Archives de catégorie : ACTU ET GRIPPE

Ce n’est qu’un ‘au-revoir’

Cela fera quatre ans en juin 2011  que j’ai pris en charge ce blog.

Après 560 articles et quelques milliers de commentaires j’ai décidé de tenter une nouvelle expérience.

Désormais, celles et ceux d’entre vous qui veulent me suivre pourront me retrouver sur le site www.docteurjd.com

 

Mais les articles de ce blog restent à votre disposition et je le maintiendrai jusqu’au moment d’une prochaine relève.

 

Merci de votre confiance et à bientôt, j’espère, sur le nouveau blog.

 

J.Daniel Flaysakier

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Japon : les risques potentiels liés à l’accident nucléaire.

Informations contradictoires, doses de radiations tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, la tragédie japonaise n’est pas simple à suivre. Point sur les risques liés aux radionucléides pour la population.

Une chose est sûre : il est impossible de comparer la situation des travailleurs au cœur de la centrale, les ‘liquidateurs’ et celle des populations vivant plus ou moins près de la centrale.
Les travailleurs sont exposés à des doses de radiations colossales, équivalant à une centaine d’examens ^par scanner en une seule fois. Ces radiations vont provoquer chez certains des hémorragies et une destruction de la moelle osseuse, avec un risque infectieux majeur. Le risque de décès est élevé à court ou moyen terme.
Il existe aussi un risque de cataracte par opacification postérieure du cristallin.
Pour les populations, les risques sont difficiles à préciser. La rareté des accidents n’a pas permis de mener des études exhaustives et la comparaison d’accidents nucléaires et de retombées des bombes atomiques n’est pas judicieuse. Un accident nucléaire va provoquer une contamination des sols, ce que ne fait pas une explosion de bombe nucléaire.
C’est évidemment la tragédie de Tchernobyl, en 1986, qui a été la mieux étudiée. On a constaté une élévation des cancers de la thyroïde chez les enfants et les adolescents, principalement avant l’âge de dix ans.
Deux raisons à cela : la thyroïde des enfants est hautement active car elle participe à la croissance osseuse .Pour son fonctionnement, elle utilise 99 % de l’iode capté par notre organisme.
Or, l’accident nucléaire a libéré d’énormes quantités d’iode radioactif (Iode131, l’iode alimentaire étant de l’iode 127).
Cet iode a contaminé les pâturages et s’est retrouvé dans le lait, aliment consommé en quantités plus élevées chez l’enfant que chez l’adulte.
Malgré de longues années de suivi, aucune étude n’a permis de mettre en évidence un risque plus élevé pour les autres cancers.
Mais cet accident a montré un effet indirect des retombées : des traumatismes psychologiques innombrables, mal gérés, facteurs de stress et qui expliquent, sans doute, une élévation des accidents cardiovasculaires constatés dans la région de Tchernobyl et des pays voisins.
PRECISIONS SUR L’INTERET DES COMPRIMES D’IODE

On commence à entre ça et là des rumeurs de personnes qui, en France, veulent se procurer des comprimés d’iode.

Il me semble utile d’apporter quelques précisions à destination de ces anxieux.
L’ingestion d’iode sature rapidement la thyroïde. Une fois la glande saturée, l’excès d’iode est éliminé dans les urines. Cette protection dure environ 48 heures.
Il n’y a donc aucun intérêt à se charger en iode actuellement alors qu’on ne sait toujours pas vers où ira le nuage. D’autre part, l’iode 131, principal élément radioactif émis, a une durée de vie très courte. Ainsi, un nuage qui voyagerait pendant trois ou quatre jours par exemple, serait très peu chargé en iode en arrivant chez nous.
Il faut donc éviter les schémas de panique du type Tamiflu avec le H1N1 ou ciprofloxacine avec la menace d’anthrax.
Au cas où le problème de protection se poserait, il y a assez d’iode disponible pour ne pas avoir à en stocker individuellement. Et ce sont les jeunes enfants qui courent le risque principal, pas les adultes.
En ce qui concerne les intolérances à l’iode , voici des informations utiles venues de la Belle Province.
INFORMATIONS DE LA DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
A l’approche du panache des centrales, dans la semaine du 21 au 27 mars, d’abord sur les Antilles puis en France métropolitaine, les pouvoirs publics mettent en ligne des informations destinées au public.
Elles sont consultables I C I

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Hormone de croissance, cancer du sein, fatigue chronique et VIH disparu : les nouvelles du jour.

