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Archives mensuelles : avril 2010
Cancer de la prostate avancée : un "vaccin "thérapeutique apporte un peu d’espoir.
Un nouveau traitement ne faisant pas appel à la chimiothérapie vient de connaître un succès très relatif dans les formes avancées de cancer de la prostate.C’est ce que montrent les résultats d’une étude présentée hier au congrès de l’Association américaine d’urologie, l’AUA.
Ce nouveau traitement, improprement qualifié de vaccin est, en fait, une immunothérapie. Le principe consiste en un premier temps à récupérer des globules blancs du patient.
On sélectionne alors dans cet amas cellulaire un type particulier de cellules : les cellules dendritiques (DC). A l’état naturel, ces cellules sont dites « présentatrices d’antigènes ». Cela signifie que lorsqu’un corps étranger, virus, bactérie, pollen, entre dans l’organisme, il est démonté en petits fragments et que ces fragments vont être captés par les CD qui vont les arborer à leur surface. Les lymphocytes T, nos policiers patrouilleurs les identifient, les photographient et lancent les commandos de défense à l’attaque de tout ce qui contient le même motif, c’est-à-dire l’antigène de surface.
La cellule cancéreuse est, de fait, un corps étranger également. Les antigènes synthétisés par cette cellule peuvent donc être utilisés comme « indices » pour la détruire.
Le principe du traitement élaboré par la société Dendreon a donc consisté à mettre en présence les DC du patient avec une substance particulière, une protéine baptisée PAP (phosphatases acides prostatiques). Le taux de PAP est particulièrement élevé dans les cancers de la prostate évolué, ceux avec des métastases.
Ces cellules ainsi « chargées » sont injectées à trois reprises au patient. Présentes dans la circulation sanguine, elles vont être repérées par les cellules T qui vont alors lancer l’attaque contre toute structure hébergeant de la PAP.
La préparation obtenue est le sipuleucel-T avec le nom commercial de PROVENGE®
Elle a été évaluée dans le cadre d’un essai contre placebo, IMPACT (IMunotherapy for Prostate AdenoCarcinoma Treatment) sur 512 patients dont le cancer ne répondait plus au traitement hormonal.
Au terme de l’essai, la médiane de survie était supérieure dans le groupe Provenge par rapport au groupe placebo : 25,8 mois contre 21,7 mois.
La médiane de survie indique le nombre de mois au bout desquels la moitié des patients est décédée.
A trois ans, le nombre de patients vivants était de 31,7 % dans le groupe vacciné contre 23% dans le groupe placebo, soit un gain de 38 %.
Par rapport au placebo, Provenge a réduit le risque de décès de 22,5 %, soit juste au dessus de la limite de 22 % fixée par les autorités sanitaires américaines.
Ce dernier résultat a été à l’origine d’un coup de folie sur le marché boursier américain. Le titre est passé en une séance de 23$ à 7,50$, les analystes estimant que la FDA, l’agence sanitaire américaine n’accepterait pas d’autoriser la mise sur le marché du produit. Puis, dans les heures qui ont suivi, le titre a repris 13$.
Provenge est-il un produit miracle ? Sûrement pas. Il a été bien toléré, n’entrainant que des maux de tête et des frissons, mais il ne fait pas mieux qu’un nouvel anticancéreux, le cabazitaxel que nous avons évoqué ici.
Il est surtout très onéreux, environ 100 000 dollars par patient et suppose que chaque échantillon sanguin soit traité à Seattle, chez Dendreon.
Mais cette étude montre tout le potentiel des cellules dendritiques et de l »immunothérapie qui tardent à concrétiser tous les espoirs mis en cette méthode depuis des années aussi bien pour le mélanome que pour les cancers du sein et le traitement de l’infection par le virus VIH.
Des conserves de haricots verts toxiques chez Leclerc et U ?
La Direction générale de la santé, DGS, alerte les médecins
Suite à l’intoxication de deux personnes par Datura stramonium , une procédure de retrait des boites de conserve de haricots verts des marques U et Notre Jardin distribuées dans les enseignes U et LECLERC a été mise en œuvre par les distributeurs.
Les produits incriminés ont été distribués dans les magasins de ces deux enseignes au niveau national. Il est possible que les investigations en cours conduisent à l’identification d’autres marques susceptibles d’être concernées par ce risque de contamination.
