Archives de catégorie : CARDIOLOGIE

Hypertension artérielle/HTA : un nouveau traitement des formes résistantes, par dénervation rénale, gràce aux radiofréquences.

Traiter une hypertension artérielle n’est pas toujours simple, mais faisable malgré tout. Sauf dans 4 à 5 % des cas, lorsque l’hypertension résiste à tous les cocktails de médicaments. Une nouvelle technique, permettant de détruire certaines terminaisons nerveuses, ouvre une possibilité thérapeutique intéressante pour ces cas particulièrement sévères.

 
Quatre, cinq, sept molécules différentes et autant de comprimés à avaler chaque jour et, malgré cela, le tensiomètre affiche des valeurs de pression artérielle bien au dessus des 140/90 donnés comme limite. Ceux qui souffrent de ces formes résistantes d’HTA ont des mesures de pression systolique qui sont à 180, voire 200 ou 210. Et la pression diastolique est souvent plus proche de 120 que de 90.
 
Avec l’épée de Damoclès du risque d’AVC ou d’infarctus.
Au début des années 50, les chirurgiens ont tenté d’aller couper les rameaux dits ‘sympathiques’ des terminaisons nerveuses autour des artères rénales, car on sait que ces nerfs sont impliqués dans divers mécanismes générateurs d’hypertension.
 
Mais cette chirurgie n’a pas eu grand succès. Voici, cependant, que son principe est remis au goût du jour, grâce aux progrès technologiques et sans avoir à ouvrir le ventre du patient.
 
C’est par une voie d’abord utilisée depuis longtemps pour faire des coronarographies et aller poser des stents que tout va se passer. Ce n’est plus un chirurgien mais un cardiologue qui intervient. Le cathéter introduit dans l’artère fémorale, au pli de l’aine, est monté jusque dans les artères rénales.
 
Au bout du guide il y a une sonde émettrice de radiofréquences, selon le principe du micro-ondes. Cette sonde va donc pouvoir brûler les tissus-cibles. En l’occurrence, ce sont des filets nerveux tapissant la tunique externe de l’artère, qu’on appelle l’adventice.
 
On va donc, de l’intérieur de l’artère ‘viser’ à travers le vaisseau pour aller détruire ces rameaux nerveux. Le tir se fait de façon multiple, quatre à six par artère, de façon hélicoïdale.
 
Les résultats d’une grande étude de cette technique de dénervation sympathique ont été présentés à la mi-novembre lors des sessions scientifiques du congrès américain de cardiologie de l’AHA et publiés simultanément dans ‘The Lancet’.
 
Baptisée ‘Symplicity-HTN 2 trial’ cette étude randomisée cas-contrôles a porté sur 106 patients. Pour entrer dans l’étude, il fallait prendre au moins trois antihypertenseurs différents et avoir une pression systolique égale ou  supérieure à 160.
 
De fait, les patients avaient une PA moyenne de 179. Sur les 106 patients inclus dans l’étude, seuls 100 ont pu être évalués au bout de 6 mois, 49 dans le groupe subissant la dénervation et 51 dans le groupe contrôle, traité médicalement.
 
Alors que les chiffres à l’entrée de l’étude étaient, en moyenne de 178/96 dans le groupe traité par dénervation, à six mois la baisse moyenne, mesurée au cabinet médical, a été de 32/12. Quarante et un des 49 patients ont vu leur pression artérielle baisser. Cette baisse a été confirmée ans les mesures faites en ambulatoire et au domicile des patients, amis avec une ampleur un peu moindre.
Cela n’a pas été le cas dans le groupe contrôle où les chiffres n’ont quasiment pas été modifiés.
La procédure n’a pas entrainé d’accident ni d’effets secondaires sérieux et a été bien supportée.
 
Cette méthode, séduisante, pose cependant un certain nombre de questions. On ne sait pas, par exemple, s’il ne va pas y avoir une régénération des rameaux nerveux ainsi détruits avec un effet ‘rebond’. On ne sait pas, non plus, combien de temps l’effet bénéfique va se prolonger et s’il permettra une diminution notable et durable des traitements médicaux.
 
Et cette méthode ne peut, en aucun cas, devenir un traitement de routine de l’hypertension artérielle dans ses formes les plus communes.
 
Mais cette technique va sans doute rendre des grands services aux patients atteints des formes les plus sévères d’HTA auxquels on n’a plus vraiment grand chose à proposer.
 
Dernière petite information : le coût de la méthode est d’environ 3500 euros.
 
 
Référence de l’étude :
 
 
Symplicity HTN-2 Investigators
Renal sympathetic denervation in patients with treatment-resistant hypertension (The Symplicity HTN-2 Trial): a randomised controlled trial
The Lancet Published online November 17, 2010 DOI:10.1016/S0140-6736(10)62039-9
 
Référence de l’éditorial :
 
Michael Doumas, Stella Douma
Renal sympathetic denervation: the jury is still out
The Lancet Published online November 17, 2010 DOI:10.1016/S0140-6736(10)62111-3
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Cholesterol : quand le consommateur de levure de riz rouge rit jaune !

