l'effort fait par la société Bach Films qui édite certains des plus célèbres serials hollywoodiens. Loin d'arrêter, Bach Films continue et met ainsi à la disposition du public:
- "The Lone Ranger" (1938) de William Witney et John English avec Lee Purcell dans le rôle du Lone Ranger et Chief Thunder Cloud dans celui du fidèle Tonto, le cheval Silver King et Herman Brix étant également présents. George Montgomery y joue un petit rôle.Le film est présenté en version française en trois parties tel qu'il l'a été lors de sa sortie.
- "Daredevils of the Red Circle" (Les trois diables rouges) (1939) de William Witney et John English avec Charles Quigley, Herman Brix, David Sharpe et Carole Landis. Proposé en vo et en vf, le film est – faut-il encore le rappeler – l'un des classiques du genre, riche en péripéties et en surprises diverses. C'est dans ce film que figure la fameuse séquence du héros en moto poursuivi par les flots, une scène inoubliable !
- "Adventures of Captain Marvel" (1941) de William Witney et John English avec Tom Tyler et Robert Strange. La formule "shazam" y transforme le journaliste Billy Batson en le capitaine Marvel, défenseur de la liberté et farouche adversaire du Scorpîon. On profitera de ce serial pour rendre l'hommage qu'il mérite au cascadeur David Sharpe auquel on doit de magnifiques moments. Je me permets aussi de vous rappeler que la formule magique "shazam" est l'acrostiche des dieux ou héros dont Billy possède les dons: Salomon, Hercule, Atlas, Zeus, Achille et Mercure !
- "The Tiger Woman" (1944) de Spencer Gordon Bennett et Wallace Grissell avec Allan Lane et Linda Sterling, la vedette de "Zorro's Black Whip" des mêmes Bennett et Grissell..
- "King of the Rocket Men" (1949) de Fred C. Brannon avec Tristram Coffin, Mae Clarke et Don Haggerty. Jeff King, le "rocket man" y affronte le redoutable Doctor Vulcan.
Un superbe ensemble qui nous permet de retrouver ce genre étonnant qu'était le serial.
Au titre des livres, je tiens d'autre part à vous signaler la réédition augmentée de "Dans les griffes de la Hammer" de Nicolas Stanzick aux Editions Le Bord de l'eau.
La première édition était épuisée depuis longtemps. On sait l'importance qu'à joué la Hammer dans l'histoire du cinéma britannique et dans celle du cinéma fantastique. L'auteur dresse la filmographie complète de la production de la Hammer, de "The Public Life of Henry the Ninth" (1935) jusqu'à "Let Me in " (2010).
On retrouve au fil du livre les grands classiques "The Quatermass Experiment" de Val Guest et naturellement – et surtout – l'œuvre de Terence Fisher, de "The Curse of Frankenstein" à "Horror of Dracula", de "The Revenge of Frankenstein" à "The Hound of the Baskerville".
Très intelligemment, l'auteur a voulu replacer la production de la Hammer et les films de Terence Fisher dans le contexte économique de l'époque.
On peut ainsi suivre les recettes des films ainsi que l'accueil critique – souvent pitoyable! – de certains de ces meilleurs films.
De même, Nicolas Stanzick a choisi d'interviewer longuement ceux qui ont vécu l'époque de l'âge d'or de la Hammer (Michael Caen, Jean-Claude Romer, Noël Simsolo), rendant compte au passage de l'importance de la salle bien connue qu'était le Midi-Minuit et de la revue qui s'y est référée Midi-Minuit Fantastique. "C'était une façon d'écrire l'histoire de la cinéphilie fantastique française via son emblème de naissance, la Hammer".
L'auteur s'attache avec beaucoup d'intelligence aux thèmes et aux liens avec la littérature (Mary Shelley, Bram Stoker).
De même que le Midi-Minuit, désormais disparu, l'âge d'or de la Hammer n'est aujourd'hui plus qu'un souvenir, l'ouvrage de Nicolas Stanzick, permet de faire le point sur les films les meilleurs de la compagnie en attendant de les voir en DVD ou à la télévision…
A bientôt.
Patrick Brion
30/07/10 :: LES CYCLES DU CINEMA DE MINUIT :: aucun commentaire





