Archives mensuelles : avril 2009

Grippe porcine "mexicaine" : le niveau d’alerte est remonté .

LES ARTICLES SUR LA GRIPPE PORCINE SONT DANS LA RUBRIQUE ACTUALITE

Continuer la lecture

Grippe porcine : le vaccin serait une denrée rare.

Si la décision de lancer la production d’un vaccin pandémique est prise, il n’y en aura pas pour tout le monde.
 
L’Organisation mondiale de la santé va décider prochainement si le monde va franchir une nouvelle étape dans la crise sanitaire actuelle. Déclencher la phase 5 de l’alerte, c’est arriver aux portes de la déclaration de pandémie.
C’est aussi, entre autres, se décider à lancer la production d’un vaccin.
 
Aujourd’hui, les sociétés capables de faire du vaccin anti-grippal pour ce qu’on nomme la grippe saisonnière, celle qui frappe en hiver chez nous, sont environ une quinzaine, mais seules cinq de ces sociétés pharmaceutiques ont une taille suffisante pour réagir rapidement.
 
Elles produisent environ 500 à 600 millions de doses de vaccins par an, un vaccin qui s’injecte en une seule fois.
 
S’il fallait produire du vaccin pour la grippe H1N1 de type porcin, il faudrait théoriquement vacciner le monde entier, soit 6 milliards d’individus.
 
On pense actuellement que ce vaccin devrait se faire avec non pas une mais deux injections.
 
Or, les capacités actuelles de production ne permettraient d’obtenir en urgence, c’est-à-dire en quatre mois, que 500 millions de doses, soit de quoi vacciner seulement 2501 millions de personnes.
 
Il y aura donc des choix drastiques à faire.
Il faudra également ne pas galvauder les traitements curatifs disponibles, le Tamiflu et le Relenza, car on pourrait en avoir bigrement besoin !
 
Alors, évitez de l’utiliser à mauvais escient et ne l’achetez pas sur Internet où on vend surtout des contrefaçons ou, pire encore, des produits sous-dosés en principe actif.
 
La meilleure façon pour le virus de développer des résistances et de s’ouvrir ainsi une voie royale mortelle.
 
Partagez:

Grippe porcine : des arguments écologiques mais pas logiques.

Si le virus de la grippe porcine est un amalgame de plusieurs autres virus, ce  n’est peut-être pas une raison pour le monde politique de faire, lui aussi, des amalgames.
 
Invité sur France 2 ce matin, Daniel Cohn-Bendit a expliqué que la crise actuelle était la résultante des pratiques d’élevages industriels et du recours massif aux antibiotiques dans ces mêmes élevages.
 
En ce qui concerne le premier point, nul ne peut, aujourd’hui, dire si les élevages industriels de la région de Vera Cruz, au Mexique, sont le point de départ de cette épidémie.
 
Mais il faut savoir qu’il n’y a nul besoin d’un élevage industriel pour qu’une menace de pandémie grippale se dessine.
 
Ainsi, l’Asie du Sud-est est un des lieux d’où l’on redoute voir partir une telle menace. Là-bas, bien souvent, les paysans ont quelques cochons et un peu de volaille, rien de gigantesque.
 
Mais ils ne peuvent empêcher les oiseaux migrateurs, porteurs de virus grippaux, de faire halte dans leurs fermes. Pas plus qu’ils n’ont les moyens d’héberger ailleurs que dans une pièce commune volailles et habitants, les cochons dormant tout près.
 
A moins d’une alliance plus qu’improbable entre écologistes et chasseurs, ces derniers étant chargés de tuer les migrateurs, je ne vois pas comment on peut se mettre définitivement à l’abri d’un risque grippal pandémique. Le cochon ne demande rien de mieux que de fabriquer un virus « cocktail » de virus humain, aviaire et porcin.
 
D’autre part, si les antibiotiques sont trop largement utilisés en élevage comme promoteurs de croissance, leur action néfaste s’exerce sur les bactéries, pas les virus.
 
Or, et à moins de changements dont je ne serais pas informé, la grippe a une origine virale.
Donc rien à voir avec des antibiotiques.
 
A priori, la campagne des élections européennes semble être tout sauf une sinécure. Les politiques pourraient peut-être s’y consacrer et laisser aux professionnels de santé publique le soin d’éclaircir les tenants et aboutissants de la crise sanitaire actuelle.
Partagez:

DESSIN DE LA BANNIERE

Le dessin de la bannière est une création originale de Bruno Pozzo, infographiste.

Partagez:

Grippe porcine : le niveau d’alerte revu à la hausse.

Le niveau d’alerte concernant la grippe porcine a été remonté..

