L’autorité de Sureté Nucléaire, ASN, tire la sonnette d’alarme sur les risques d’irradiations liés à l’utilisation des appareils de tomodensitométrie, autrement dit les scanners. Et elle a bien raison !
Pour parler simple un scanner ce n’est pas une cabine de Photomaton !
Quand on fait un scanner des poumons par exemple, la dose de rayons X reçue par le patient est de 10 à 100 fois plus importante que celle d’une radio pulmonaire.
Et un scanner qui examine le thorax l’abdomen et le bassin c’est en terme de dose l’équivalent de ce qui est autorisé pour un travailleur du nucléaire en un an.
Autre exemple, l’examen du foie va nécessiter un passage avant injection, puis au temps de remplissage des artères, puis des veines, puis après la vidange.
Et il y a la question de la répétition des examens qui se pose également. Les doses reçues à chaque examen sont notées sur le compte-rendu du médecin. Mais, faute de dossier qui suit le malade, certaines personnes cumulent, en un an, dix fois la dose admissible pour un travailleur du nucléaire.
Et à 200 milliSievert, on sait que les anomalies moléculaires déclenchées peuvent, au bout de quelques années, entrainer l’apparition d’un cancer.
Il faut donc apprendre à ne pas abuser de ce genre d’examens et ce n’est pas simple. Il y a d’abord l’offre qui s’est accrue ces dernières années, avec des appareils de plus en plus performants, capables de travailler l’image en couleur et en 3D.
Mais il s’agit de surveiller des patients, pas de faire des expositions de tableaux !
Il y a aussi la recherche d’une sécurité qu’on croit absolue grâce à l’imagerie.
Le meilleur exemple c’est la migraine. Cette affection très courante correspond à un tableau clinique assez précis. Les médecins peuvent disposer d’une grille de symptômes et avec un simple interrogatoire du patient, peuvent, en vingt à trente minutes, obtenir suffisamment d’informations pour arriver au diagnostic de migraine vraie.
Pourtant, la majorité des migraineux vus dans les services spécialisés arrivent avec des dossiers épais incluant au moins un scanner. Un examen fait pour éliminer une éventuelle tumeur cérébrale. Sauf que les signes d’une telle tumeur n’ont pas les mêmes caractéristiques que dans la migraine. Mais c’est un peu la tendance ‘ ceinture et bretelles’ qui prédomine, la volonté de ne rien manquer !
Dans un certain nombre de cas, quand l’imagerie est nécessaire, l’IRM peut rendre les mêmes services, même si l’image est un peu moins belle parfois. Et l’IRM n’émet pas de rayons X.
C’est pour cela qu’il faut privilégier cet examen chez l’enfant et chez les jeunes femmes en âge de procréer.
Comment donc pouvoir protéger les patients de doses excessives ? Les médecins et les manipulatrices en radiologie ont des dosimètres pour savoir quel est leur niveau d’exposition. Les patients n’ont rien, sauf, je le répète, une indication de la quantité reçue à chaque examen.
Mais il y a un organisme, l’Assurance Maladie, qui sait combien d’examens radiologiques subit une personne, puisqu’elle les prend en charge !
On pourrait imaginer, à l’époque de l’informatique, qu’après un ou deux scanners, par exemple, une ‘alerte’ soit envoyée au patient et à son médecin référent, leur indiquant l’existence d’une certaine dose de radiations déjà reçue.
La peur du nucléaire est très présente dans nos sociétés même si les risques restent assez théoriques.
Mais le risque lié à l’irradiation médicale est parfaitement sous- estimé dans la population.
Il serait utile que cela change !
La difficulté c’est que le parc d’IRM français est insuffisant aujourd’hui pour fournir une solution alterne satisfaisante. Les délais d’obtention des examens sont très longs, souvent trois à quatre semaines, sauf, bien sûr, pour les sportifs de haut niveau !
Un patient atteint de cancer va devoir attendre plus de 30 jours pour un examen IRM.
Donc, mettre en garde contre les risques d’irradiations excessives c’est bien, mais offrir une solution serait mille fois mieux.









