Archives mensuelles : mai 2008

CANCER ASCO 2008 : la chasse aux métastases.

Pas de nouvelles fracassantes, mais une confirmation. Cette année, au congrès américain de cancérologie, les traitements permettent de vraiment augmenter la qualité et la quantité de vie des patients dont les tumeurs ont métastasé.

Rien n’est plus cruel et froid que les chiffres, surtout quand ils servent à nourrir des statistiques. C’est encore plus vrai dans le domaine du cancer. Mais pas moyen de faire autrement quand on veut mesurer les effets des traitements que reçoivent les patients.

L’une de ces données est appelée la « médiane de survie ». Derrière cette appellation barbare se cache un indicateur fondamental : quand on dit par exemple que pour telle traitement la médiane est de 24 mois, cela signifie que 50 % des patients sont toujours vivant au delà de cette limite. Et plus un traitement est efficace et plus cette médiane est difficile à calculer, un excellent signe.

Cette année, à l’ASCO, le congrès américain de cancérologie, plusieurs études, sur le cancer du sein, du poumon ou du colon vont montrer des allongements de cette médiane de survie avec parfois des doublements, voire des triplements. Pourtant on est en face de cancers avancés, qui ont déjà généré des métastases dans d’autres parties du corps et qui n’ont pas bien répondu à la chimiothérapie utilisée en première intention.

La nouveauté c’est que des médicaments ciblés, issus de la biotechnologie et dont on dispose depuis quelques années, sont mieux connus et mieux utilisés, seuls ou en association soit avec d’autres médicaments innovants, soit avec des chimiothérapies traditionnelles.

Ces médicaments ciblés agissent sur un mécanisme propre de la cellule cancéreuse, sans toucher aux cellules saines. C’est le cas du trastuzumab, par exemple. Connu sous le nom commercial d’Herceptin, ce médicament est utilisé dans le cancer du sein.

Environ 20 % des femmes ayant un cancer du sein peuvent bénéficier de ce produit. Chez elles, les cellules cancéreuses ont une propension à fabriquer à des milliers d’exemplaires sur chaque cellule une protéine appelée HER-2.

A l’état normal, cette protéine reçoit des messages de l’extérieur de la cellule et va les transmettre au centre de commande cellulaire, pour régler notamment la division des cellules. Dans la cellule cancéreuse, ces ordres de prolifération sont multipliés à l’infini, un peu comme une photocopieuse qui devient folle. Résultat, au lieu de mourir, la cellule cancéreuse devient immortelle et se reproduit à des millions d’exemplaires.

Dans un nombre de cas non négligeables, le trastuzumab va pouvoir calmer cette folie et freiner considérablement la progression de la maladie.

Associé à des produits de chimiothérapie, le trastuzumab permet même d’obtenir dans certains cas une diminution de plus de 50 % de la taille des tumeurs.

Dans une autre évaluation sur quelques dizaines de patientes, le trastuzumab a été associé à un autre produit récent visant à bloquer d’autres récepteurs HER, le pertuzumab.
Cette combinaison a donné des résultats encourageants chez quelques dizaines de femmes atteintes d’une forme de cancer du sein particulièrement agressive.

Pour vérifier les attentes de cette association, une étude plus vaste, enrôlant huit cents femmes, est en cours. Elle s’appelle l’étude CLEOPATRA (CLinical Evaluation Of Pertuzumab And TRAstuzumab).

José Balsega

Pour le professeur Jose Balsega, chef du service de cancérologie de l’hôpital Vall d’Hébron à Barcelone, les choses bougent de façon étonnante. « Il y a un peu plus de dix ans » nous disait-il ce matin « une femme qui avait une surexpreszsion de la protéine HER-2 était condamnée à brève échéance » « Depuis l’arrivée de l’Herceptin , nous avons divisé par deux le risque de récidive et avec ces traitements combinés je crois que nous allons aller encore beaucoup plus loin ».

