Archives quotidiennes : 28 décembre 2009

Johnny Hallyday : la mission des experts va au delà de ce qui s’est passé lors de l’intervention.

La mission confiée aux experts commis par la justice pour examiner le cas Hallyday va couvrir un large domaine. Il n’est pas certain que ce qu’est ce que l’entourage souhaitait.
 
Les deux experts désignés par le juge sont le Pr Marc Tadié, neurochirurgien au CHU Bicêtre et le Dr Bertrand Gachot, un spécialiste en maladies infectieuses et qui exerce à l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif. Il a publié récemment un ouvrage sur les infections nosocomiales.
 
On sait que la famille Hallyday et son entourage mettent en cause le Dr Stéphane Delajoux, le neurochirurgien qui a opéré le chanteur. Comme je l’ai dit il y a quelques jours, l’intervention n’a pas été une cure de hernie discale. Il s’est agi d’une cure de « canal lombaire étroit », c’est-à-dire un geste pour élargir le canal contenant la moelle épinière.
Le chirurgien a enlevé une partie de l’arc postérieur d’une vertèbre lombaire.
 
Comme on peut l’imaginer, la justice veut savoir ce qui s’est passé. Savoir pourquoi, par exemple, une infection est survenue et pourquoi elle a pris un tour aussi dramatique.
 
Car les choses pourraient être moins simples que ce qui a été dit par l’entourage du chanteur.
La justice souhaite, en effet, élargir la période d’investigation.
Ainsi, dans l’ordonnance fixant la mission des experts des experts, il est précisé qu’ils devront étudier tous les facteurs pouvant être intervenus dans la survenue de l’infection et avoir accès aux prescriptions médicales faites au chanteur avant et après l’intervention.
 
Les Hallyday doivent leur remettre immédiatement les documents médicaux et paramédicaux relatifs aux soins reçus aux Etats-Unis.
 
De même, ils devront pouvoir avoir accès à tous les actes médicaux, chirurgicaux et radiologiques remontant au 1er janvier 2008.
 
Cela inclut donc l’intervention subie en juillet dernier par Johnny Hallyday à l’hôpital Américain de Neuilly. Il s’agissait, selon la version officielle, de procéder à l’ablation d’un polype colique cancéreux.
Les experts pourront alors constater si telle est bien la réalité. Une pathologie plus importante ayant pu entraîner un geste plus lourd pourrait expliquer, par exemple, que les défenses immunitaires du chanteur soient altérées.
 
Le juge demande également aux experts, s’ils estiment cela pertinent, de se pencher sur les modes de vie et habitudes de Johnny Hallyday avant et après l’intervention.
 
En termes polis et pesés, cela recouvre l’hygiène de vie de la rock star. Plus précisément son problème avec l’alcool dont sa femme disait dans le magazine « Elle » du 11 décembre 2009 qu’il faisait partie des « démons » qu’elle n’avait pu l’aider à « dompter ».
 
Les experts ont jusqu’au mois de juillet pour rendre leur rapport dont on imagine qu’il sera attendu par les deux parties avec impatience, notamment du côté des Hallyday étant donné le montant des sommes en jeu à la suite des annulations de la tournée.
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