Archives mensuelles : août 2008

Bien vieillir : les "quinquas" qui courent sont requinqués.

Etre coureur à la cinquantaine n’est pas un défaut, bien au contraire. C’est même un gage de longue vie, si l’on en croit une étude américaine publiée lundi.

Si les bienfaits d’un exercice modéré, comme trente minutes de marche quotidienne, ne sont plus discutés actuellement, on peut se demander si des efforts plus intensifs génèrent quelque bénéfice.

Pour en avoir le cœur net, des rhumatologues de l’université de Stanford, en Californie, ont suivi pendant vingt et un ans des personnes âgées de cinquante ans et plus.

Ces volontaires qui répondaient régulièrement à des questionnaires par écrit étaient divisés en deux groupes « coureurs » et « non coureurs ».

Les « non coureurs » étaient des volontaires en bonne santé dont les caractéristiques d’âge, d’éducation et d’habitat étaient similaires à ceux du groupe « coureurs ».

Outre les habitudes d’exercice, le questionnaire comportait des informations sur le degré de handicap de chaque participant. Cet indice, appelé HAQ-DI (health assessment questionnaire disability index), était coté de 0 (aucune gène) à 3 (impossible de faire quoi que ce soit).

Au total, au bout des 21 ans, le suivi a concerné 284 coureurs et 156 sujets contrôles. Les hommes représentaient 81 % des sujets « coureurs » et 56 % des sujets contrôles.

A fin 2003, 15 % des sujets du groupe « coureurs » étaient décédés et 34 % de ceux de l’autre groupe. Ce sont les causes cardiovasculaires qui ont frappé deux fois et demie plus souvent ceux qui ne couraient pas comparés aux joggers.

Le risque de mourir d’un cancer du poumon était aussi plus élevé dans le groupe contrôle. Une différence facile à comprendre car on peut légitimement imaginer que les coureurs étaient moins fumeurs, voire pas fumeurs du tout !

Quant à la gène fonctionnelle et à l’altération des capacités physiques, là encore les « coureurs » étaient encore avantagés par rapport aux autres. Pour un même niveau de gène fonctionnelle, le pourcentage de coureurs était inférieur à celui des sujets contrôles. 34 % exactement.

Il semble donc que pratiquer une activité physique de façon assez vigoureuse même après cinquante ans puisse avoir des effets bénéfiques.

MAIS ATTENTION :si on n’a jamais fait de sport de façon intensive, il est hors de question de se jeter à corps perdu dans ces exercices une fois la cinquantaine venue sans, au préalable, avoir discuté avec son médecin de famille et avec un cardiologue pour faire les bilans absolument indispensables avant de chausser les baskets.

Et pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas courir, marcher apporte aussi bien des bénéfices. Une demi-heure de marche quotidienne à bonne allure a de nombreuses vertus ,notamment celle de réduire le risque de survenue de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Sans parler des effets sur le transit intestinal, en clair de la constipation.

Toutes précautions prises et dans une certaine mesure, avoir un conjoint quinquagénaire coureur est peut-être la meilleure façon de le garder plus longtemps !

Références de l’étude :

Eliza F. Chakravarty, MD, MS; Helen B. Hubert, PhD; Vijaya B. Lingala, PhD; James F. Fries, MD:

Reduced Disability and Mortality Among Aging Runners A 21-Year Longitudinal Study

Arch Intern Med. 2008;168(15):1638-1646

site Web : www.arcinternmed.com

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URGENT : ALERTE BOTULISME

Si vous avez chez vous une spécialité mexicaine , des Fajitas enchilladas de la marque « COMPANEROS », ne les consommez passi le numéro de lot porté sur la boite est le 08/190 et rapportez les au magasin où vous les avez achetées.

Bien que les analyses ne soient pas encore disponibles, ce produit fait partie des aliments suspectés être à l’origine de deux cas très graves de botulisme survenus en fin de semaine en Bretagne.

Une mère et sa fille sont actuellement hospitalisées dans deux hôpitaux d’Ille et Vilaine dans des services de r&animation. après avoir consommé ces aliments. le père de famille n’en avait pas mangé, ce qui laisse à penser que ce pourrait être là la cause de l’intoxication.

Le botulisme est une affection grave liée à la libération d’une toxine par une bactérie, le Clostridium botulinum.

Cette toxine va attaquer les nerfs et les muscles qu’ils commandent. Si les premiers signes sont surtout digestifs, progressivement s’installent des troubles de la vision et des atteintes pouvant aller jusqu’à la paralysie des muscles respiratoires.