L’actualité médicale du jour comporte une série de nouvelles détaillées ci-dessous.

 
La première information concerne la somatropine, l’hormone de croissance utilisée en médecine humaine. Il y a quelques jours, l’Afssaps alertait les autorités européennes, en l’occurrence l’EMA, l’agence européenne du médicament. Une étude de suivi, portant sur plusieurs milliers de jeunes adultes traités de puis l’adolescence par ce produit, montrait une mortalité un peu supérieure à ce qui était attendu, 93 décès contre 70 attendus.
Parmi ces décès on trouvait des hémorragies cérébrales et de rares cas d’ostéosarcomes, des tumeurs osseuses cancéreuses.
 
L’EMA a lancé une investigation européenne, mais, en l’état des données et remontées d’informations des pays de l’Union disposant de registres, cette agence estime qu’il n’y a, actuellement, aucun motif d’inquiétude particulier en rapport avec l’usage de cette hormone de croissance de synthèse.
 
Elle rappelle, cependant, l’importance de ne pas dépasser la dose journalière maximale qui est de 50 microgrammes par kilo de poids.
 
Deuxième information, toujours de la même source européenne. Elle concerne l’utilisation du bevacizumab (AVASTIN®), médicament antiangiogénique, dans les cancers du sein métastatiques.
L’EMA dit que l’évaluation bénéfice/risque est en faveur de l’utilisation combinée Bevacizumab-paclitaxel mais pas du tout en faveur de la combinaison bevacizumab-docetaxel (Taxotere®).
Cela devrait amener les oncologues à modifier certains traitements. Le paclitaxel est administré habituellement en cures hebdomadaires et le bevacizumab en cures toutes les trois semaines.
 
Troisième   information, américaine cette fois. Un groupe de travail sur la sécurité transfusionnelle recommande d’écarter du don de sang les personnes atteinte du syndrome dit de ‘fatigue chronique’. Ce SFC comporte une asthénie sévère et invalidante évoluant depuis au moins six mois et non calmée par le repos. S’y ajoutent un certain nombre de symptômes dont quatre au moins sont nécessaires pour définir l’état.
Cette pathologie a été au cœur d’une controverse scientifique ces derniers mois. Une équipe américaine a émis l’hypothèse que cette pathologie était causée par un virus XMRV.
Cette hypothèse a été infirmée par des équipes européennes.
 
Puis, il y a quelques semaines, une nouvelle publication américaine a remis en selle l’hypothèse virale en étudiant des populations de donneurs de sang. Et en découvrant une trace indirecte d’un virus de souris de la famille des LMV (leukemia murine viruses).
Cette étude, qui montrait la présence de ce marqueur de façon importante chez les porteurs du SFC et quasiment pas chez les autres.
Le comité qui veille à la sécurité transfusionnelle pour la FDA, l’agence américaine de sécurité sanitaire a donc, le 15 décembre 2010, recommandé d’exclure les personnes ayant un diagnostic de SFC du don de sang.
Une nouvelle loin de faire l’unanimité dans les milieux scientifiques. L’hypothèse virale n’est pas encore totalement acceptée par tous et les ambigüités diagnostiques du SFC risquent d’exclure, à tort, un certain nombre de donneurs alors que la pénurie de sang se fait sentir en France et en Europe.
 
 
Enfin, la dernière information est sans doute la plus étonnante et concerne un cas de ‘guérison’ d’une d’un patient infecté par le virus VIH et qui a reçu, à deux reprises une greffe de moelle.
 