Jusqu’à présent, le niveau d’alerte issu du Réglement sanitaire international plaçait le curseur à 3 sur une échelle allant jusqu’à 6. Six marque la pandémie, trois l’alerte pandémique.

les dernières constatations qui montrent que la transmission interhumaine du virus se fait de faàon « efficace » et soutenue font que l’organisation mondiale de la santé aréviséson niveau d’alerte.

Le nouveau niveau est de 4, toujours synonyme d’alerte pandémique et non de pandémie avérée. Ce niveau est encore susceptible de révision à la baisse.

Le passage au niveau 4 devrait s’accompagner de mesures d’informations plus strictes de la part des pouvoirs publics et, notamment de conseils aux voyageurs.

Ces derniers seront sans doute encouragés à utiliser des masques de protection lors des vols, masques de type FFP2, dont la durée de vie est limitée à 6 à 8 heures.

Ces masques seront aussi utiles en cas de séjouir dans des lieux très fréquentés.

L’opportunité d’un traitement préventif antiviral sera probablement aussi évoquée.

Ces mesures ont pour but de contenir l’évolution et la propagation de l’épidémie. Elles sont prises en suivant les recommandations de l’OMS et relèvent du bon sens.

De la prudence, donc et aucun affolement ni panique.

Partagez:

Grippe porcine : alerte mais pas pandémie.

Dans le contexte actuel de flambée épidémique de grippe porcine, l’Organisation mondiale de la santé estime que la situation relève désormais de l’urgence de santé publique de portée internationale. Cela mérite quelques explications.
 
 
 Que signifie « urgence de santé publique de portée internationale« 
 
Selon le Règlement sanitaire international (RSI), promulgué en 2005,  une urgence de santé publique de portée internationale est un événement de santé publique extraordinaire dont il est déterminé, par des procédures particulières:

(a) qu’il constitue un risque pour la santé publique dans d’autres Etats en raison du risque de propagation internationale de maladies; et

(b) qu’il peut requérir une action internationale coordonnée.

Afin d’assurer une communication adéquate et précoce avec l’OMS au sujet des urgences potentielles de santé publique, le RSI  comporte un instrument de décision  qui fixe les paramètres de notification à l’OMS de tous les événements pouvant constituer une urgence de santé publique de portée internationale sur la base des critères suivants:

(a) gravité des répercussions de l’événement sur la santé publique;

(b) nature inhabituelle ou inattendue de l’événement;

(c) risque potentiel de propagation internationale de l’événement; et/ou

(d) un risque de restrictions aux voyages ou aux échanges en raison de cet événement

 
 
L’OMS a, en outre, défini un certain nombre de phases dans le cadre de la surveillance des menaces pandémiques.
Nous sommes actuellement en phase 3, celui de l’alerte pandémique, mais pas en situation  de pandémie.
 
Selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé, un nouveau sous-type de virus grippal est à l’origine de maladies chez l’homme mais il ne se dissémine pas encore de façon efficace et durable
 
Si tel était le cas, nous serions placés au niveau maximum, c’est-à-dire 6 de l’alerte, celui de la pandémie avérée.
 
Il n’y a donc pas de pandémie grippale porcine actuellement.
 
 
 
 
 
  
 

 

 
 
Partagez:

Grippe porcine : pas de soucis pour les saucisses et quelques informations de base.

La bouffée épidémique de grippe porcine qui touche le Mexique et les Etats-Unis montre que la vigilance doit être de mise, sans pour autant sombrer dans la psychose.
 
Quelques faits d’abord. Le virus porcin en cause est de la famille des virus A et son « immatriculation » est H1N1.
 
Ces deux lettres caractérisent les particularités des protéines qu’il porte à sa surface : une hémagglutinine (H) et une neuraminidase (N).
 
Ce sont ces protéines qui lui permettent de se coller aux cellules respiratoires qu’il infecte et d’y entrer par effraction ensuite afin de s’y reproduire.
 
La particularité de ce virus d’après ce qu’en sait actuellement le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta, le célèbre CDC, est qu’il s’agit d’un virus porcin semblable à celui qui circule depuis 1999 aux Etats-Unis sauf pour deux genes qui sont également d’origine virale porcine mais du type rencontré en Europe et en Asie.
 
Ce virus est donc inhabituel dans sa présentation sur le continent américain.
Sa deuxième particularité c’est la facilité de transmission interhumaine.
 
Il a, en effet, été retrouvé dans des endroits et des familles où le dernier cochon vu l’a été sous forme probable de hot-dog !
 
ATTENTION : ne vous méprenez pas sur cette mauvaise plaisanterie. Je veux dire par là que le contexte n’a rien à voir avec l’Asie où il existe une promiscuité entre volailles, porcs et habitants des villages, les uns et les autres partageant souvent les mêmes pièces de la maison.
 
