Vous aurez sans doute remarqué une certaine paresse de ma part en ce mois de juillet. Je suis effectivement en congés. N’étant pas parisien, je trouve très agréable de travailler à Paris en août quand tout est désert ou presque.
Ceci étant, je voudrais réagir à ce double fait divers tragique que constitue la mort, à une semaine d’intervalle, de deux enfants en bas-âge dans la voiture de leur père.
Je laisserai au psy le soin d’interpréter le fait justement que ce soient deux hommes qui soient en cause, l’un pharmacien, l’autre cadre dans une entreprise.
Deux choses me font réagir. D’abord une proposition entendue à la radio. L’idée de mettre un capteur de présence dans les rehausseurs de siège pour alerter les parents de la présence du bébé. Formidable non !
Alors qu’il existe déjà un instrument appelé rétroviseur et qui permet de voir ce qui se passe derrière soi ou, plus simple encore, on peut tourner la tête et même faire le tour du véhicule.
On cherche des réponses techniques à des comportements aberrants et hors-normes. Déresponsabiliser les gens c’est un vrai marché mais je ne crois pas que cela les aide beaucoup à se comporter en citoyens adultes.
Deuxième remarque alors que nous avons vécu il y a cinq ans, en août 2003, une canicule tragique, on s’aperçoit que le drame atroce que représente la mort par déshydratation de ces deux enfants a ému sûrement beaucoup plus de monde que les quinze mille morts de personnes âgées de l’été meurtrier de 2003. La lenteur à comprendre la situation, le déni d’abord, puis la mauvaise explication » ils seraient morts un peu plus tard » alors que tout prouva qu’il s’est bien agi d’une surmortalité, tout cela n’a pas généré de crise politique ni de mouvement violent de l’opinion publique. Tout cela parce qu’il s’agissait non pas d’enfants mais de personnes agées. Imaginez qu’en 2003 dix enfants, juste dix , soient morts à cause de la canicule. La France aurait été en ébullition.
Je ne fais pas de comparaison aussi inutile que déplacée, mais je constate qu’aujourd’hui encore, la leçon de la tragédie de 2003 n’a pas été encore complètement tirée et que, malgré de vrais efforts, beaucoup de personnes seules âgées ou malades seront délaissées par leurs familles cet été quand on ne les « oubliera « pas dans un service d’urgences.
Voilà, bonnes vacances à celles et ceux d’entre vous qui allez partir. Comme je l’ai dit, je travaille en août et j’alimenterai beaucoup plus régulièrement ce site.
Soyez prudents sur la route, sur la plage ou en montagne, je tiens à vous !








