C’est demain que débutera officiellement la campagne de vaccination contre le virus A(H1N1) dans les hôpitaux.
Premiers concernés, les personnels hospitaliers œuvrant dans les services de réanimation néonatale et pédiatrique.
Ces services risquent, en effet, d’être sollicités plus qu’à l’ordinaire en cas de développement de la propagation du virus car les enfants et les nourrissons sont particulièrement concernés par cette forme de grippe.
Suivront les autres professionnels de santé, soignants et aides-soignantes ainsi que celles et ceux qui exercent en libéral, notamment les infirmières qui vont au domicile de leurs patients et, bien sûr, les médecins de famille.
La troisième position des priorités est donnée aux femmes enceintes à compter du deuxième trimestre de grossesse.
Il y a une certaine incertitude quant à savoir où se placent les 50 000 personnes décrites comme essentielles, indispensables et irremplaçables dans notre société : contrôleurs aériens, responsables des centres de commandements SNCF, RAZTP, responsables de la sécurité des ouvrages de type viaduc de Millau ou tunnel du Mont-Blanc
Le ministère de la santé ne les a pas sur sa liste, alors que les ministères des transports et de l’Intérieur aimeraient bien les voir y figurer très haut !
Une ou deux injections ?
Officiellement, et sur la base de ce qu’on avait évalué dans le cadre de l’épidémie de grippe aviaire en 2005, on partait sur 2 injections.
Mais les premiers résultats des vaccins, avec ou sans adjuvants, montrent qu’avec une seule injection la production d’anticorps est assez élevée pour assurer une protection efficace.
Concernant les types de vaccins, les femmes enceintes et les enfants en bas àge recevront des vaccins sans adjuvant..
Sur le sujet des adjuvants voir l’article du blog consacré à ce thème et lire ,en anglais, le document de l’EMEA, Agence européenne du médicament.
Dans dix jours, l’OMS réunira une commission d’experts qui donnera un avis quasi-définitif.
Puis l’EMEA, l’Agence européenne de sécurité sanitaire des médicaments tranchera et son avis sera repris par l’AFSSAPS, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
On s’oriente donc vers une seule injection, sauf pour les enfants de moins de dix ans pour lesquels on devrait recourir à deux injections espacées de trois semaines.
Dernier point : toutes ces vaccinations reposent sur le volontariat. Nul ne pourra être vacciné sous la contrainte.