Il faudra trois à quatre ans pour connaître les résultats de cette étude.

Mais une chose est sure : le traitement du cancer est en train de faire sa révolution.

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VIH/SIDA : circoncision et prévention, la suite.

Lors de la conférence sur le sida qui s’est tenue en février de cette année à Boston, j’avais rapporté ici les résultats de diverses études concernant la circoncision.

Le fait d’enlever le prépuce chez des hommes ougandais avait permis de réduire la transmission du virus de l’herpès génital HSV2, un cofacteur importan dans la contamùination des femmes en Afrique.

Les résultats avaient été plus mitigés visà vis du VIH, sans doute en raison d’une reprise trop rapide des relations sexuelles avant cicatrisation complète.

A partir du 2 juin, vous pourrez accéder librement en ligne à une étude qui présente les résultats de ces travaux faits dans la région de Rakai, en Ouganda.

C’est la revue PLoS Medicine qui les publie.

Lire le billet du 3 février 2008

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Santé et information des patients : une mauvaise note pour les medias américains.

C’est une étude dont la presse ne va sans doute pas beaucoup parler, et pour cause. Un institut américain a regardé comment les médias US traitent de la santé et le moins qu’on puisse dire c’est que le diagnostic est assez cruel.

Vingt deux mois de travail et cinq cents articles analysés, tel est le bilan de Gary Schwitzer et de ses collègues de l’organisation HealthNewsReview.org. Ce projet fondé sur la base de deux modèles, l’un australien, l’autre canadien, vérifie la qualité de l’information médicale et plus généralement de santé délivrée au grand public outre-Atlantique.

Pour cela, les auteurs ont analysé les articles des 50 premiers quotidiens du pays, une agence de presse Associated Press, les trois magazines hebdomadaires les plus lis, TIME, Newsweek et Us News & World Report. Bien évidemment, ils se sont penchés également sur les informations télévisées diffusées aux heures de grande écoute que sont les journaux du matin et du soir aux Etats-Unis sur ABC, CBS et NBC.

Et le constat, publié le 27 mai par la revue PLoS Medicine, est plutôt sévère : 62 à 77 % des articles et sujets analysés ne traitent pas correctement aux yeux des auteurs de critères comme le coût d’un traitement ou d’une technique, ses risques, les bénéfices, l’existence d’autres options, la qualité des données présentées.

Chaque article était en effet analysé par trois personnes différentes selon une grille de lecture stricte consultable sur le site du projet ou en lisant la publication (accessible gratuitement en ligne).

Cette grille insiste beaucoup sur les questions économiques. Rien de plus normal dans un pays où la protection sociale se paie au prix fort et où plus de quarante millions de personnes n’ont aucune couverture sanitaire.

Mais on y retrouve également des considérations générales, comme le fait de savoir si les avantages et les risques ont été convenablement abordés. Savoir aussi si les sources d’information sont fiables ou si ces sources cachent des intérêts commerciaux.

La critique concerne aussi la médicalisation à outrance de phénomènes que les laboratoires aimeraient voir traités en maladies, comme la calvitie, les troubles des règles ou encore la petite taille.

Le risque de mal informer ou de désinformer le consommateur est une constante internationale, pas seulement américaine.

L’information santé prend une place de plus en plus importante dans les divers moyens d’information et beaucoup de gens l’ont bien compris. Un vrai marché se met en place, avec des fournisseurs divers qui « bombardent » les rédactions et de l’autre côté des journalistes assaillis d’informations qu’ils doivent traiter souvent en urgence avec le risque de se faire piéger.

On a vite fait de promouvoir un médicament pas suffisamment évalué, un médecin pas obligatoirement le meilleur dans son domaine ou un établissement hospitalier public ou privé qui est sans doute fort dans un domaine mais pas terrible dans d’autres.