Bonjour,
En avril 2010 j’étais opérée d’un cancer de sein. Suite de mes examens de controle je viens de passer un scanner TAP le 14/03/2011. Maintenant je dois passer un scanner cérébral et la semaine prochaine un autre scanner TEP du corps.
Je voudrais connaittre votre avis sur les dangers pour le corps, étant donné que la maladie:un cancer demande tous ces examens.
Merci à vous!
Cordialement: Mme S. Hadzhikostova
REPONSE A MME HA1DZHIKOSTOVA :
Je ne peux donner d’avis médical sur ce blog. mais vous pouvez discuter avec les médecins qui vous suivent. Néanmoins, en matière de suivi de cancer, le scanner reste un examen fondamental .
Merci pour ce rappel de bon sens.
Un petit bémol. Les IRM, moi je veux bien mais dans mon coin, le délai habituel pour en obtenir une en ambulatoire c’est 2 mois environ. Un mois quand c’est un peu « urgent ». Et quand c’est vraiment urgent, on ne peut pas et on demande un scanner pour ne pas perdre de temps…
REPONSE A BOREE :
Vous avez parfaitement raison et j’avais prévu d’évoquer la ‘paucité’ relative du parc IRM mais on m’a demandé de terminer Un footballeur de Ligue 1 peut avoir une IRM du jour au lendemain pour une contracture et un patient atteint de cancer attendra un mois.
J’espère que les sociétés savantes et autres organisations professionnelles vont finir par dire les choses de façon un peu appuyée.
bonjour,
j’ai passé en 2010 3 scanners un en mars et deux en juillet pour des diverticules du sygmoïde. mon taux de TSH a fortement augmenté en mars 2010 il était à 2,30 en janvier 2011 il est de 3,23 est ce du à ces 3 scanners. je dois repasser un scanner début mai qu’en pensez vous ? toujours pour le même pb. il est vrai qu’après vous avoir écouté cela fait peur merci pour votre conseil
REPONSE A LANGOT :
Je ne donne aucun avis médical sur ce blog. désolé !
Bonjour,
Il faudrait peut être se demander pourquoi les médecin doivent mettre « la ceinture et les bretelles » comme vous le dites. N’est ce pas en rapport avec l’obligation de résultat que l’on impose maintenant au médecin qui ne doit rien rater sous peine de procès ?
Si la médecine c’était aussi facile que de remplir une grille de critères pour avoir un diagnostic et éliminer ainsi une cause organique, ça se saurait!
REPONSE A DURAND :
L’interrogatoire reste un moment fondamental du diagnostic et la migraine est, avant tout, un diagnostic d’interrogatoire.
La médecine n’a pas, sauf en chirurgie esthétique, d’obligation de résultats je crois.
Vous ne répondez pas à la question d’elise lucet ce jour au journal de 13 heures : pourquoi la dose d’irradiation à doublé en cinq ans .Ou plutôt vous répondez que le parc à augmenté ainsi que la demande de scanner…Une dose étant une quantité administrée en une seule fois , n’avez le sentiment de vous moquer du téléspectateur ou vos laissez allez à un corporative outrancier?
REPONSE A FOURMOND :
L’ASN parle des doses totales reçues.
j’adore ce ton agressif et idiot pour poser une question. Ca doit vous faire du bien de vous défouler derrière un clavier.
même pas!D’abord je tiens à m’excuser pour ce ton agressif, comme vous dites, c’est juste que des fois on aimerait comprendre ce que l’on entend…Vous conviendrez j’espère que l’information n’était pas claire…à quel moment est-il dit dans votre intervention au journal du 31-3 que l’asn parle de doses totales?Certes je suis sans doute un idiot, et ignorant mais quand j’entends: la dose d’irradiation à doublée en cinq ans ,je ne pense immédiatement à la dose totale et je ne peux pas m’empêcher au contraire de faire le rapprochement (et l’amalgame) avec les victimes de surradiations malades du cancer de la prostate qui ont fait la une de l’actualité il y a quelques mois, même si ça n’a rien à voir…Mais comme je suis idiot et que la santé et un sujet sensible et que j’ai autour de moi quelques victimes d’erreurs médicales , sans parler de mon cas personnel,j’ai tendance à monter facilement au créneau…Vous m’accorderez j’espère que la formulation: »la dose d’irradiation a doublé en cinq ans » est alarmiste et trompeuse…Par ailleurs, j’apprécie particulièrement vos interventions, j’y suis très attentif , apparemment trop , je vous prie de m’en excuser.