Cette information est bien réelle . Elle émane de la Direction générale de la santé et si vous êtes en possession du produit cité plus haut NE LE CONSOMMEZ PAS. s’il porte le numéro de lot 08/190 avec une date limite de consommation au 7 août 2008.

Site internet du Ministère de la santé sur le sujet

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Dopage, statistiques et special copinage !

Il y a quelques jours, le 6 août 2008 pour être précis, j’ai consacré un billet à un article publié dans la revue Nature et qui remettait en cause la fiabilité des tests antidopage.

Je suis surpris et c’est un euphémisme, que cet article n’ait pas, malgré sa reprise par l’Agence France-presse, généré plus de commentaires dans la presse.

Il pose de très bonnes questions, mais il faut croire que tout le monde est en vacances ou bien qu’on ne touche pas au dogme et que tout va bien.

Dans ce billet, je parlais de la méthode statistique sur laquelle s’appuyait Don Berry, auteur de cet article.

Mon excellent confrère, à la fois bloggeur et cardiologue Lauwrence Passmore qui anime un site parmi les plus lus du monde des blogs médicaux, a pris la peine de raconter avec beaucoup de talent ce qu’est ce théorème.

je ne peux que conseiller aux ammateurs en quête de devoirs de vacances d’aller rafraichir leurs statistiques sur son site, par ailleurs particulièrement bien « tenu » !.

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VIH/SIDA: attention avant de décapoter.

Une personne séropositive pour le virus VIH peut-elle ne plus utiliser de préservatif si, sous traitement, sa charge virale est indétectable ? Oui, sous certaines conditions, dit le Pr Bernard Hirschel, de Genève. Un message qui n’est pas sans poser quelques questions.

C’est lors de la conférence qui s’achève aujourd’hui à Mexico que Bernard Hirschel a présenté des travaux qu’il avait déjà évoqués fin 2007. Il estime qu’une personne prenant un traitement combiné, une trithérapie, depuis plus de six mois et dont les examens sanguins ne révèlent pas de trace virale présente un risque infectieux négligeable.

Cela veut dire donc un risque de contamination en cas de rapport non protégé quasi nul. Mais, attention : « quasi nul » n’est pas la même chose que « nul ». D’ailleurs, Bernard Hirschel précise lui-même que lors d’un rapport avec préservatif entre une personne séropositive et son/sa partenaire, le risque de contamination est de 1 sur 30 000 alors qu’il passe à 1 pour 100 000 dans le cas de figure d’une personne traitée et dont la charge virale est indétectable.

Un risque statistiquement trois fois moindre donc, mais pas nul. Une situation qui suppose que la personne suive correctement son traitement, que sa charge virale soit indétectable et qu’il n’existe pas d’infection sexuellement transmissible concomitante, type herpès génital, un cofacteur non négligeable du risque infectieux lié au VIH.

Deux remarques s’imposent : une charge virale indétectable ne veut pas dire que le virus a disparu. Cela signifie qu’il existe moins de cinquante copies du message génétique du virus par millilitres de sang. On sait, de plus, que le virus se réfugie dans des « réservoirs » dont il peut ressortir à tout moment.

La deuxième remarque concerne la magnitude du risque résiduel. On peut évidemment considérer qu’un risque de 1 pour 100 000 est un risque très faible. Je voudrais rappeler que le risque statistique résiduel lié à la transfusion sanguine est d’environ 1 pour 2,5 millions.

Donc, la probabilité d’un rapport contaminant attribuable à une personne séropositive au virus VIH, et qui rentre dans les critères définis par les travaux de Bernard Hirschel est 25 fois supérieure au risque transfusionnel.

Les résultats annoncés par le spécialiste helvétique méritent évidemment d’être examinés et plusieurs équipes suivant des personnes traitées par trithérapie scrutent avec attention ces résultats.

Mais il faut aussi savoir être prudent et faire très attention à la façon dont ce message risque d’être traduit ou distordu.

Entrer dans les critères d’Hirschel n’est pas simple, l’observance du traitement doit être rigoureuse, les coïnfections absentes.

Ne pas croire non plus que le préservatif est trois fois moins efficace que la trithérapie.

De toutes façons, décider d’avoir des rapports non protégés suppose qu’on soit certain que le ou la partenaire ne soit pas également porteur/se du virus, auquel cas une surinfection pourrait avoir des effets dramatiques.

Il faut évidemment en parler ensemble et en parler avec le professionnel qui suit la personne traitée.

Le virus VIH est un génie du mal. Lui laisser une once de liberté c’est lui donner les moyens de nuire instantanément.

Toute décision doit donc être largement mûrie et réfléchie.

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VIH/SIDA: MEXICO,MEXI-I-CO

Pardon pour ce titre un peu léger, mais j’adore Luis Mariano et je ne pouvais donc pas résister à cette facilité.