La Datura stramonium, ou stramoine est une plante très répandue et très toxique. Sa consommation peut entrainer des troubles sévères en raison de la présence de trois substances alcaloïdes : l’atropine, la scopolamine et l’hyoscyamine.
Ces substances peuvent entrainer ce qu’on appelle un syndrome anticholinergique dont les signes sont, entre autres, une dilatation de la pupille dite mydriase aréactive, une sécheresse de la bouche et des yeux, des troubles de l’accommodation, une rougeur de la peau et du visage, une rétention urinaire (difficultés voire impossibilité pour uriner). On peut aussi constater de la fièvre, un pouls très rapide, une agitation et des hallucinations.
Face à ces symptômes et s’il y a eu consommation de haricots verts en conserve, il est important d’alerter le 15 afin de faire hospitaliser la personne en n’oubliant pas de signaler la consommation des légumes en conserve.
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Le patient, son psy et internet : les thérapeutes doivent-ils fermer leur Google ?
Lire ICI une information importante concernant la crème Parfenac.
Parfenac : demande de retrait du marché
Les autorités sanitaires européennes ont demandé à ce que les spécialités contenant du bufexamac soient retirées du marché.
En France cela concerne la crème PARFENAC ®.
Un certain nombre d’accidents, dont certains assez graves amènent à cette décision.
Les autorités sanitaires demandent donc aux personnes qui ont chez elles ce produit de ne plus l’utiliser, notamment pour traiter des lésions de la peau comme de l’eczéma.
Il faut demander à votre médecin de vous conseiller ou de vous prescrire un autre produit ne contenant pas de bufexamac.
Cancer : De meilleurs résultats gràce aux dépistages et aux traitements.
On appelle cela une estimation de la survie à cinq ans. Derrière ce terme, l’Institut national du cancer, l’INCa, dresse un tableau du devenir global de ces tumeurs, localisation par localisation. Un tableau global à ne pas prendre pour un pronostic individuel.
Incontestablement les choses vont mieux. Même si on est encore loin de l’objectif de la guérison d’un cas sur deux.
Il y pourtant un certain nombre de tumeurs, 42 %, pour lesquels la survie à 5 ans concerne au moins 80 % des patients.
Au premier rang, les cancers du sein et les mélanomes, deux cancers qui ont bénéficié des campagnes de dépistage. On trouve de plus en plus de petites tumeurs du sein plus accessibles aux traitements, chirurgie et radiothérapie plus ou moins chimiothérapie.
Pour le mélanome, les campagnes d’informations et le fait que les médecins prennent l’habitude de regarder la peau sous toutes ses coutures aide aussi à des diagnostics précoces.
Dans d’autres cas, la prostate, le cancer du testicule, ce sont la combinaison des traitements qui ont changé les choses.
Pour la leucémie lymphoïde chronique et la maladie de Hodgkin ce sont également les traitements qui ont changé la donne.
Mais il y a aussi des zones d’ombre. On meurt encore trop de cancer du col de l’utérus. Neuf cas sur dix pourraient être évités si, on dépistait correctement les lésions.
Pour le cancer du colon et du rectum, le test de recherche de sang dans les selles est un progrès mais un test plus simple aiderait encore plus.
Il y a enfin les tumeurs pour lesquelles il n’y a pas vraiment de progrès : le poumon et la vessie par exemple. Deux cancers directement liés à la consommation de tabac.
Le cancer de l’œsophage également où la conjonction tabac et consommation excessive d’alcool est un facteur de très haut risque. Le cancer primitif du foie, l’hepatocarcinome peut être la conséquence d’une infection chronique par les virus des hépatites B et C et également d’une alcoolisation excessive.
On peut donc encore largement progresser en matière de prévention et en matière de dépistage. Ainsi, pour le sein, on est à peine au dessus de 50 % de femmes dépistées alors qu’il faudrait atteindre 70 %.
En matière de traitement, les progrès de la radiothérapie sont considérables. Pour les médicaments, il y a déjà 200 autorisations de mise sur le marché et 800 molécules sont en développement.
Toutes n’aboutiront pas à la fabrication d’un nouveau médicament, mais les progrès sont patents chaque jour, notamment avec l’avènement de la médecine personnalisée, comme la récente étude BATTLE sur le cancer du poumon.
Espoirs, zones d’ombre et aussi grandes inégalités et disparités sur le territoire français.
Le plan Cancer 2 est censé les atténuer. On espère qu’il y parviendra.
