Archives mensuelles : mai 2009

GRIPPE A(H1N1) : L’OMS avait raison de décider de choisir le niveau 5 d’alerte.

LES SUJETS SUR LA GRIPPE A(H1N1) SONT DANS LA RUBRIQUE ACTUALITE

Continuer la lecture

Grippe A(H1N1) : le stock de vaccins est déjà quasiment épuisé avant d’avoir été fabriqué.

LES SUJETS SUR LA GRIPPE A (H1N1) SONT DANS LA RUBRIQUE ACTUALITE

Continuer la lecture

Cancer : traiter le sein et préserver le coeur.

LES SUJETS SUR LA GRIPPE A (H1N1) SONT DANS LA RUBRIQUE ACTUALITE

Continuer la lecture

Suicides en prison : Goethe, Werther et les medias.

 
 
 
S’il n’y avait pas les medias qui pourrait-on blâmer ? La presse est la cause de bien des maux si l’on en croit moult personnes. Et certains la rendent même responsable du taux anormalement élevé de suicides dans les prisons françaises.
Quel est le rapport entre Goethe, l’écrivain allemand et la situation dramatique que représentent les suicides dans les prisons françaises ?
La solution, il faut la chercher du côté de l’œuvre de l’auteur allemande «  les souffrances du jeune Werther », parait-il !
Cet ouvrage paru au dix-huitième siècle, fut un énorme succès à travers l’Europe. Le suicide du jeune héros entraina, dit on, de nombreux actes semblables chez les lecteurs.
En 1974, le sociologue américain  David Phillips forgea l’expression « effet Werther » pour qualifier ce phénomène de  psychologie sociale selon lequel la médiatisation d’un suicide entraînerait, par contagion, une vague de suicides dans la population. Perçu par les lecteurs comme une solution parmi d’autres à une série de problèmes personnels, le suicide serait ainsi en quelque sorte « légitimé » par les médias.
Au vu des données de Phillips, les psychologues sociaux Vincent Yzerbyt et Jacques-Philippe Leyens, chercheurs à l’université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique), formulèrent  le vœu que les responsables de télévision comme les directeurs d’école « soient davantage conscients de leurs devoirs d’information et de discrétion ».
 
Pourquoi cette longue digression ? Parce qu’il y a quelques mois, alarmée par le nombre de suicides dans les prisons françaises, le ministère de la justice forma une commission, spécialité française s’il en est, pour se pencher sur la question.
 
La commission était présidée par le Dr Louis Albrand, médecin psychiatre qui a refusé d’endosser la paternité du rapport final, estimant que ce qui était écrit n’avait pas de rapport avec ce que la commission avait dit et préconisé.
 
Il faut dire que la France détient le triste record de suicides en prison avec 17 décès pour 10 000 détenus, deux fois plus qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne et trois fois plus que l’Espagne , selon l’Union européenne.
 
Il y a eu 115 suicides en 2008, 96 en 2007, 93 en 2006.
On dépasse déjà les 50 depuis le début de cette année et on estime que les tentatives de suicide sont au nombre de 1200 chaque année.
Plusieurs membres de la commission Albrand partagent la colère du psychiatre et disent qu’ils ont eu beaucoup de difficultés à mener leur enquête, notamment pour colliger le nombre de suicides.
Mais le plus surprenant, hormis la colère de Louis Albrand, ce sont les causes avancées par certains participants de la commission, proches de l’administration.
Si l’on en croit les témoignages que nous recueillons en ce moment, l’explication de cette triste première place détenue par la France est à chercher dans les medias.
 
Quand la presse parle d’un suicide en prison, cela pousse d’autres prisonniers à passer à l’acte, accusent certains fonctionnaires, le fameux « effet Werther ».
Dire que cela est faux serait sans doute une erreur. Mais dire que cela suffit à tout expliquer serait une faute.
Plus de 63000 prisonniers dans un peu plus de 52000 places, des personnes dont la vie bascule parce que la détention préventive, normalement exceptionnelle, est tout sauf exceptionnelle, voila des raisons aussi fortes que le travail de la presse.
 
Imaginer un gamin de 17 ans qu’on va incarcérer peut-être pas toujours à bon escient et qui, contrairement à ce qu’il voit à la télévision dans les séries, ne va pas pouvoir appeler ses proches au téléphone plus d’une fois par mois, tout cela aide à « pêter les plombs ». Et la mort par suicide d’un adolescent en détention préventive laisse toujours une terrible sensation de malaise.
 
Se retrouver au « mitard », ces cellules disciplinaires qui parfois sont dans un état d’insalubrité inimaginable à notre époque, sans parler, sans voir personne, sans que personne ne vous adresse la parole, là encore, il y a des raisons de ne pas aller au mieux, psychologiquement.
 
Qu’on ne s’y méprenne pas, je n’oublie pas que les gens condamnés sont, pour la quasi-totalité des personnes ayant commis des actes parfois gravissimes et pas des enfants de chœur.
Mais, pour autant, la prison est censée être un lieu où, à côté de la peine infligée par la société eu égard aux fautes et crimes commis, existe une mission théorique de préparation à la réinsertion dans une vie qu’on souhaite normale.
 
Réapprendre à vivre, pas à mourir.
 
 
 
 
Partagez:

Hopital : un peu de magie pour échapper à la grippe.

Au milieu d’une actualité pas franchement drôle, il y a des ilots de sourire. Comme cette association « Magie à l’hôpital » faite de bénévoles et qui visitent les hôpitaux pédiatriques.
 