Ce patient, américain vivant en Allemagne, a, en plus de son infection, fait une leucémie myéloïde aigue qui, en 2007, a nécessité une greffe de moelle osseuse. Greffe qui a été répétée après une rechute.
En 2009, les médecins allemands qui s’occupent de lui ont publié dans la revue New England Journal of Medicine un article mentionnant la disparition complète du virus VIH chez ce patient.
 
Cet effet étonnant a trouvé une explication. Non seulement ce patient séropositif pour le VIH a pu trouver un donneur compatible, mais, sorte de double ‘effet Kisskool’, les cellules souches hématopoïétiques qu’on lui a transférées étaient porteuses d’une anomalie qui ont fait son bonheur.
Ces cellules ont, à leur surface, un récepteur appelé CCR5, ou, en abrégé R5. C’est ce récepteur qui sert de porte d’entée préférentielle au virus VIH, le second port étant appelé CXCR4.
 
Chez environ 10 % de la population européenne, mais quasiment nulle part ailleurs dans le monde, on trouve une mutation, c’est-à-dire une modification de la composition de ce récepteur en position dite ‘delta 32’. Cette mutation modifie la forme en 3D du récepteur, si bien que le virus ne peut plus s’y attacher, un peu comme si une attache de caravane défectueuse empêchait le campeur d’arrimer la boule de sa caravane.
 
Le virus n’entre plus et ne peut donc plus se multiplier.
 
De là à penser qu’on va traiter ainsi toutes les personnes porteuses du virus VIH, il ne faut pas rêver.
D’abord, pour subir une greffe de moelle, il faut trouver un donneur compatible et c’est loin d’être simple, même parfois impossible.
Ensuite, il faut supporter la préparation pour la greffe, ce qu’on appelle la mise en aplasie, où, en chambre stérile, le patient n’a plus aucune défense et devient vulnérable à quasiment la moindre infection.
Enfin, il faut trouver le donneur qui a la mutation delta32.
 
Ce n’est plus chercher une aiguille dans une botte de foin, mais une pièce d’un centime d’euro dans une foret domaniale !
 
Mais il n’est pas impossible d’imaginer que des techniques de manipulation biologiques permettent de mettre au point des cellules souches mutées afin de pouvoir les injecter en espérant qu’elles colonisent la moelle osseuse des patients.
Ce n’est, cependant pas pour demain
 
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Mediator : et si on parlait un peu du rôle des médecins prescripteurs ?

Dans l’affaire du Médiator, on va tomber à bras raccourcis sur le laboratoire et l’Agence de sécurité sanitaire, l’Afssaps. Mais il ne faut pas oublier qu’un médicament est prescrit par un médecin, qui, théoriquement, doit respecter les indications de l’autorisation de mise sur le marché, ou AMM.

C’est une anecdote exemplaire que m’a raconté ce matin une voyageuse dans le TGV entre Tours et Paris.
Cette femme qui a de bonnes connaissances médicales consulte l’hiver dernier sa gynécologue. Elle est ennuyée. Elle est ménopausée depuis peu, prend un traitement hormonal substitutif et elle a pris un peu de poids. Elle demande donc à sa spécialiste si ce THS peut être la cause de sa prise de poids ou s’il s’agit simplement d’un phénomène naturel.
‘Rien de bien méchant’ lui répond la gynéco à la descente de la balance ‘je vais vous donner du Médiator’.
Mon interlocutrice s’étonne : ‘Je ne suis pas diabétique, pourquoi du Médiator ?’. Il faut dire que son domaine d’activité fait qu’elle connait bien la diabétologie.
‘ Non, c’est juste un booster’ répond la gynécologue ‘Ca va vous aider à perdre un peu de poids’.
Exemple typique d’une prescription qui ne respecte pas l’indication thérapeutique précisée dans l’AMM ‘Adjuvant du régime adapté chez les diabétiques avec surcharge pondérale.’
On peut donc parler d’une prescription hors AMM. Une pratique possible mais fortement déconseillée aux médecins, sauf dans des cas bien particuliers et en s’entourant d’un grand nombre de précautions. Car, pour le praticien, le risque de voir sa responsabilité engagée en cas d’accident n’est pas nul.
Théoriquement, même, ces prescriptions de Médiator hors AMM auraient du se faire sans que les patients puissent bénéficier du remboursement.
Il est simple, facile même, de mettre toute la faute sur le laboratoire et sur les pouvoirs publics. Ils sont loin d’être exempts de reproches.
Mais il faudrait aussi se demander comment des médecins peuvent prescrire ainsi un produit pour lequel ils n’ont aucune preuve scientifique de l’efficacité en tant que produit anorexigène, dans une population non-diabétique.