Dans la rubrique CANCER de ce blog, vous pouvez retrouver un certain nombre d’informations et, notamment, comment reconnaitre un grain de beauté suspect.
Le document de synthèse de l’INCa peut être téléchargé au bas de CETTE PAGE
Cancer du poumon : Battle, une avancée dans la guerre contre les formes avancées.
C’est un concept de plus en plus présent en cancérologie : le traitement personnalisé. Il s’agit d’adapter le traitement aux caractéristiques de la tumeur. Un nouvel exemple vient d’en être donné dans le cancer du poumon.
L’étude BATTLE qui vient d’être présentée à Washington lors de la 101ème session de l’AACR, l’association américaine de recherches sur le cancer, va, sans doute, marquer un moment important de la cancérologie.
Cette étude, de phase 2, a concerné des patients atteints de cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules, le CPNPC, qui représente 80 % des cancers pulmonaires.ces patients étaient en échec thérapeutique avec la chimiothérapie traditionnelle.
L’originalité de cette étude est qu’elle a consisté à rechercher des modifications biologiques des tumeurs et de prescrire le traitement à chaque patient en fonction de l’anomalie constatée.
Autre originalité de cette étude, les patients ont accepté de subir une nouvelle biopsie afin de procéder à des examens sophistiqués sur leurs tumeurs, à la recherche de bio-marqueurs.
L’étude a porté sur 4 bio-marqueurs avec, au total, onze anomalies mesurables :
EGFR (mutation, amplification ou polysomie),
VEGFR (amplification),
KRAS et BRAF ( mutations)
3 RXR/Cycline D1.(immunohistochimie et amplification)
Une cinquième classe de patients sans aucun marqueur a été également instituée.
Dans un premier temps les patients ont été répartis en quatre groupes de traitement. Erlotinib (E) Vandetanib (V)
Sorafenib(S), Erlotinib + Bexarotene (E+B).
A noter : seul E est un traitement homologue actuellement dans le cancer du poumon avancé.
Au bout de quelques semaines on a regardé, grâce aux nouvelles techniques d’imagerie, comment répondaient les tumeurs.
On a pu ainsi créer des catégories qui ont servi à diriger les nouveaux patients inclus dans l’étude vers un traitement en fonction de la meilleure réponse constatée par rapport au bio-marqueur identifié.
Erlotinib (E) pour EGFR
Vandetanib (V) pour VEGFR
Sorafenib(S) pour KRAS
Erlotinib + Bexarotene (E+B) pour RXR/Cycline D1
L’objectif principal de l’étude était de mesurer le taux de contrôle de la maladie, c’est-à-dire la non progression des lésions. Le taux retenu était de 30 %.
En fait, ce taux a été de 46 %, mieux donc qu’escompté.
Le meilleur taux, 58 %, a été obtenu dans le groupe porteur d’une mutation KRAS recevant le sorafenib, Cette même molécule a donné également les meilleurs résultats dans le groupe sans marqueur spécifique. Elle a été aussi plus efficace chez les patients non mutés EGFR et chez ceux porteurs d’une polysomie EGFR
Le sorafenib, rappelons, le n’est pas autorisé actuellement pour traiter le cancer du poumon. Mais on voit combien il sera intéressant, chez des patients porteurs de la mutation KRAS par exemple, d’évaluer cette molécule.
En cas de mutation d’EGFR, c’est l’erlotinib qui améliore la situation. le vandetanib également mais dans une moindre mesure. Mais quand il s’agit d’une amplification, c’est-à-dire une forme de surexpression, c’est la combinaison E+B.
Une combinaison également efficace pour la mutation touchant la Cycline D1.
E et V se retrouvent aussi lorsqu’il y a amplification de VEGFR.
BATTLE n’a pas été menée dans le but de changer la façon dont on traite les cancers du poumon avancés. Cette étude a été construite pour essayer de voir si on peut guider les traitements en s’appuyant sur les anomalies des divers circuits qui commandent le fonctionnement des cellules cancéreuses.
Il y a près de 800 molécules actuellement en développement pour attaquer chaque nouvelle anomalie décelée dans un circuit de commande.
On pense ainsi pouvoir arriver à mettre en place des thérapies guidées par la biologie de la tumeur, au plus près donc de la réalité de la cellule cancéreuse.
En France, une dizaine de centres pilotes seront bientôt officiellement certifiés qui méneront ainsi des études sur des molécules innovantes.
