Une souche pas très vaillante, deux injections, une sécurité des essais assurée, telles sont les dernières nouvelles du front concernant le vaccin contre la grippe A(H1N1).
C’est le 28 septembre qui a été choisi par les pouvoirs publics pour que tout soit en ordre de bataille pour le plan de vaccination contre le virus de la grippe pandémique.
Mais le 28 septembre,
Chez les producteurs de vaccins selon la méthode traditionnelle, c’est-à-dire à partir d’œufs de poule embryonnés, les rendements sont très inférieurs à ceux obtenus pour la production de vaccin saisonnier.
Pour avoir un ordre d’idée, là où on produit cent litres de vaccin avec les souches saisonnières, on obtient seulement trente litres avec la souche A(H1N1).
Autre confirmation : le schéma vaccinal reposera sur non pas une mais deux injections, espacées de trois semaines. Un schéma qui avait déjà été évoqué lors de l’émergence de la souche H5N1 en 2005, lors de l’arrivée de la grippe aviaire.
Cette double injection tient au fait que face à une souche nouvelle d’origine porcine, la réponse immunitaire chez l’être humain risque d’être très insuffisante si on n’injecte qu’une dose.
Cette nécessité de faire deux doses va donc, de fait, donner la possibilité de vacciner deux fois moins de monde à quantité de vaccin égale.
Concernant la sécurité de la mise au point du vaccin, beaucoup de choses sont dites et les « marchands de peur » sont entrés en action !
Les autorités sanitaires européennes et nationales exigent les mêmes mesures de sécurité que pour le vaccin saisonnier.
On ne peut pas raccourcir les délais de fabrication, comme le laissent entendre certains « experts ». Un processus industriel comme celui-ci n’est pas modifiable. C’est comme si on décidait qu’une grossesse devrait durer six mois au lieu de neuf !
Les essais menés à partir des premiers lots cliniques ont commencé depuis un mois environ. Les premiers résultats commencent à entrer dans les ordinateurs des autorités sanitaires.
La seule différence avec le vaccin saisonnier c’est que ces autorités ont accepté de recevoir et d’analyser les données au fur et à mesure que les résultats sont connus. Avec les vaccins saisonniers, tout était examiné une fois l’ensemble des mesures effectuées.
Cet examen étalé permettra, éventuellement, de donner un feu vert plus rapide sir les données de sécurité sont parfaitement remplies.
La seule question en suspens reste la définition de la stratégie vaccinale. Il semble peu probable de reproduire à l’identique ce qui se fait pour la grippe saisonnière.
Enfants et femmes enceintes devraient être concernés de façon privilégiée, voire prioritaire.
Réponse dès la semaine prochaine.