Le résumé des caractéristiques du produit.RCP sur le site de l’Afssaps

Un grand merci à Jean Marie Vailloud, qui tient le passionnant blog www.grangeblanche.com et qui m’ a fourni deux sources concernant la responsabilité médicale en cas de prescription hors AMM

La fiche de la MACSF

La fiche 44 du livre de Michel Bernard : ’120 questions en responsabilité médicale’ . Masson ed.2007

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Mediator : d’autres exemples de médicaments pas utilisés toujours à bon escient pour maigrir.

L’affaire du Mediator révèle plusieurs aspects de notre politique sanitaire, au premier rang desquels la nécessité d’une coordination des moyens de pharmacovigilance. Mais aussi, peut-être, la difficulté de prendre des décisions quand une agence sanitaire n’est pas franchement autonome.

 
Tout d’abord, je voudrais faire un ‘mea culpa’. Je m’en veux de ne pas avoir appelé le Dr Irène Frachon quand ce courageux médecin a lancé l’alerte. Je regrette, lorsque son livre est arrivé sur mon bureau, de ne pas avoir pris le temps de le lire. Je pourrais trouver mille excuses pour n’avoir pas réagi plus tôt, mais j’ai tort et je le regrette très profondément.
 
Irène Frachon ne lit sûrement pas ce blog, mais j’espère qu’on saura lui faire part de mes regrets.
 
L’affaire du Mediator est intéressante à de nombreux titres. D’abord parce qu’elle montre l’importance de ce qu’on appelle la pharmacovigilance. Ce n’est pas parce qu’un médicament a obtenu son autorisation de mise sur le marché, son AMM, que la messe est dite. La surveillance post-lancement est indispensable et doit être l’œuvre aussi bien de l’industriel que des autorités sanitaires.
 
Je rappelle, à ce sujet, que les professionnels de santé, médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmières ont l’obligation de signaler des effets secondaires inattendus avec un médicament. Les utilisateurs peuvent aussi les notifier soit auprès d’un professionnel de santé qui devra répercuter l’information, soit auprès d’un centre de pharmacovigilance, généralement accolé à un centre antipoison.
 
Mais on peut aussi se poser des questions sur la justification de la prescription de ce produit et sur le respect des indications liées à l’AMM.
En France, contrairement aux Etats-Unis par exemple, un médecin n’a pas le droit de prescrire un médicament ‘hors AMM’ au risque d’engager sa responsabilité pénale en cas d’accident.
 
Autre point révélateur, c’est la façon dont sont formés et informés les médecins. Privés d’Isoméride, les patients voulaient un remplaçant. Comme certains praticiens ‘amaigrisseurs professionnels’ savent détourner de leurs indications des molécules vouées à tout autre chose, le bouche-à-oreille joue à fond, bien souvent relayé par les réseaux de visite médicale et, ne l’oublions pas, la complicité de certains médias, notamment des journaux fort lus en salle d’attente.
 
Si, depuis la loi Talon, les médecins ne peuvent plus faire des prescriptions à partir de médicaments déconditionnés et insérés dans des gélules de préparation officinale, il n’empêche que certaines prescriptions mériteraient que les autorités sanitaires se posent des questions.
 
On est, cependant, bien loin de ce qui se passe outre-Atlantique où les détournements battent son plein (non, il n’y a pas de faute !).Il faut dire que là-bas, un médecin peut prescrire hors AMM.
 