Les traitements réputés naturels ont de plus en plus la faveur des patients. Le problème c’est que ce qui est dit sur le flacon n’est pas toujours exact comme le montre l’analyse d’une douzaine de produits hypocholestérolémiants à base de levure de riz rouge.

 
On l’appelle Hong Chu ou Hong Qu ou Honqu, les botanistes parlent, eux de monascus purpureus.
Il s’agit d’une levure qui pousse sur le riz rouge et dont les vertus médicinales sont connues depuis de nombreuses lunes.
 
Cette levure contient des monacolines, quatorze pour être précis. Structures chimiques de la famille des polyketides.
L’une de ces monacolines, la monacoline K est connue sous le nom de lovastatine. Elle a été commercialisée comme médicament à visée hypolipémiante, c’est-à-dire pour abaisser le taux de cholestérol dans le sang. Elle agit, en effet, sur une enzyme présente dans le foie, l’HMG-CoA réductase, limitant ainsi la synthèse de cholestérol par le foie.
 
Les autres monacolines ont probablement aussi des effets hypolipémiants.
Ces vertus, et la présence ‘naturelle’ de lovastatine ont rendu très populaire la consommation de levure de riz rouge, aux Etats-Unis d’abord, puis dans de nombreux pays.
 
Mais le problème des compléments alimentaires c’est que ce ne sont pas des médicaments. Je veux dire ainsi qu’il s ne subissent pas la même réglementation que ces derniers en termes de bonne pratique de fabrication et que les contrôles sont plutôt limités.
 
Preuve en est avec l’étude publiée cette semaine dans la revue américaine ‘Archives of Internal Medicine’ par des cardiologues de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie.
 
Pendant deux ans, d’août 2006 à juillet 2008, ils se sont procurés douze marques différentes de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge. Sur toutes ces boites il était mentionné ‘600mg de produit actif par capsule’.
 
Ces gélules ont été analysées par une méthode très sophistiquée, comme celle que l’on voit dans ‘Les Experts’. Et le résultat a de quoi au mieux surprendre, au pire d’inquiéter.
 
Les auteurs ont en effet constaté des variations énormes dans la teneur en produits actifs des diverses préparations.
 
Ainsi la composition en monacolines totales allait de 0,31 à 11,15mg par capsule, selon les marques.
Quand on s’intéressait à la monacoline K, la fameuse lovastatine, les doses allaient de 0,10 à 10,09 mg et pour la monacoline KA  de 0,00 à 2,30 mg par capsule.
 
Mais le plus ennuyeux c’est que dans 4 des 12 échantillons, on a retrouvé également de la citrinine. Il s’agit d’une toxine produite par des moisissures, ce qu’on appelle une mycotoxine, qui, chez l’animal, a des effets toxiques sur le rein.
 
Cette présence de toxines néphrotoxiques a été à l’origine de sérieux accidents par le passé, notamment en Belgique chez des jeunes femmes qui avaient consommé des préparations à base d’herbes chinoises dans le cadre de régimes amaigrissants.
 
On voit donc que ‘naturel’ ne rime pas obligatoirement avec ‘efficace’ quand de telles variations sont possibles.
 
L’étiquetage des compléments alimentaire est un vrai problème car il n’a pas la précision de ce qui est demandé au médicament.
Et les compositions peuvent être aussi parfois farfelues.
 
Il parait donc raisonnable, en cas de prise de tels produits, d’en informer au moins son médecin traitant afin qu’il jette un œil sur la composition du produit.
Cela peut éviter également de se retrouver avec des interférences médicamenteuses, certains de ces produits naturels ne faisant pas bon ménage avec des molécules prescrites par le médecin.
 
 
 
Référence de l’étude :
Ram Y. Gordon et al.
Marked Variability of Monacolin Levels in Commercial Red Yeast Rice Products
Buyer Beware!
Arch Intern Med. 2010;170(19):1722-1727
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Cholesterol : quand le consommateur de levure de riz rouge rit jaune !

Les traitements réputés naturels ont de plus en plus la faveur des patients. Le problème c’est que ce qui est dit sur le flacon n’est pas toujours exact comme le montre l’analyse d’une douzaine de produits hypocholestérolémiants à base de levure de riz rouge.

 
On l’appelle Hong Chu ou Hong Qu ou Honqu, les botanistes parlent, eux de monascus purpureus.
Il s’agit d’une levure qui pousse sur le riz rouge et dont les vertus médicinales sont connues depuis de nombreuses lunes.
 