Voici un exemple d’erreur commise en « troupeau » :

L’an dernier, dans un grand congrès international, un chercheur a présenté un résultat de traitement dans le cancer primitif du foie où il annonçait une réduction de mortalité de 41 % entre le groupe traité par la nouvelle molécule et les traitements classiques. Seul problème, son calcul de valeur relative était faux. De l’arithmétique de classe secondaire mal assimilée, le vrai chiffre était d’environ 25 %. Mais tout le monde a imprimé, diffusé ou propagé le chiffre erroné.

Travailler vite c’est souvent travailler de façon incomplète et parfois oublier des notions importantes.

Je vais prendre un exemple qui me concerne : le 16 février 2005 j’ai traité d’un sujet sur des greffes de cellules pancréatiques chez des sujets diabétiques. Ils avaient pu, au bout d’un an, se passer d’insuline. J’ai insisté sur la nouveauté, un donneur de cellules au lieu de plusieurs, mais j’ai omis de dire que ces patients devaient toujours prendre un traitement antirejet.

Et je me suis bien fait « allumer » sur un forum de discussion de personnes traitées pour diabète insulinodépendant !

Et ils ont eu raison !

Revenons-en à ce travail sur les 500 articles. Les responsables du projet ont informé les journalistes de leurs résultats et de leurs remarques. Ces journalistes sont, à n’en pas douter, conscients de certaines insuffisances. Hormis la pression liée aux délais de parution ou de diffusion, il y a la pression des hiérarchies. On a lu ou entendu quelque chose et on veut le voir traiter dans son média, même si l’information ne tient pas la route.

Il y a des journalistes censés couvrir les questions de santé et qui ne font que reproduire les informations données par des groupes industriels ou des scientifiques ayant des relations « tarifées » avec ces groupes.

Il y a aussi le problème de la formation. Dans beaucoup de domaines les choses évoluent à la vitesse de la lumière. Entre la fin de mes études, il y a presque trente ans aujourd’hui et la réalité scientifique actuelle, il y a un abime dans certaines disciplines.

Lire, se former, assister à des congrès n’est pas chose évidente. Beaucoup de rédactions à travers le monde ne voient même pas l’intérêt d’avoir des journalistes spécialisés dans les questions de santé ou de médecine.

Personnellement, je trouverais intéressant d’avoir ainsi un retour sur mon travail, surtout quand je me suis trompé ou quand je n’ai pas été suffisamment précis ou rigoureux.

J’ai en tête un exemple récent ou j’ai confondu deux mécanismes d’action pour expliquer comment marchait un produit innovant dans le cancer. Je suis certain que ceux que j’ai interviewé et que des spécialistes ont vu mon erreur. Personne ne m’en a parlé, de peu peut-être que je me vexe et que je ne les appelle plus !

L’Académie de médecine ou encore une structure universitaire pourrait créer un projet équivalent à ceux existant déjà aux antipodes, au Canada et aux Etats-Unis.

Une information santé de qualité aide, en effet, les patients à poser les bionnes questions à leur médecin et à participer aux décisions thérapeutiques.

Et un patient bien informé rend son médecin bien plus intelligent !

Deux sites à visiter

Le site australien, précurseur du genre, vise à améliorer l’exactitude des articles médicaux destinés au grand public, disent ses promoteurs

Le site canadien obéit aux mêmes objectifs

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Cancer ASCO 2008 : des informations quotidiennes à partir du 31 mai

A partir de cette fin de semaine et jusqu’au 3 juin, vous pourrez lire ici des informations en provenance du congrès américain de cancérologie, l’American society of clinical oncology ASCO.

Cette manifestation réunit environ 40 000 spécialistes venus du monde entier.
Il ne faut pas s’attendre à des nouvelles révolutionnaires , mais, plutôt, à la confirmation d’un certain nombre de progrès apparus dans des études présentées les années précedentes.

Il faut savoir, en effet, qu’il s’écoule plusieurs années entre des résultats d’études réalisées sur quelques dizaines de patients et la confirmation de ces résultats à grande échelle sur plusieurs centaines, voire des milliers, de patients.

