Archives quotidiennes : 19 mai 2008

Alzheimer: la recherche se branche sur le céleri

Protéger son cerveau en mangeant certains légumes ou en buvant des infusions n’est peut-être pas une utopie. D’ailleurs, les souris en ont déjà bénéficié.

La lutéoline est-elle promise à un grand avenir ? Peut-être si l’on en croit une étude publiée dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » aujourd’hui (www.pnas.org) .

La lutéoline appartient à une famille d’antioxydants, les flavonoïdes, Et ces flavonoïdes appartiennent à la famille des polyphénols, dont font également partie les tanins du vin.

Le rôle essentiel de ces flavonoïdes est de contrecarrer l’oxydation des graisses et leur stockage dans des globules blancs nettoyeurs spécialisés. Cela évite que la cascade de réactions chimiques qui conduit à la formation de plaque d’athérome se mette en place, un phénomène à la fois inflammatoire et immunologique.

Des chercheurs de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign, aux Etats-Unis, ont donné dans de l’eau de boisson de la lutéoline à des souris.

Ils ont ensuite injecté à ces rongeurs une molécule d’origine microbienne capable de provoquer une réaction immunologique et inflammatoire. En libérant une substance appelée interleukine 6 ou IL-6.

Chez les animaux ainsi supplémentés, les chercheurs ont constaté que le taux d’IL-6 dans le plasma sanguin avait diminué par rapport à des animaux non traités.

Mais encore plus intéressant, ils ont constaté une diminution de cette substance dans une zone très importante du cerveau, l’hippocampe.

Cette zone joue un rôle très important dans les phénomènes d’acquisition de la mémoire et dans la coordination des comportements.

Bien sûr, ces travaux sont préliminaires et concernent des souris. Mais elles vont dans le sens d’autres travaux qui montrent que la conjonction de ces phénomènes inflammatoires et immunologiques est impliquée dans des dysfonctionnements cérébraux retrouvés dans des pathologies comme la maladie d’Alzheimer par exemple.
En attendant, rien n’empêche de consommer des légumes comme le céleri, le poivron vert, d’épicer les mets avec de l’origan frais de préférence, ou de boire des infusions de camomille ou de sauge.

Une branche de céleri pour la lutéoline avec un peu de fromage Stilton et une petite goutte de porto, pour les tanins. A consommer avec modération mais avec également beaucoup de plaisir tant l’harmonie est réussie. On diminue son taux d’IL-6 et on augmente son taux d’endorphines.

« Que du bonheur ! », comme disent les candidats des émissions de téléréalité. Pas vraiment le meilleur exemple, cependant, d’un fonctionnement intact du cerveau .

Lire l’étude (Résumé seulement pour les non-abonnés à la revue PNAS)

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Diabète : des soins podologiques bientôt pris en charge.

Le diabète est une des causes majeures d’amputation en France. Souvent à la suite de lésions qui auraient pu être traitées bien en amont.

Et pourtant ces lésions auraient pu être vues et prises en charge par des pédicures-podologues qui, dans leur formation, apprennent à traiter le pied diabètique.

Mais l’un des obstacles à leur action est liée au fait queleur activité n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie et donc à la charge des patients.

« Etait » devrait-on plutôt dire car dans quelques jours un texte officiel annoncera la prise en charge jusqu’à six fois par an des soins de pédicuie-podologie pour les patients diabétiques..

Cette prise en charge par des paramédicaux est une bonne nouvelle et une petite révolution dans le système français. Prendre en charge un acte de prévention n’est pas tout à fait dans notre culture de santé publique.

Dès la publication des textes je reviendrai sur leurs modalités pratiques d’application.

A LIRE : le billet du 20 mai diabete et podologues

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