Cette levure contient des monacolines, quatorze pour être précis. Structures chimiques de la famille des polyketides.
L’une de ces monacolines, la monacoline K est connue sous le nom de lovastatine. Elle a été commercialisée comme médicament à visée hypolipémiante, c’est-à-dire pour abaisser le taux de cholestérol dans le sang. Elle agit, en effet, sur une enzyme présente dans le foie, l’HMG-CoA réductase, limitant ainsi la synthèse de cholestérol par le foie.
 
Les autres monacolines ont probablement aussi des effets hypolipémiants.
Ces vertus, et la présence ‘naturelle’ de lovastatine ont rendu très populaire la consommation de levure de riz rouge, aux Etats-Unis d’abord, puis dans de nombreux pays.
 
Mais le problème des compléments alimentaires c’est que ce ne sont pas des médicaments. Je veux dire ainsi qu’il s ne subissent pas la même réglementation que ces derniers en termes de bonne pratique de fabrication et que les contrôles sont plutôt limités.
 
Preuve en est avec l’étude publiée cette semaine dans la revue américaine ‘Archives of Internal Medicine’ par des cardiologues de l’université de Pennsylvanie à Philadelphie.
 
Pendant deux ans, d’août 2006 à juillet 2008, ils se sont procurés douze marques différentes de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge. Sur toutes ces boites il était mentionné ‘600mg de produit actif par capsule’.
 
Ces gélules ont été analysées par une méthode très sophistiquée, comme celle que l’on voit dans ‘Les Experts’. Et le résultat a de quoi au mieux surprendre, au pire d’inquiéter.
 
Les auteurs ont en effet constaté des variations énormes dans la teneur en produits actifs des diverses préparations.
 
Ainsi la composition en monacolines totales allait de 0,31 à 11,15mg par capsule, selon les marques.
Quand on s’intéressait à la monacoline K, la fameuse lovastatine, les doses allaient de 0,10 à 10,09 mg et pour la monacoline KA  de 0,00 à 2,30 mg par capsule.
 
Mais le plus ennuyeux c’est que dans 4 des 12 échantillons, on a retrouvé également de la citrinine. Il s’agit d’une toxine produite par des moisissures, ce qu’on appelle une mycotoxine, qui, chez l’animal, a des effets toxiques sur le rein.
 
Cette présence de toxines néphrotoxiques a été à l’origine de sérieux accidents par le passé, notamment en Belgique chez des jeunes femmes qui avaient consommé des préparations à base d’herbes chinoises dans le cadre de régimes amaigrissants.
 
On voit donc que ‘naturel’ ne rime pas obligatoirement avec ‘efficace’ quand de telles variations sont possibles.
 
L’étiquetage des compléments alimentaire est un vrai problème car il n’a pas la précision de ce qui est demandé au médicament.
Et les compositions peuvent être aussi parfois farfelues.
 
Il parait donc raisonnable, en cas de prise de tels produits, d’en informer au moins son médecin traitant afin qu’il jette un œil sur la composition du produit.
Cela peut éviter également de se retrouver avec des interférences médicamenteuses, certains de ces produits naturels ne faisant pas bon ménage avec des molécules prescrites par le médecin.
 
 
 
Référence de l’étude :
Ram Y. Gordon et al.
Marked Variability of Monacolin Levels in Commercial Red Yeast Rice Products
Buyer Beware!
Arch Intern Med. 2010;170(19):1722-1727
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Le dabigatran approuvé aux USA : la fin de l’INR

La FDA, l’agence des produits sanitaires américaine, vient d’approuver la commercialisation du dabigatran. Cet anticoagulant destiné aux patients en fibrillation auriculaire, ne nécessite aucun test biologique de surveillance, contrairement aux antis vitamines K.

 

Le dabigatran (PRADAXA) sera utilisé à une dose biquotidienne, qui pourra être de 2 fois 110 mg ou 2 fois 150 mg. Son emploi par voie orale sera réservé aux patients en fibrillation auriculaire dans le but de prévenir la formation de caillots et de diminuer ainsi le risque d’AVC.

 

Contrairement aux AVK, il n’y a pas besoin avec ce médicament de faire régulièrement un INR pour savoir si on se situe dans la bonne fenêtre d’anticoagulation. Plus besoin, non plus, de surveiller son alimentation pour éviter des interférences comme avec les AVK.

 

Mais le médicament a des effets secondaires, notamment digestifs, avec des nausées, des brûlures, gastriques, des remontées acides et un inconfort gastrique.

Des inconvénients qui devraient être atténués prochainement avec le remplacement d’un des composants actuels par un autre sel.

 

L’enregistrement européen et donc français devrait se faire dans les prochains mois.

 

Lire le communiqué de la FDA

Lire l’article consacré au dabigatran sur le blog

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Taux très élevé de cholestérol : le mipomersen, un antisens qui va dans le bon sens.