Depuis Chicago j’essaierai de vous relater ces avancées calmement , sans faux espoirs ni surenchères.

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CANCER ASCO2008 :Cancer du rein, trois ans de progrès.

Même si la prudence doit toujours être de mise, on ne peut que saluer ce qui se passe depuis trois ans dans la prise en charge des cancers du rein métastasés. L’arrivée d’une quatrième molécule en peu de temps en est la preuve.

C’était, il y a encore quelque années juste un constat d’impuissance. Poser le diagnostic de cancer du rein avec métastases laissait professionnels de santé et patients avec peu de solutions, une fois le rein malade opéré.

Puis sont arrivés les traitements à base d’interleukine-2, l’IL-2, ce qu’on appelle une cytokine. On l’a associée à l’interféron avec des résultats en dents de scie et beaucoup d’effets secondaires.

Mais le paysage a été totalement modifié depuis moins de trois ans avec l’arrivée de nouvelles molécules comme le sorafenib, le sunitinib ou le bevacizumab.

Ces produits appartiennent à ce qu’on dénomme les « thérapies ciblées ». Le but de ces molécules est d’asphyxier les tumeurs développées à partir des cellules qui ont disséminé dans l’organisme.

Les métastases sont très gourmandes en oxygène et pour satisfaire leurs besoins, elles envoient des signaux sous forme de protéines vers les vaisseaux sanguins voisins. En réponse les vaisseaux vont envoyer de nouvelles branches vers ces tumeurs pour les irriguer.

Les nouvelles molécules vont contrecarrer l’effet des facteurs de croissance vasculaires. Ces nouveaux médicaments, dont les deux premiers s’administrent par voie orale, ont changé la vie des patients. D’abord en termes de qualité de vie puisque la prise orale ou même des perfusions espacées en hôpital de jour permettent de mener une vie quasi-normale.

D’autre part, le pronostic a été largement modifié, puisque pour beaucoup de patients, la présence de métastases n’a pas sonné comme un arrêt de mort et que la durée de vie sans progression de la maladie s’est allongée de façon souvent spectaculaire.

Bien évidemment, il y a toujours un prix à payer à l’efficacité d’un produit. Ces molécules entrainent des effets secondaires elles aussi, comme une hypertension, des troubles cutanés de la paume des mains et de la plante des pieds mais aussi des diarrhées. Et ce ne sont pas des drogues miracles, leurs effets peuvent s’épuiser.

Mais, décidément, la recherche ne chôme pas et une nouvelle avancée semble se dessiner avec la présentation à la fin du mois lors de la conférence américaine de cancérologie, l’ASCO, d’une nouvelle molécule, l’everolimus.

Cette substance agit sur des mécanismes très complexes au sein même de la machinerie cellulaire. Elle bloque la division des cellules cancéreuses et bloque également le processus de prolifération des vaisseaux.

Dans une étude sur 400 patients atteints de cancer du rein métastasé et qui étaient en échec malgré la prise de sunitinib ou de sorafenib, on a vu apparaitre une amélioration dans le groupe traité par rapport au groupe recevant un placebo.

Si les résultats se » confirment, ce produit pourrait donc, dans un premier temps être utilisé selon un mode compassionnel, c’est-à-dire donné sans avoir franchi toutes les étapes administratives, chez les patients ne répondant plus aux autres traitements.

Mais il semble également que cette molécule permette de modifier certaines résistances et qu’on ^puisse ainsi redonner des molécules auxquelles le malade était devenu insensible.

Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse de travail non validée et qu’il faut considérer avec la plus extrême prudence.

En tous les cas, comme dans d’autres domaines de la cancérologie, les choses bougent vraiment. Cela permet aux patients de mieux se battre.