Plus sérieusement, une polémique fait rage en France entre les associations de lutte contre le sida et les pouvoirs publics parce qu’aucun membre du gouvernement n’a fait le déplacement pour aller assister à la conférence internationale.

Les arguments des uns et des autres ont été avancés&s et chacun se fera sa propre opinion.

En ce qui me concerne, et cela n’engage que moi, j’ai choisi de ne pas aller à Mexico parce que, au plan scientifique, ces conférences internationales apportent fort peu d’informations nouvelles.

L’essentiel, en effet, des nouveautés scientifiques, est présenté chaque année lors d’une conférence appelée CROI, Conference on retroviruses and opportunistic infections.

A titre d’exemple, le journal « Le Monde » daté du 9 août 2008 relate que l’événement de la conférence de Mexico aura été la présentation des résultats de nouvelles molécules les inhibiteurs de l’intégrase. Ces molécules et surtout les résultats de deux études internationales avaient déjà été présentés en février 2007 lors de l’édition de la CROI qui se tenait à Los Angeles.

L’édition 2008 se tenait à Boston et vous avez pu lire sur ce blog un compte-rendu quotidien des travaux présentés.
Cette conférence, limitée à 3500 participants et qui n’accepte que quelques dizaines de journalistes, est le moment de l’année où les chercheurs confrontent leurs travaux et débattent de leurs hypothèses.

Les conférences internationales comme celle de Mexico cette année sont beaucoup plus ouvertes aux sciences sociales, aux approches sociologiques et culturelles. Elles sont un vrai forum d’échanges politiques, au sens noble du terme.

Mais elles ont aussi les inconvénients de ces grands rassemblements où beaucoup de bonnes paroles sont dites sans pour autant être toujours suivies d’effet.

Que ce soit à la CROI à Boston ou à Mexico, on aura appris que depuis quelques années, il y a des politiques de prévention qui commencent à donner de bons résultats en Afrique, comme la circoncision par exemple.

Cela montre que ce continent, qui souffre du paludisme, de la tuberculose, de l’infection à VIH, sans parler d’autres pathologies infectieuses, n’est pas sans ressources et que des politiques de santé publiques bien menées et surtout bien accompagnées, rencontrent l’adhésion des populations.

Le paradoxe c’est que le monde occidental a beaucoup à apprendre des succès africains et de la façon de dispenser des soins envers les plus démunis. Car, aujourd’hui, soigner le sida en Ukraine est parfois aussi difficile qu’en Tanzanie, par exemple.

Au delà donc des batailles pour savoir s’il fallait aller ou non à mexico, l’important est que les pays riches ,ou prétendus tels, continuent à aider les autres nations à mettre en place des programmes intelligents et acceptables par le plus grand nombre pour lutter contre la propagation du virus VIH.

Le reste est, somme toute, accessoire.

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Dopage et JO : la fiabilité des tests sévèrement remise en cause.

A la veille de l’ouverture des Jeux olympiques, la fiabilité des tests de dépistage du dopage est sérieusement remise en question par un statisticien américain. Son argument : pour des raisons de méthodologie on disculpe trop de tricheurs et on punit beaucoup d’innocents.

Donal Berry n’est pas n’importe qui. Ce scientifique travaille à Houston au Texas, dans le prestigieux MD Anderson cancer center, un des plus fameux instituts de recherche et de traitement du cancer des Etats-Unis.

C’est un spécialiste des biostatistiques, cette science qui permet de mettre en place des études scientifiques pour mesurer par exemple les effets des médicaments lors des essais cliniques. Il a aussi beaucoup travaillé sur le dépistage du cancer du sein, montrant pourquoi, en termes de santé publique, le dépistage de masse ne se justifiait qu’à partir de cinquante ans.

Mais aujourd’hui, dans la revue britannique Nature, Don Berry enfourche un autre cheval de bataille, ou plutôt une bicyclette. Il vient, en effet, défendre Floyd Landis, le vainqueur de l’édition 2006 du Tour de France jusqu’à ce qu’un contrôle effectué à l’issue de la dix-septième étape découvre une anomalie. Le test sur les urines du coureur américain avait révélé la présence de 5-alpha androstanediol, une forme synthétique d’anabolisant proche de la testostérone.

Landis a été déchu de sa victoire et un tribunal arbitral du sport américain a confirmé sa suspension pour deux ans, malgré les dénégations du coureur qui mettait en cause la technique du Laboratoire national de dépistage du dopage, Le LNDD, situé à Chatenay-Malabry.