Car, aujourd’hui, même s’il n’y a pas de miracle à attendre, le fait d’être en échec thérapeutique après une ou plusieurs lignes de traitement ne signifie pas que tout est persu, au contraire.
Titre de l’abstract :
Edward S Kim et al.
The BATTLE trial (Biomarker-integrated Approaches of Targeted Therapy for Lung Cancer Elimination): personalizing therapy for lung cancer
LB-1. AACR 101st annual meeting 2010
Nuage volcanique : les avions sont cloués au sol et les "experts" ne volent pas haut.
Le point sur les informations sanitaires concernant le nuage est à lire ICI
Nuage volcanique : les voies aériennes humaines aussi sont concernées.
Contrairement à celui de Tchernobyl, le nuage islandais ne devrait pas s’arrêter officiellement à nos frontières !
Mais on ne sait pas encore si cela aura des conséquences sanitaires.
Pour l’instant, ce que l’on sait c’est que ce sont de grosses particules qui sont en suspension plusieurs kilomètres au-dessus de nos têtes. Des particules de silice de tailles variables, de l’ordre de quelques microns, c’est-à-dire des millièmes de millimètres.
Au-delà de 10 microns, ce qu’on appelle des PM10, ces particules sont arrêtées par les tissus des fosses nasales et de descendent pas dans les bronches.
Mais en retombant, les particules vont se fractionner et c’est là que les systémes de surveillance sanitaire vont devoir jouer à plein.
Si ces particules sont, en effet, d’une taille inférieure à 2,5 microns, elles peuvent alors diffuser largement dans notre arbre respiratoire et atteindre les bronches les plus fines, les bronchioles.
Le risque de développer des atteintes respiratoires est alors non négligeable chez des sujets fragiles, les jeunes enfants, les asthmatiques, les personnes atteintes de broncho-pneumopathie obstructive chronique ou BPCO.
Dans ce cas, on se retrouvera face à ces PM2.5 dans le même contexte que dans une pollution industrielle avec les mêmes recommandations : éviter les efforts intenses en plein air et limiter au maximum les déplacements des personnes fragiles et des enfants.
PRUDENCE, PRUDENCE
Attentio,à ne pas mettre sur le dos du nuage ce qui n’a pas de rapport avec lui.Les pollens attaquent et , notamment, au desuus d’une ligne Bordeaux-grenoble on trouve une grande prolifératuion de pollens de bouleau.
Il y a aussi les cyprès au sud et les charmes également.
A l’ouest du nouveau, avec l’arrivée des pollens de graminées.
Donc les nez qui coulent, les yeux rouges et les crises d’asthmes actuelles ou à venir ce week-end ne sont pas encore le fait du nuage islandais.
Sclérose en plaques / SEP : Nouveaux résultats positifs pour le fingolimod au congrès de l’AAN.
C’est à nouveau une nouvelle intéressante et plutôt encourageante dans la quête de traitements efficaces pour lutter contre la sclérose en plaques (SEP). Présentés hier à Toronto, au Canada lors du congrès de l’Académie américaine de neurologie, les résultats de l’étude FREEDOMS montrent que le fingolimod réduit le risque de poussées et limite les lésions cérébrales inflammatoires.
L’étude de phase 3 a comparé le fingolimod à un placebo. Le fingolimod a été utilisé sous deux dosages différents, 0,5 mg et 1,25 mg une fois par jour.
Ce sont 1272 patients âgés de 18 à 55 ans qui ont ainsi été traités, des patients qui avaient eu au moins une poussée dans l’année précédente ou au moins deux poussées dans les deux ans.
Le suivi a duré 24 mois et l’efficacité du traitement été jugée principalement sur le taux annualisé de rechutes et, secondairement, sur la progression du handicap sur trois mois appréciée sur une échelle spécifique.
Au bout de deux ans, 81 % des patients ont pu être évalués.
Par rapport aux patients recevant le placebo et qui ont eu un taux de rechute annualisé de 0,4, les patients recevant le fingolimod au faible dosage ont eu 54 % de rechutes en moins (0,18) et ce taux a été abaissé de 60 % (0,16) pour ceux prenant le dosage à 1,25 mg.
La progression du handicap était réduite d’environ 40 % pour les patients sous fingolimod par rapport au groupe placebo.
Au terme des deux ans de suivi, 75 %des patients traités n’avaient eu aucune rechute alors qu’ils n’étaient que 46 % dans le groupe placebo.