Cette qualité et cette quantité de vie ajoutées imposent aussi aux soignants d’entourer les patients et leurs proches avec encore plus d’attention car la donne change. Chaque nouvel examen, chaque scanner ou IRM est attendu avec anxiété pour voir si les promesses seront tenues. Plus un produit a d’effets spectaculaires, plus le moindre incident de parcours est mal vécu.

Le cancer devient donc une maladie chronique, comme d’autres pathologies avec laquelle toute la famille doit apprendre à vivre.

Trois informations pour finir :

Le résumé en anglais de l’étude sur l’everolimus est accessible librement.

L’actualité du congrès de l’ASCO sera sur ce blog chaque jour à compter du 30 mai.

Un amical salut à la famille Brigardis. Valou anime sur le Web un forum consacré à cette maladie et à son traitement. Allez le visiter.C’est un bel exemple de la façon dont une famille soutient l’un des siens malade.

Les progrès dans la prise en charge des cancers du rein métastatiques – Ma-Tvideo France2
Ce sujet, daté du 31 mai 2008 et diffusé dans le JT de 20heures de France 2 fait le point sur les nouveaux traitements du cancer du rein avancé.

Mots-clés : cancer rein blog sante
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Diabète et podologues : je me suis pris les pieds dans le tapis !

A vouloir se réjouir trop vite, on fait parfois mal son travail. Mea culpa.

Je saluais hier ici même la bonne nouvelle qu’était la décision de prendre en charge un certain nombre de consultations podologiques pour les diabétiques.

L’Association française des diabétiques, l’AFD, publie un communiqué que j’inclus en fin de c e billet.
En fait, l’annonce ministérielle n’est pas si oecuménique qu’on pouvait le croire en lisant le texte du service de presse de Mme la Ministre.

J’aurais dû mieux me renseigner avant de me réjouir !

LIRE LE COMMUNIQUE AFD

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Alzheimer: la recherche se branche sur le céleri

Protéger son cerveau en mangeant certains légumes ou en buvant des infusions n’est peut-être pas une utopie. D’ailleurs, les souris en ont déjà bénéficié.

La lutéoline est-elle promise à un grand avenir ? Peut-être si l’on en croit une étude publiée dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » aujourd’hui (www.pnas.org) .

La lutéoline appartient à une famille d’antioxydants, les flavonoïdes, Et ces flavonoïdes appartiennent à la famille des polyphénols, dont font également partie les tanins du vin.

Le rôle essentiel de ces flavonoïdes est de contrecarrer l’oxydation des graisses et leur stockage dans des globules blancs nettoyeurs spécialisés. Cela évite que la cascade de réactions chimiques qui conduit à la formation de plaque d’athérome se mette en place, un phénomène à la fois inflammatoire et immunologique.

Des chercheurs de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign, aux Etats-Unis, ont donné dans de l’eau de boisson de la lutéoline à des souris.

Ils ont ensuite injecté à ces rongeurs une molécule d’origine microbienne capable de provoquer une réaction immunologique et inflammatoire. En libérant une substance appelée interleukine 6 ou IL-6.

Chez les animaux ainsi supplémentés, les chercheurs ont constaté que le taux d’IL-6 dans le plasma sanguin avait diminué par rapport à des animaux non traités.

Mais encore plus intéressant, ils ont constaté une diminution de cette substance dans une zone très importante du cerveau, l’hippocampe.

Cette zone joue un rôle très important dans les phénomènes d’acquisition de la mémoire et dans la coordination des comportements.

Bien sûr, ces travaux sont préliminaires et concernent des souris. Mais elles vont dans le sens d’autres travaux qui montrent que la conjonction de ces phénomènes inflammatoires et immunologiques est impliquée dans des dysfonctionnements cérébraux retrouvés dans des pathologies comme la maladie d’Alzheimer par exemple.
En attendant, rien n’empêche de consommer des légumes comme le céleri, le poivron vert, d’épicer les mets avec de l’origan frais de préférence, ou de boire des infusions de camomille ou de sauge.