En aucun cas cela ne signifie qu’il y a un lien alimentaire. Je rappelle que la grippe est une infection respiratoire et uniquement cela.
Il n’y a aucun risque donc à consommer de la viande de porc. Et aucune raison de ne pas saluer votre charcutier.
 
Bonne nouvelle : les souches isolées outre-Atlantique sont sensibles à deux médicaments antiviraux l’oseltamivir et le zanamivir.
 
En revanche, la vaccination par du vaccin contenant la souche humaine A/H1N1, envisagée un temps par les Mexicains, n’a aucun intérêt direct car il n’y a pas de protection croisée.
 
Cet épisode nous montre que le virus grippal n’a pas renoncé à la guerre. La menace d’une pandémie n’est pas seulement théorique ou un gadget politico-journalistique.
 
Les efforts entrepris il y a trois ans lors des premières menaces ont été largement moqués et tournés en dérision par certains beaux esprits presque déçus de ne pas avoir vu arriver le pire.
 
Or, c’est la première fois que les pouvoirs publics et les agences sanitaires peuvent se préparer et tester des stratégies face à une menace de santé publique qui ne nous a pas encore frappés.
 
On n’a pas vu arriver le sida, par exemple. Là, on est en amont d’un risque qui n’est pas seulement statistique.
 
Il est important de pouvoir voir ce qui marche et ce qui pèche car au moment où le virus sera là, il sera trop tard pour les simulations.
 
L’avantage de pouvoir ainsi déclencher certaines procédures, même pour rien, c’est aussi de préparer la population et donc, a priori, d’éviter autant que faire se peut, les mouvements de panique.
 
Pour finir, permettez-moi d’insister sur le fait qu’il n’y a aucun risque de contamination alimentaire.
 
 Cochon qui s’en dédit !
Partagez:

Grippe porcine : ne jetez pas le jambon.

Tout est bon dans le cochon dit-on. Et ce n’est pas la menace de la grippe porcine qui devra vous faire oublier le jambon.
 
Sept cas de grippe porcine ont été recensés ces derniers jours aux Etats-Unis, aucun n’étant mortel. A son tour, le Mexique s’inquiète car une épidémie tardive de grippe sévit là-bas.
De nombreux prélèvements ont montré qu’il s’agissait de divers virus grippaux et para grippaux humains.
 
Mais quelques dizaines de cas d’atteintes respiratoires sévères ont conduit les autorités mexicaines à demander au Canada de procéder à des tests plus poussés au vu de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière.
A ce jour, seize cas de décès liés à la grippe porcine ont été dénombrés au Mexique.
 
Il n’est sans doute pas inutile de rappeler que la grippe est une maladie respiratoire et uniquement cela. Elle se transmet donc par voie aérienne uniquement, par des gouttelettes contentent le virus.
 
La grippe n’a jamais de cause alimentaire et il n’y a donc aucune raison de ne pas manger de porc si on le fait habituellement.
 
Il suffit de se rappeler la psychose qui a entouré la menace de grippe aviaire il y a deux ans pour rappeler cette vérité scientifique.
 
On ne contracte donc pas de maladie respiratoire par les aliments et si on a un doute, on les fait cuire !
 
Bon appétit.
 

TEXTE DU COMMUNIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DE LA SANTE

Direction générale de la santé
 
 
Paris, le 24 avril 2009
 
 
 
INFORMATION SUR LES CAS D’INFECTIONS RESPIRATOIRES
SURVENUES AU MEXIQUE
 
 
Les autorités sanitaires françaises ont été informées, ce jour, par l’organisation mondiale de la santé (OMS) de la survenue de cas groupés d’infections respiratoires sévères dans plusieurs villes du Mexique (800 cas dont 60 décès) depuis mars.
 
Par ailleurs, huit cas bénins de grippe liés au virus H1N1 ont été signalés aux Etats-Unis.
 
L’existence d’un lien entre les deux événements est possible.
 
 
Une réunion interministérielle a été organisée vendredi soir pour faire un nouveau point de situation et pour envisager les mesures à mettre en œuvre au niveau national.
 
D’ores et déjà, un certain nombre de mesures sont prévues :
-        recommandations à destination des Français résidant au Mexique,
-        conseils aux voyageurs,
-        activation dès demain du centre de crise du ministère de la santé et des sports afin de suivre l’évolution de la situation.
 
Un contact étroit est assuré par la DGS et l’INVS avec l’OMS ainsi qu’avec nos partenaires européens.
 
Aucun cas de grippe porcine (A/H1N1) touchant les humains ou de maladies respiratoires en lien avec de tels cas n’a été recensé à ce jour sur le territoire français.
 
 
  
Partagez:

Tabac : Coco et Tati punis, mais pas Lucky.

