Archives mensuelles : novembre 2008

Elections présidentielles USA : les femmes préfèrent les hommes

 
La parité sur les listes c’est une chose, à la sortie des urnes c’en est une autre si l’on en croit une étude américaine qui compare la façon dont hommes et femmes votent pour un homme ou pour une femme.
 
Publiée dans la revue PLOS ONE, librement accessible sur internet, cette étude a consisté à soumettre à un groupe de jeunes femmes et de jeunes hommes des photos grisées de candidats à une simulation d’élection présidentielle américaine.
 
Les photos étaient présentées d’abord une à une, puis par paire.
 
Les « électeurs » devaient noter, sur le seul aspect facial perçu des candidats, une série de caractères sur des échelles graduées.
 
Il fallait ainsi noter la compétence, la séduction, la dominance et l’accessibilité.
 
Première constatation, l’élection se fait principalement sur la perception de compétence, ce qui est heureux.
Mais l’analyse de l’étude montre que ce sont les candidats masculins qui sont favorisés par ce choix. Femmes et hommes ont tendance à trouver les hommes plus compétents.
 
L’étude montre d’autres petits détails amusants. De façon vraiment inattendue, ce sont les femmes les plus séduisantes que choisissent les électeurs masculins, à compétence égale bien sûr !
 
Et les électrices, toujours à compétence égale, voteront plutôt pour un homme qu’elles estiment accessible facilement.
 
Les auteurs de l’étude expliquent ce dernier résultat en se référant à des théories de l’évolution. Plongeant dans le passé, ils émettent l’hypothèse que le mâle dominant s’il est accessible attirera plus facilement la femelle car elle estimera avoir plus de chances de s’accoupler avec lui dans le but de se reproduire.
 
Ouf ! On est bien loin des histoires d’alcôve ou de Bureau ovale et de stagiaires à la robe bleue.
 
Au fait, on ne sait même pas pour qui va voter Monica Lewinsky.
 
 
 
Références de l’étude :
 
Joan Y. Chiai et al
.
The Political Gender Gap: Gender Bias in Facial Inferences that Predict Voting Behavior
PLoS ONE 3(10): e3666. doi:10.1371/journal.pone.0003666
 
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Elections du président aux USA : voter en passant une IRM ce sera peut-être possible.

 
 
   
 En ce jour d’élections aux Etats-Unis, voici une étude qui fait réfléchir.
Dis-moi qui quel candidat a une tête qui te fait peur et je te dirai pour qui tu as voté. Cet énoncé un peu simpliste résume une passionnante étude réalisée en Californie  et qui évalue la façon dont notre cerveau et notre esprit choisissent leurs élus.
 
Un milliard de dollars, c’est la somme que les candidats au Sénat et à la Chambre des Représentants américains ont investi dans la campagne de 2006. Tout cet argent pour parler de leur programme, de leur parti, de leur bilan.
 
Mais cela a-t-il joué un rôle déterminant sur l’électorat. Apparemment pas, ou pas suffisamment si l’on en croit un premier travail publié dans la revue « Social Cognitive and Affective Neurosciences » (SCAN).
 
On a testé 24 volontaires, dont 7 femmes, âgés de 18 à 36 ans.
Cette étude s’est déroulée avant l’élection de novembre 2006.
 
Elle a reposé sur le principe de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, ou IRMf. Cette technique permet de voir, face à une stimulation, quelle sont les zones du cerveau qui vont réagir en « s’allumant ».
 
On a présenté à chaque volontaire trente paires de candidats, un démocrate et un républicain. Des candidats tout à fait étrangers aux volontaires. Chaque membre de la paire était présenté sous la forme d’un cliché grisé pendant une seconde, les deux visages étant séparés par un bref écran blanc. Les candidats devaient ensuite « voter ».
 
 Les chercheurs ont constaté que lorsque seuls les visages servaient de programme, ce sont les perceptions négatives qui « allumaient » certaines zones du cerveau, comme la perception de rejet social, de manque de confiance, de menace personnelle, de tromperie.
 
Et le plus étonnant, c’est que l’adéquation a été parfaite entre les réactions négatives et les résultats du vote réel. Ce sont les candidats battus qui ont généré les réactions négatives.
 
Tout le programme serait donc dans les traits du visage ! Décidemment le débat démocratique tient à peu de choses.
 
D’ici à ce que l’IRM serve de machine à voter il n’y a pas loin !
 
Petite remarque perfide pour finir. Aux Etats-Unis, quand on a une tumeur au cerveau mais pas la « bonne assurance » on peut attendre des mois avant de passer une IRM. En France, la question de l’assurance ne se pose pas mais les délais sont de plus en plus longs sans atteindre les extrêmes américains.
 
Mais quand les publicitaires ou les neuropsychologues ont des études à faire, les machines sont libres !
 
 
 
 
Références de l’étude :
 
Michael L. Spezio et al.
 
A neural basis for the effect of candidate appearance on election outcomes
Social Cognitive and Affective Neuroscience Advance Access published on October 28, 2008, DOI 10.1093/scan/nsn040.
 
 
 
 
 
 
 
 
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Santé des navigants, suite

Lors de la séance denuit, le 31 octobre au Parlement, Xavier Bertrand a annoncé qu’il y aurait un renforcement du suivi médical des personnels navigants.

Au moment où les compagnies deviennent européennes et non plus nationales, on peut espérer que des études épidémiologiques sérieuses vont enfin débuter chez nous.

Les avions aujourd’hui volent plus haut que par le passé, les vols sans escale deviennent la règle et les durées de repos ont raccourci.

Autant de raisons de vérifier les effets des expositions aux rayonnements cosmiques et aux conséquences des décalages horaires.

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