Ce laboratoire, l’un des trente-quatre agrée par l’Agence mondiale antidopage, est souvent attaqué par les sportifs américains et leurs avocats. C’est ce laboratoire, rappelons-le, qui a mis au point une méthode de dosage urinaire pour détecter la présence d’EPO dont la toute dernière née de cette famille, la CERA, qui a fait tomber Ricco lors du Tour 2008.

Barry attaque les résultats du LNDD sur une base méthodologique assez pointue et qui fait notamment appel à une théorie statistique dite « bayesienne » du nom de Thomas Bayes pasteur presbytérien et mathématicien anglais du XVIIIème siècle.

Sans entrer dans des détails complexes dont vous pourrez demander l’essentiel à votre statisticien de famille, disons que pour s’assurer de la qualité d’un test, une mesure de cholestérol par exemple, il ne suffit pas de mettre le tube dans la machine !

Pour connaître les valeurs acceptables, les « normales » en quelque sorte, il faut avoir obtenu moult données et, en particulier des caractéristiques bien précises pour chaque test qu’on appelle la sensibilité et la spécificité.

La sensibilité caractérise la probabilité d’un test à correctement identifier le statut d’une personne exposée à un facteur quelconque. Par exemple une sensibilité de 0,99 pour un test VIH signifie que dans 99% des cas, le test donnera un résultat positif quand il sera pratiqué chez des personnes porteuses du virus. Le 1% restant est appelé « faux négatif ».

La spécificité caractérise la probabilité d’obtenir des tests négatifs chez des personnes non exposées aux facteurs mesurés. Une spécificité de 0,97 pour un test de dosage du cholestérol signifie que dans 97 % des cas, on identifiera correctement les personnes ayant un taux de cholestérol inférieur à 2 grammes par litre.
Les 3 % d’erreur sont appelés « faux positifs ».

Pour obtenir ces caractéristiques, les mesures sont faites sur des milliers d’échantillons, afin de réduire au maximum le risque d’incertitude et de pouvoir choisir une valeur limite ou une plage de variation considérée comme « normale ».

Il n’y a aucun test qui ait une sensibilité et une spécificité égales simultanément à 1, c’est-à-dire sûr à 100 %.

De plus, répéter plusieurs dosages avec une méthode comportant un risque d’erreur même faible peut conduire à trouver des résultats faussement positifs ou négatifs.

Prenons un test ayant une spécificité de 99 %, c’est-à-dire ne comportant un risque d’erreur que de 1 %. Si on répète ce test huit fois de suite, le risque de trouver un résultat faussement positif est de 7,8 %.

Et c’est là que se situe l’argument de Berry concernant Floyd Landis. Berry dit que les tests de mesure des anabolisants et de la testostérone en particulier, n’ont pas été suffisamment évalués pour qu’on puisse être certain de la sensibilité et de la spécificité des mesures. Il reproche aux laboratoires de lutte contre le dopage un manque de rigueur et donc de faire « tomber » des innocents. De la même façon, il estime que l’existence de faux négatifs permet à de vrais tricheurs de passer à travers les mailles du filet.

Et Berry peut enfoncer le clou car, en matière de recherche de dopage, les valeurs normales et les limites ne sont pas fixées comme pour un test de dépistage du cholestérol ou du VIH par exemple.
Impossible en effet de mesurer des milliers d’écha,tillons. Souvent les études ont été faites après que quelques volontaires ont ingéré une substance interdite et qu’on a mesuré les taux sanguins ou urinaires de cette substance.

On est donc parfois loin de la rigueur et des études exigées dans le domaine des tests diagnostiques par exemple.

Techniquement, la démonstration de Berry est plutôt carrée et très sérieuse et solide.
La question est de savoir si les arguments qu’il avance, notamment sur les manquements méthodologiques des laboratoires, tiennent la route.

Les enjeux sportifs, éthiques et surtout commerciaux sont considérables et, bien évidemment, un contrôle positif est une catastrophe économique pour l’athlète, mais aussi pour son club ou son équipe et son sponsor.

Il faut donc espérer que ce commentaire appellera une réponse des autorités compétentes en matière de lutte contre le dopage afin de dire quelle est la situation réelle.

Pour l’instant, on a rarement vu de vrais innocents être pris à l’insu « de leur plein gré » selon la phrase ritualisée en 1998 par Richard Virenque.

Mais la transparence ne peut faire de mal à personne et j’espère que nous pourrons lire des réponses aussi brillantes que le réquisitoire de Berry pour être un tant soit peu rassurés.

Références du commentaire:

Nature volume 454, issue 7205 du 7 août 2008 ( page 692 et éditorial page 667)

Site : www.nature.com/nature

Ecouter une interview de Don Berry sur la radio australienne ABC

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