Bonjour
Comment savoir quelle taux de radioactivités NOUS AVONS avec tous nos traitement médicaux,si les autorités concernée nous dise pas la vérité!
C’est ne pas uniquement scanner ou IRM,que peu faire montée le taux en nous!!+++++++????
entre Monsantos et les central nucléaires!!!
Vous avez VU les accidents nucléaires dans wikipedia :et depuis quelle date!!
BRAVO A VOUS ,CONTINUE A NOUS ÉVEILLER !Merci je sait que vous ne pouvez pas donner toutes les réponses; mais j’ai ma mère avec un cancer,et avec Fukushima,je ne suis pas rassurée,TCHERNOBYL LE RETOUR JUSQU’À QUAND????On est tous occurrents, mais rien ne bouge !
Bonjour,
Quatre commentaires :
1) Certaines de vos remarques radiologiques sont partielles.
Vous ne parlez pas du rapport bénéfice/risque.
Pire, vous fustigez les scanners « corps entier » qui sont réservés aux accidentés de la route ou à la surveillance de cancer. Clairement, pour ces catégories de patients, l’IRM n’est pas toujours une solution de rechange. Petit rappel au cas où vous l’ignoriez les temps d’examens IRM sont longs, les gens bougent et les images deviennent ininterprétables. Pour l’étude du parenchyme pulmonaire, est ce que sérieusement vous pensez que l’IRM est supérieure au scanner -). ??? Renseignez-vous aussi sur les contre-indications à l’IRM. Vous parlez d’IRM chez les enfants. Devinez pourquoi ce n’est pas toujours si facile à faire que cela. Pas de mention de l’échographie comme alternative chez l’enfant.
Pas de mention des protocoles CT low-dose chez les adultes et les enfants.
Pour les gens qui lisent votre blog : l’IRM et le scanner n’apportent pas les mêmes informations. Alors ne boycottez pas le scanner. Dans d’autres pays, où il y a 15 IRM pour 400.000 habitants, on continue à faire des scanners….
2) Vous faites un amalgame entre l’irradiation de l’industrie nucléaire et celle d’origine médicale. Les problèmes, les expositions et les conséquences sont totalement différentes. Je ne suis pas sûre que les habitants déplacés de Fukushima ait retirés un bénéfice personnel de l’exposition aux radiations.
3) Je vous cite : « La peur du nucléaire est très présente dans nos sociétés même si les risques restent assez théoriques. »
En 1970, les barres du combustible de la centrale nucléaire de Lucens ont fondus (Lucens, Vaud, Suisse)-
Puis Three Miles Islands
Puis Tchernobyl
Puis Fukushima.
Soit 4 accidents majeurs en 30 ans.
Selon, l’industrie nucléaire le risque d’un accident est de 1 tous les 100 000 ans. (Il y a donc un problème dans les calculs)
Le risque lié à l’irradiation nucléaire est parfaitement sous- estimé dans la population.
4) Les informations relâchées par l’ASN sont débattus dans la communauté radsiologique depuis plusieurs années et les mesures pour y faire face sont enseignées dans les congrès. Je m’interroge sur le calendrier de ce blog. S’agissait-il d’une diversion du lobby pro-nucléaire face à l’accident Japonais?
Conclusion: Les risques liés à l’irradiation médicale font l’objet de multiples débats dans la communauté radiologiqe et les risques ne sont pas sous-estimés. Il appartient aussi (et surtout) aux médecins prescripteurs de juger de l’utilité de leurs ordonnances.