 

Ce n’est pas parce qu’elle est répétée à l’envi qu’une information est exacte. Faire croire que la cigarette de Lucky Luke a été retirée par mesure de censure est une grossière erreur.
 
En quelques jours, le « politiquement correct » aura frappé deux fois au moins. Et le non-fumeur viscéral que je suis trouve très idiote la décision de ne pas vouloir respecter la photo de Jacques Tati sur son vélo, pipe au bec. Heureusement que le talent de Macha Makeieff et son joli moulin à vent, ont permis de faire un joli bras d’honneur à la régie publicitaire de la RATP.
 
Ne pas vouloir d’une Audrey Tautou en Coco Chanel clope à la main est aussi une deuxième erreur, tant, hélas, la cigarette pour les femmes représentait à l’époque une transgression et donc une sorte de marque de fabrique du personnage.
 
Il n’en reste pas moins que les images de fumeurs dans les films ne sont pas sans conséquence sur le comportement des jeunes spectateurs vis-à-vis du tabac. Une étude publiée en septembre 2007 dans ‘Archives of Paediatrics and Adolescent medicine » et que j’avais rapportée dans un billet de ce blog montrait la relation entre films pour public averti, nombre de scènes avec cigarettes et adolescents fumeurs.
 
Mais, dans nombre de sujets et articles parus ces derniers jours, on ajoute le personnage de Lucky Luke, crée par Morris, au nombre des victimes du « politiquement correct ».
 
Or c’est faux ! C’est Morris lui-même qui, en 1983, décida seul de retirer le mégot de la bouche du « lonesome cowboy » et de le remplacer par un brin d’herbe.
 
Une décision qui lui valut, le 7 avril 1988 d’être récompensé à Genève au siège de l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS. Ce 7 avril 1988, Journée mondiale de la santé, avait comme thème la lutte contre le tabac, spécialement chez les jeunes.
 
Depuis, c’est le 31 mai qui est décrété Journée mondiale sans tabac par l’OMS.
 
Ce même 7 avril 1988, nous étions avec Roger Zabel à Genève également.
Roger, alors aux commandes de « Télématin » avait lancé, en direct un pari. Il allait s’arrêter de fumer et proposait aux téléspectateurs de faire de même. Un hebdo télé avait proposé un coupon d’engagement à ses lecteurs.
 
Plusieurs milliers de personnes ont décidé de suivre Roger. Mais l’honnêteté me pousse à dire que nous n’avons jamais su ou mesuré l’impact du défi !
Partagez:

Défense de l’hôpital public : unité ou patchwork ?

La défense de l’hôpital public réunit divers corps de métiers, mais certains avancent des revendications dont on saisit mal le lien avec le service public hospitalier.
 
Depuis quelques jours une rumeur court. Le gouvernement reviendrait sur le texte voté par l’Assemblée nationale et limitant la possibilité d’ouvrir plus largement le secteur 2.
Ce secteur est celui dit à « honoraires libres ». Les médecins qui y entrent restent conventionnés, mais ils prennent un dépassement d’honoraires pas pris en charge par l’assurance-maladie et peu ou pas pris en charge par les mutuelles.
 
Ce secteur pourrait à nouveau être ouvert aux futurs médecins spécialistes actuellement internes des hôpitaux, ce dont de félicitent leur syndicat et le porte-parole du Mouvement de défense de l’hôpital public, qui regroupe des médecins des hôpitaux parisiens.
 
La Mutualité française, elle, manifeste son mécontentement face à cette rumeur.
 
Je me pose, personnellement, une question toute bête. Actuellement un vaste mouvement se dessine qui veut protéger l’hôpital public de certaines menaces et c’est bien.
 
Mais que vient donc faire une revendication concernant les honoraires des médecins spécialistes libéraux dans un combat pour l’hôpital public ?
 
On me pardonnera, ou pas, l’image mais imaginerait-on des pilotes de l’armée de l’air se mettre en grève pour négocier leurs futures rémunérations quand ils seront employés par Air France ou une autre compagnie privée ?
 
Défendre l’hôpital public mérite qu’on parle de l’hôpital public et qu’on ne pollue pas ce mouvement par d’autres combats sans lien direct avec ce qui menace ces établissements.
 
Plus d’infirmières ou de brancardiers, des délais d’attente moindres aux urgences ou pour un rendez-vous en imagerie, tout cela n’a rien à voir avec l’ouverture du secteur à honoraires libres.
 
Un mouvement de défense qui ne serait qu’un agglomérat d’intérêts catégoriels prêts à se désolidariser pour peu que l’un obtienne quelques avantages n’est sûrement pas la meilleure façon de faire croire à une action unitaire pour le bien de tous et de chacun.
Partagez:
Page 1 sur 212