Ces bons résultats cliniques ont été corrélés par une étude d’imagerie par résonance magnétique, IRM.
On a constaté ainsi que l’activité inflammatoire cérébrale, mesurée par la progression de lésions dites T2 était moindre chez les patients traités, La moitié d’entre eux n’avait aucune nouvelle lésion alors que dans le groupe placebo la même situation n’était constatée que chez 21 % des patients.
Ces résultats encourageants doivent, comme d’habitude, être examinés soigneusement. Le contexte d’un essai clinique n’est pas toujours celui de la « vraie vie ».
Mais il n’empêche que les résultats des essais avec le fingolimod et également avec la cladribine montrent que la recherche sur la SEP n’est pas inactive.
D’autre part, des modèles expérimentaux permettent de mieux apprécier quels seront les patients qui répondront correctement au traitement de référence par l’interféron beta-1a.
Autant de raisons pour les femmes et les hommes touchées par cette maladie de continuer à se battre courageusement malgré les rechutes et les soucis du quotidien.
L’horizon s’éclaircit un peu plus chaque jour.
Référence des présentations :
Ludwig Kappos et al.
[S11.004] Oral Fingolimod (FTY720) vs Placebo in Relapsing-Remitting Multiple Sclerosis: 24-Month Clinical Efficacy Results from a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Multicenter Phase III Study (FREEDOMS)
Ernst-Wilhelm Radue et al.
[S11.005] Oral Fingolimod (FTY720) Reduces Inflammatory Activity vs Placebo in Relapsing-Remitting Multiple Sclerosis: 24-Month MRI Results from a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Multicenter Phase III Study (FREEDOMS)
Les abstracts sont accessibles sur le site de l’AAN.
Ces deux abstracts ont été présentés le 13 avril lors de la session plénière « MS Clinical trials 1 » consacrée à la SEP (MS en anglais)
Grippe A(H1N1) :la vaccination n’a pas entrainé d’augmentation de cas de syndrome de Guillain-Barré, bien au contraire.
Le nombre de cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) a té très faible aux Etats-Unis suite à la vaccination contre le virus A(H1N1). Une information qui concorde avec les données recueillies en France.
Présentées ce soir lors du congrès de l’Académie américaine de neurologie, l’AAN, les données proviennent du VAERS, le registre américain des effets indésirables liés aux vaccins.
Au total, sur cent millions d’Américains ayant reçu ce nouveau vaccin, on a rapporté 35 cas de SGB, soit 3,5 cas pour dix millions de personnes.
Pour cette même année, le report de cas de SGB après vaccination contre la grippe saisonnière a été de 7,3 cas pour dix millions.
Rappelons que ces données n’impliquent pas un lien de cause à effet systématique.
En France, à la fin février, on notait 5 déclarations de SGB pour 5,7 millions de personnes vaccinées, aucun de ces cas ne pouvant formellement être relié à la vaccination.
Dans l’Union européenne, on a notifié 49 cas pour près de 49 millions de personnes vaccinées, soit un cas pour un million à rapporter à la fréquence hors vaccination estimée à 1,8 pour cent mille habitants.
Cette survenue de SGB doit être comparée au nombre de cas qui affectent la population générale chaque année, hors de toute campagne vaccinale. Le taux est de 1 à 4 cas pour cent mille personnes aux Etats-Unis. En France on estime cette fréquence dans les mêmes eaux, à environ 2,5 pour cent mille.
Les causes les plus fréquemment évoquées dans la survenue du SGB sont les infections virales et bactériennes, notamment digestives et respiratoires. Le virus grippal est souvent mis en cause ainsi qu’une bactérie responsable de troubles gastro-intestinaux, Campylobacter jejuni.
On voit donc que le vaccin contre le virus A(H1N1) n’a pas provoqué de poussées de syndrome de Guillain-Barré, contrairement à ce qu’annonçaient divers « experts ».
Référence de l’étude et sources de données :
Lire l’abstract de la présentation de Nizar Souayah
P02.293 – “Guillain-Barre Syndrome after H1N1Vaccination in the United States: A Report from the CDC/FDA Vaccine
Adverse Event Reporting System. (2009)” – Nizar Souayah, Westfield, New Jersey
Lire le dernier bulletin de pharmacovigilance de l’Afssaps sur les données françaises au 28 février 2010.
Lire le dernier bulletin de l’Agence européenne du médicament sur les effets secondaires rapportés dans l’Union européenne au 8 avril 2010