Ils ont tous un métier, comme Stéphane qui surveille, chez Gault et Frémont, les machines chargées d’imprimer les sacs qui enveloppent notre pain ou encore les boites des prochaines galettes des rois.
Eric est ingénieur commercial chez Air Liquide.
Avec une dizaine de leurs amis, ils offrent, chaque semaine, une demi-journée de leur temps pour aller pratiquer leur passion, la magie, dans les hôpitaux.
 
Et ce sont de vrais bénévoles, sans aucun contrat avec les établissements, sans statut d’intermittents du spectacle.
Stéphane, par exemple, travaille de 5 heures du matin à 13 heures sur ses machines et, dès 14 heures, habillé en costume de scène, il est à l’hôpital.
 
Cette association va, bien évidemment, dans les chambres des enfants pour les amuser, leur faire oublier un temps la maladie et la dureté des traitements, surtout dans les services où l’on reçoit des chimiothérapies anticancéreuses
 
Mais les magiciens organisent aussi des ateliers au cours desquels ils montrent et dissèquent leurs tours pour que les enfants puissent les faire devant leurs copains et leur famille. D’ailleurs « Magie à l’hôpital » leur offre le petit matériel et un livre de magie pour qu’ils s’entrainent au retour dans la chambre.
 
Des tours simples mais qui permettent aux petits malades de recevoir un diplôme de magicien.
 
Comme le dit Bertrand Girard, éducateur à l’hôpital Clocheville, au CHU de Tours, les enfants aiment cette animation car avec la magie c’est un peu de leur souffrance qu’ils veulent voir disparaitre.
 
En ces temps difficiles, l’association a un peu de mal à trouver de l’aide, même si beaucoup de sociétés ont choisi de les aider.
 
Alors, pour que l’aventure continue, ils proposent, sur leur site internet, d’acheter pour 15 euros un joli livre illustré qui raconte l’histoire de Magelys, une petite fille hospitalisée qui va vivre une aventure magique.
 
J’avais envie de vous parler d’eux et j’espère que vous aurez, à votre tour, envie de les aider en achetant cet ouvrage.
Car aider un enfant malade à sourire, c’est ce qu’il y a de plus magique.
 
 
SITE DE L’ASSOCIATION : www.magie-hopital.com
 
 
.
 
Partagez:

Grippe A(H1N1) : la mise en production d’un vaccin est imminente.

La production d’un vaccin contre la grippe pandémique A(H1N1) devrait commencer à la fin mai, selon l’Organisation mondiale de la santé.
 
L’OMS vient d’annoncer que la souche à l’origine de la situation actuelle est en train d’être préparée de façon à pouvoir être utilisée dans la préparation d’un vaccin.
 
Ces manipulations devraient être terminées à la fin mai. A ce moment, les industriels recevront la souche afin de la mettre en culture et entrer en production de masse.
 
Tous les fabricants de vaccins, les multinationales mais aussi des manufacturiers de pays tels le Brésil ou l’Inde ont été contactés par l’OMS.
 
Si elle débute vers la mi-juin, cette production pourrait permettre d’avoir les premières doses de vaccin à l’automne.
 
Il faudra alors procéder à de très rigoureuses évaluations sous forme d’essais cliniques sur des volontaires sains.
 
Ces études devront montrer une absence de toxicité du vaccin et son efficacité à susciter une production d’anticorps par l’organisme.
 
Cette réponse sera mesurée à des dosages différents. L’idéal est d’obtenir une réponse avec la dose la plus faible possible. On peut ainsi fabriquer des quantités d’autant plus importantes de vaccins que chaque seringue contiendra moins de  préparation vaccinale.
 
En fonction des capacités actuelles de l’industrie du vaccin, l’OMS compte sur une production de deux milliards de doses par an.
 
Deux ou trois inconnues subsistent, notamment sur les coûts et l’assurance de la mise à disposition universelle du vaccin.
 
Autre difficulté, non négligeable également, les chaines tournent actuellement pour faire le vaccin destiné à protéger de la grippe saisonnière de l’automne et de l’hiver 2009-2010. 
 

 

Il faudra, à un moment où à un autre, libérer des chaines pour faire la place à cette nouvelle production et, donc, se priver de vaccin saisonnier.
 
A moins d’un déclin rapide de la progression de l’épidémie dans les jours qui viennent, ce à quoi l’OMS ne croit pas, on s’achemine donc vers le lancement du vaccin contre le virus A(H1N1).
 
 
PREMIERS CAS EN FRANCE
 
 
Ca y est, et c’était prévisible, trois personnes rentrées ces derniers jours du Mexique ont contracté la nouvelle forme de grippe.
Leur état de santé n’est pas sérieux et comme ils ont été traités à temps , les antiviraux ont pu jouer leur rôle.
 
Premiers cas, sûrement pas les derniers et il n’est pas impossible que comme dans d’autres pays, il y ait des personnes atteintes sans qu’elles aient voyagé au Mexique. Le contact avec des personnes revenant de ce pays peut suffire, dans certaines circonstances, à aider à la propagation du virus.
 
La bonne nouvelle c’est que les tests vont devenir de plus en plus précis ces prochains jours, accélerant par là même les diagnostics et les infirmations.
 
Partagez:

Nouvelle grippe, nouveau nom.

LES SUJETS GRIPPE SONT DANS LA RUBRIQUE ACTUALITE

Continuer la lecture

Page 2 sur 212