Ainsi voit-on en Amérique des personnes en mal de régime prendre un antiépileptique associé à un ou deux antidépresseurs. Des molécules utilisées dans l’hyperactivité avec déficit d’attention sont également très recherchées, l’une d’entre elles ayant commencé sa carrière comme ‘amaigrissant’.
Dans la panoplie on trouve aussi de puissants antidiabétiques, dont un médicament injectable d’une nouvelle génération de traitement, des molécules de sevrage anti tabagique ; des traitements de la narcolepsie etc.
 
Même un médicament utilisé pour traiter les overdoses liées aux opiacés est utilisé par certains médecins américains pour faire maigrir leurs patients !
 
Ces comportements ne nous ont pas encore atteints, mais je suis certain que dans certains cabinets parisiens, des apprentis- sorciers jouent déjà avec des médicaments destinés à des indications autres que la perte de poids.
 
Dernière remarque dans cette histoire : il aura fallu des années pour que la France se décide enfin à retirer ce médicament du marché.
On pourra invoquer un système de veille sanitaire un peu défaillant, la difficulté à colliger les informations, beaucoup de raisons plus ou moins bonnes.
 
Pour l’Isoméride, fabriqué par le même laboratoire que le Mediator, les choses n’avaient pas trainé, grâce, notamment aux travaux des équipes du CHU Antoine Béclère, à Clamart et au travail d’épidémiologiste de Lucien Abenhaim, devenu ensuite Directeur général de la santé.
 
Pourquoi donc n’a-t-on pas réagi plus vite face au Médiator ? Si le labo avait été étranger, aurait-on été plus vite ? L’Afssaps, l’agence de sécurité sanitaire a-t-elle les coudées franches, comme son homologue américaine, la FDA, ou doit-elle rendre des comptes au cabinet du ministère de la santé ?
 
Voici quelques questions auxquelles, j’espère, des lecteurs de ce blog apporteront des réponses.
 
A LIRE :
 
 ELIZABETH BERNSTEIN
A New Breed Of ‘Diet’ Pills
Drugs Approved for Diabetes, Depression, Epilepsy Grow Popular For Their Weight-Loss Side Effects
The Wall Street Journal Online August 22, 2006
 
 
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La polémique autour des Bogdanoff : Comment communiquer sur un communiqué.

Ce billet a été actualisé le 06/11/2010

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Cancer : les infos en direct du 35ème congrès de l’ESMO à Milan.

Du 8 au 11 octobre vous pourrez lire ici l’actualité du 35ème congrès de l’ESMO, la Société européenne d’oncologie médicale.

Ce congrès de cancérologie devrait apporter quelques nouvelles intéressantes pour le cancer de la prostate, certaines formes de cancers du poumon et du sein.

Ce sont notamment les formes avancées, souvent en échec thérapeutique, pour lesquelles des progrès intéressants sont annoncés. Pas de miracle mais des allongements du temps sans progression de la maladie.

Ce sera à lire ici quotidiennement, en direct depuis Milan où je vais suivre les travaux de cette conférence.

Vous pourrez aussi me retrouver sur Twitter @jdflaysakier

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La dernière étape de Laurent Fignon : une leçon à méditer pour regarder autrement les malades du cancer.

Le crabe a gagné, Laurent Fignon est parti ce 31 août 2010, vaincu, certes, mais après avoir mené une splendide bataille. Un exemple pour toutes celles et ceux qui luttent contre un cancer mais aussi pour ceux qui ont la chance de ne pas être malades et qui, parfois, ne respectent pas ceux qui ont moins de chance qu’eux. 
 
Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre, lors du dernier Tour de France, que Laurent arrivait au bout du parcours. La raucité de sa voix, le souffle court qui étaient le sien, montraient que le mal avait envahi des territoires vitaux et que la partie devenait inégale.
 
J’avais expliqué, il y a quelques mois, la difficulté particulière que représentait la prise en charge du cancer de Laurent Fignon. Vous avez été près de 75000 à lire ce billet en juillet et des centaines à lui laisser des messages d’amitié sur ce blog.
 