Une branche de céleri pour la lutéoline avec un peu de fromage Stilton et une petite goutte de porto, pour les tanins. A consommer avec modération mais avec également beaucoup de plaisir tant l’harmonie est réussie. On diminue son taux d’IL-6 et on augmente son taux d’endorphines.

« Que du bonheur ! », comme disent les candidats des émissions de téléréalité. Pas vraiment le meilleur exemple, cependant, d’un fonctionnement intact du cerveau .

Lire l’étude (Résumé seulement pour les non-abonnés à la revue PNAS)

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Diabète : des soins podologiques bientôt pris en charge.

Le diabète est une des causes majeures d’amputation en France. Souvent à la suite de lésions qui auraient pu être traitées bien en amont.

Et pourtant ces lésions auraient pu être vues et prises en charge par des pédicures-podologues qui, dans leur formation, apprennent à traiter le pied diabètique.

Mais l’un des obstacles à leur action est liée au fait queleur activité n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie et donc à la charge des patients.

« Etait » devrait-on plutôt dire car dans quelques jours un texte officiel annoncera la prise en charge jusqu’à six fois par an des soins de pédicuie-podologie pour les patients diabétiques..

Cette prise en charge par des paramédicaux est une bonne nouvelle et une petite révolution dans le système français. Prendre en charge un acte de prévention n’est pas tout à fait dans notre culture de santé publique.

Dès la publication des textes je reviendrai sur leurs modalités pratiques d’application.

A LIRE : le billet du 20 mai diabete et podologues

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Soleil et peau : une actualité brûlante

C’est un des prix à payer pour nos nouveaux modes de consommation. Le nombre de mélanomes, la forme la plus agressive des cancers de la peau a été multiplié par trois en vingt ans. Un responsable : le soleil consommé à outrance.

Ce jeudi 15 mai est la dixième journée nationale de dépistage des cancers de la peau.
Les dermatologues libéraux volontaires vont se pencher sur la peau de nos concitoyens à la recherche de lésions suspectes, des grains de beauté à l »aspect un peu bizarre.

Les critères de suspicion tiennent en 5 lettres : ABCDE.

A comme asymétrie. Les deux bords de la lésuion n’ont pas la même longueur
B comme bords irréguliers, des bords festonnés comme une carte de géographie
C comme couleurs : le grain a lusieurs couleurs : rouge, noir, bleu
D comme diamêtre d’au moins 7 millimêtres.
E comme évolution : le grain change d’aspect rapidement.

Toutes les lésions ne sont pas des mélanomes. Il y a aussi, et ce sont les plus fréquents, des carcinomes qui se soignent très bien avec une simple ablation chirurgicale.

Mais tout grain de beauté qui se modifie doit être montré au spécialiste sans retard.

N’oubliez pas de vous protéger du soleil avec des laits et des crèmes solaires d’indice égal ou supérieur à 30. Il faut en mettre plusieurs fois par jour et surtout après les bains de mer même sion vous assure qu’ils sont « xwaterproof ».

On ne s’expose pas entre 11 et 16 heures. On se protège avec des vêtements, le meilleur moyen et le plus efficace.

Attention aussi aux rayonnements cachés :

Sur la plage par exemple le sable renvoie 20 % des UV, les vagues 5 %. Sous un parasol, les UV passent encore, en moyenne 20 % ne sont pas arrétés par la toile.

Et pour les enfants, chapeau, lunettes de soleil et T-shirts !

Grain de beauté suspect ? Regardez la video

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Cancer de la peau : comment reconnaitre un grain de beauté suspect.Sujet JT 13 heures du 15/05/08



Cancer de la peau : journée de dépistage – Ma-Tvideo France2

Cancer de la peau : journée de dépistage – Ma-Tvideo France2
Reportage sur la journée de dépistage du cancer de la peau Mots-clés : cancer jour peau dépistage Video de jd-flaysakier

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