REPONSE A INFO-RADIOLOGIE.CH:
merci de ce long commentaire et de ces précisions. Juste une remarque : quand je discute avec certains radiologues, ils sont assez étonnés de voir des demandes de scanners à répétition de la part de médecins peu sensibilisés aux doses déjà reçues par leurs patients.
Mais cela ne doit pas exister sur l’autre rive du Léman, sans doute.
Je vous signale que l’information du patient en matière de dose reçue est une obligation médicolégale en France. Et c’est aussi une attitude de respect du patient qui n’est pas obligé de subir sans savoir
Bonjour ,
Je voudrais avoir votre avis sur un probleme de santé causé par le scanner.
Pourais-je avoirs s’il vous plais votre adresse email pour prendre contact avec vous.
Merci
Jusqu’à présent, j’ignorais que la quantité de radiations délivrée au cours d’un scanner était indiquée sur le compte-rendu. Je viens donc de m’apercevoir que j’ai reçu à un an d’intervalle, au cours de 2 examens abdomino-pelviens les doses de 1734 et 1248 mGy-cm . Or j’apprends sur internet que la dose habituelle pour un scanner du corps entier est « seulement » de 120 mGy. Je trouve la différence considérable.
Sans donner d’avis médical, pouvez-vous nous éclairer au sujet des différentes unités de mesure et des doses maximales autorisées. Je vous remercie .
REPONSE A GILBERT FONTANA :
comme vous l’aurez compris en lisant le commentaire venu de Suisse, je ne suis pas très compétent en matière de dose. ce que je peux néanmoins vous dire c’est qu’on calcule une dose efficace exprimée en millisieverts. Elle représente environ 1,5 % des chiffres inscrits sur vos documents.
cela veut dire que vous avez reçu environ 25msv la première année et 20msv la deuxième.
Ce sont les doses usuelles dans ce type d’examen. Ne vous inquiétez donc pas.
Bonjour ,
Je viens vers vous pour une insufisance rénale causé probablement par 2 scanner avec injection d’iode.
J’ai subit une operation chirurgical pour une maladie digestive .Apres l’operation j’ai eu une complication et en 6 jour on m’a fait 2scanner et a jeun pendant une semaine , j’avais qu’une perfusion .
JE voudrais savoir s’il est possible que l’iode qui n’a pas été eliminer car j’été a jeun peut etre la cause de mon insufisance rénale.
Codialement .
Merci d’avence pour votre reponsé
REPONSE A SCANNER :
Je ne donne aucun avis sur ce blog. je vous propose de vous rapprocher d’un médecin spécialiste en radiologie qui saura vous aider.
Bonjour,
Tout d’abord merci de me permettre de poser une question à laquelle personne ne peut ou ne veut répondre.
Mon oncologue m’a remis une ordonnance pour passer un scanner de contrôle suite à un cancer du sein en 2010.J’ai déja passer un scanner complet ( cerebral+thoracique+pelvien+hepatique)en fevrier 2011.Cet examen doit être effectué en février 2012.
J’ai pu faire l’examen complet en février 2011. Or, lorsque j’ai appellé le même hôpital St Joseph à Marseille 8eme, la secrétaire m’a répondu qu’il fallait le scinder en deux. Cérébral la première semaine et le resque une semaine plus tard.Conséquence, deux expositions et deux injections. J’ai insisté pour que l’on me fasse un seul scanner et l’on m’a répondu ce n’est plus possible sans aucune explication.
Je suis un peu perdue et vous prie de tout coeur de bien vouloir m’aider afin de trouver une solution. Je veux eviter de passer deux scanners. Par avance merci pour votre reponse.
Joséphine INSALACO
C’est en effet curieux qu’on ait changé ainsi. Demandez la raison au médecin ou demandez à votre oncologue de se rapprocher du service
je suis 3eme année manipulteur en electroradiologie, je vais travailler ma these de fin d’etude sur la dosimétrie dans le scanner helicoidal
si vous pouvez m’aider dans le plus tot possible
j’attend votre reponse sur mon email
kadikel26@hotmail.com
Je crois que vous me confondez avec Wikipedia !