Ce caner était, en effet, dit de ‘primitif inconnu’. Cela signifie que lorsqu’on s’est aperçu du caractère malin d’une lésion chez le cycliste, il s’agissait d’une métastase, d’une localisation secondaire. La tumeur à l’origine du mal était introuvable.
 
Cela peut surprendre à notre époque où les investigations et, en particulier, l’imagerie, ont atteint un tel niveau de développement. Et pourtant c’est une cruelle réalité.
 
Malgré la prise en charge du champion par une équipe particulièrement efficace et compétente, il a été impossible de savoir quelle était la nature de la tumeur primitive. C’est pour cela que les traitements ont été changés en cours d’évolution quand un diagnostic plus probable a fait suite au premier verdict posé.
 
Laurent Fignon a bénéficié des thérapeutiques les plus récentes et les plus ‘ciblées’. Des molécules qui visent des anomalies bien précises dans les cellules cancéreuses. Des traitements qui nécessitent seulement de coutes hospitalisations, quelques heures, ou, pour certains protocoles, une prise orale quotidienne de médicaments au domicile.
 
Malheureusement, la réduction de la masse tumorale a d’abord été très limitée, insuffisante pour stabiliser la maladie. On connaît, hélas la suite.
 
En homme responsable, Laurent Fignon a eu, avec ses médecins, des discussions ouvertes et franches. Il savait où il allait, il avait choisi de lutter le plus longtemps possible.
 
A titre personnel, je voudrais remercier Daniel Bilalian et les responsables des sports de FranceTélévisons de lui avoir permis de pouvoir, jusqu’au bout, mener sa lutte.
 
Certains m’ont écrit pour me dire combien ils trouvaient insupportable la voix de Laurent. Je comprends que cela ait pu être inconfortable mais cet inconfort, on l’oubliait vite quand on écoutait la pertinence des commentaires. Et on l’acceptait d’autant plus qu’on savait combien commenter ce Tour était vital, au sens plein du terme, pour cet ancien vainqueur, à deux reprises, de la Grande Boucle.
 
Laurent Fignon aura été la preuve vivante de l’importance de ne pas exclure les patients atteints de cancer de la vie professionnelle et de la vie sociale. Pourtant, aujourd’hui encore, les discriminations existent envers ces personnes qui doivent se battre contre la maladie et contre les idées reçues et l’hostilité de certains membres de leur entourage.
 
Si le souvenir du champion fait que des comportements changent et que les malades bénéficient de plus de considération et de respect, alors le crabe n’aura pas tout gagné et Laurent aura remporté une dernière belle victoire.
 
Où que tu ailles, je te souhaite bonne route, Champion.
 
 
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Carrefour rappelle des steacks hachés surgelés

              PARIS, 13 août 2010 (AFP) – Le groupe de grande distribution Carrefour a  annoncé vendredi le rappel d’un lot de steaks hachés surgelés vendus sous la  marque Carrefour Discount, avec la date limite de consommation fixée au 18 juin  2011 et qui présente un risque d’intoxication alimentaire.

       Ces steaks hachés, vendus dans les Carrefour, Carrefour Market, Carrefour  City et Carrefour Contact, ont comme estampille sanitaire IE 565 EC, précise le  groupe dans un communiqué.

       Les clients ayant acheté des produits avec cette estampille ne doivent pas  les consommer et doivent les rapporter en magasin, où ils seront remboursés,  précise Carrefour.

       Le groupe de grande distribution a pris cette décision après la découverte  de la bactérie Escherichia Coli 026 H11, qui « peut entraîner dans la semaine  suivant la consommation de steaks hachés contaminés, des symptômes de type  gastro-entérite, accompagnée ou non de fièvre » et dans de rares cas, « des  complications rénales sévères chez les jeunes enfants ou les personnes âgées  fragilisées ».

       Carrefour a mis en place un numéro vert gratuit: 0805 909 809.

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Bactéries multirésistantes : un premier cas français d’une nouvelle menace sanitaire

La mondialisation a des effets inattendus, même en santé. Voici que des bactéries multirésistantes nous viennent d’Inde et du Pakistan. Le tourisme médical est un petit peu en cause.
 
C’est le premier cas français d’entérobactéries multirésistantes NDM-1 et il a été identifié chez une patiente française qui avait été hospitalisée en Inde.
Derrière ce langage abscons se cache une nouvelle menace sanitaire qui inquiète les divers spécialistes impliqués dans la lutte contre les maladies infectieuses.
 
Preuve en est, la publication aujourd’hui dans la revue The Lancet d’une étude sur ces bactéries multirésistantes.
 
Ce qui est surprenant dans cette histoire c’est la façon dont on a identifié les premiers cas. Il s’agissait de patients britanniques ayant eu recours à des services de chirurgie en Inde, dans le cadre de ce qu’on appelle le tourisme médical.
 
Des interventions pratiquées dans des établissements très compétents à des prix quatre à cinq fois moins chers qu’en Europe, notamment pour la chirurgie esthétique.
 
Le problème c’est que dans la péninsule indienne, Inde et Pakistan, se promène un hôte indésirable, un gène de résistance appelé NDM-1 (New Dehli metallo-β-1 lactamase) qui protège les bactéries de l’action d’une famille d’antibiotiques très puissants les carbapenems.
 
Ce gène colonise les entérobactéries dites Gram négatif comme Escherichia Coli ou les klebsielles. Des bactéries qui fournissent la majorité des infections nosocomiales, sous la forme d’infections urinaires, respiratoires et digestives.
 
Etre colonisé par une telle entérobactérie n’est donc pas anodin si, pour une raison quelconque, on se trouve en immunodépression et que les souches déjà virulentes se trouvent «’dopées’ par la présence du gène de résistance.
 
Deuxième risque : la mise en œuvre d’un traitement antibiotique. Les souches sensibles seront détruites, laissant la place aux souches multirésistantes avec, à terme, un risque létal.
 
De telles souches ont été retrouvées en Grande-Bretagne, voie d’entrée favorite pour les voyageurs venant de la péninsule indienne, mais aussi aux Pays-Bas, au canada, aux Etats-Unis et en Australie.
 
Le premier cas français concernait une Française qui vivait en Inde et qui est rentrée en France à la suite d’une hospitalisation là-bas.
 
Comme le souligne le Dr Laurent Poirel, de l’INSERM à Bicêtre, le manque de surveillance sanitaire dans un pays surpeuplé comme l’Inde impose une très grande vigilance aux spécialistes de pathologie infectieuse.
 
Certaines bactéries répondent encore à un ou deux antibiotiques, d’autres à aucune molécule.
 
La mondialisation a donc des effets pervers. On va se faire opérer à très bas coût, on contracte une bactérie multirésistante et on rentre se faire traiter, difficilement, avec des antibiotiques très coûteux dans des services de pointe.
Etonnant.
 
 
Pour en savoir plus :
 
Le sujet du JT de 20h de France2 du 11/08/2010 à 22mn 55s  
 
L’article et l’éditorial de The Lancet :
 
Karthikeyan K Kumarasamy et al.
Emergence of a new antibiotic resistance mechanism in India, Pakistan, and the UK: a molecular, biological, and epidemiological study
The Lancet Published Online August 11, 2010 DOI: 10.1016/S1473-3099(10)70143-2
 
Johann D D Pitout
The latest threat in the war on antimicrobial resistance
The Lancet. Published Online August11, 2010 DOI: 10.1016/S1473-3099(10)70168-7



Note d’actualité du 213/08/2011

Un premier, décès en belgique lié à la bactérie multirésistante NDM-1.

C’est un Pakistanais viovant en Belgique et qui a contracté la bactérie chez lui au Pakistan qui n’a pas survécu à une infection sur une plaie de la jambe.. Ce patient diabétique avait eu unn accident de voiture.

Un deuxième patient traité à Bruxelles également, a été contaminé au Montenegro et a pu ête soigné.

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