 

Les informations sur le bilan  de la grippe A(H1N1) sont accessibles en cliquant 

ICI

Continuer la lecture

Apnées du sommeil : Un risque d’hypertension plus fréquent qu’on le pense.

Si vous ronflez et, encore plus, si vous faites des apnées du sommeil, non seulement le divorce vous guette, mais vous lésez votre cœur de façon certaine. Une équipe grenobloise le démontre brillamment.

 
Ce sont cent cinquante volontaires que les chercheurs grenoblois ont ainsi suivi entre 2001 et 2007. Des personnes âgées en moyenne de 49 ans et dont l’indice de masse corporelle était de 27.
 
Aucun de ces patients n’avait d’hypertension artérielle connue (HTA) et aucun ne recevait de traitement en ce sens. Le fonctionnement de leur ventricule gauche lors de la contraction, c’est à dire en systole, était considéré comme normal.
 
Tous consultaient pour des apnées obstructives du sommeil (AOS) et 108 d’entre eux ont bénéficié d’un enregistrement polysomnographique complet en milieu hospitalier, les autres ayant eu une mesure plus allégée à domicile.
 
On a mesuré leur pression artérielle systolique (lors de la contraction du ventricule gauche) et la pression artérielle diastolique, lors de la relaxation de ce même ventricule.
 
On a enregistré la survenue d’apnées, c’est-à-dire des pauses respiratoires supérieures à 10 secondes, ou des hypopnées, c’est-à-dire une diminution de la pression nasale d’au moins 30 %.
Les mesures ont concernée aussi la saturation du sang en oxygène. Une désaturation d’au moins 3 % était un critère positif comme un réveil supérieur à 10 secondes.
 
Chez ces patients indemnes a priori d’HTA, on a constaté dans 22,7 % des cas (34 personnes) une atteinte de la fonction diastolique du ventricule gauche.
81 % de ces patients avaient des mesures tensionnelles qui indiquaient une HTA.
 
Le risque était d’autant plus élevé d’avoir une altération de cette fonction ventriculaire gauche que les patients étaient âgées de plus de 58 ans et avaient une saturation d’oxygène inférieure à 92 %.
 
Le rôle néfaste des apnées du sommeil sur le système cardiovasculaire est connu depuis longtemps.
Mais cette étude est sans doute l’une des premières à montrer que chez des patients non connus pour une pathologie cardiaque, sans traitement antihypertenseur, avec une corpulence moyenne, les apnées du sommeil avaient un retentissement aussi important.
 
Avec une fonction systolique intacte, on peut malgré tout courir un risque lié à la dégradation de la fonction diastolique, secondaire à ces apnées obstructives.
 
Il paraît donc utile de conseiller à celles et ceux qui font ainsi des pauses respiratoires nocturnes de prendre rendez-vous avec des services spécialisés dans l’exploration de ces troubles du sommeil.
 
Il existe des moyens simples de corriger ces dysfonctionnements, ce qui permet de protéger son cœur doublement, aussi bien au sens propre qu’en évitant d’aller d’abord dormir sur le canapé, puis de se séparer ensuite.
 
 
 
Référence de l’étude :
 
J.P Baguet et al
Left ventricular diastolic dysfunction is linked to severity of obstructive sleep apnea 
Eur Respir J 2010, doi:10.1183/09031936.00165709
 
 
 
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Mauvais cholestérol : la noix du doute, suite et fin.

J’ai la réponse sur la quantité de noix !

Patit rappel : voici ce que j’écrivais il y a quelques jours :

Vous avez été des milliers à lire l’article consacré aux bienfaits des diverses noix sur le LDL-cholestérol. Dans cet article, je rapportais les conclusions de Sabaté et de ses co-auteurs qui disaient que la consommation quotidienne de 67 grammes de noix améliorait le taux de mauvais cholestérol.


Mais en lisant un des commentaires envoyés sur ce blog et en discutant avec un collègue médecin, je dois vous avouer mon doute ! Ce médecin a pesé une amande : décortiquée, elle pèse 1 gramme, oui UN gramme !

Donc cela fait 60 amandes par jour, sûrement autant de psiatches  et sans doute moins de cajou ou de noix mais quand même !

J’ai donc envoyé un message à l’auteur de l’étude en lui demandant si ce poids de 67 grammes s’entendait noix décortiquées ou non. Dans l’article il parle d’un tiers de tasse, mais je ne vois pas ce que cela représente.

J’espère une réponse prompte de sa part et je la mettrai en ligne derechef.

ET VOICI LA REPONSE DU PRINCIPAL AUTEUR, LE DR JOAN SABATE

Dear Dr Flaysakier,

I appreciate your interest in nuts and the media coverage you have given to my study on France-2 TV and the health blog.
The average weight of an almond is 1.22g and 4g for a walnut (without shells).
My article reported that the average daily intake was 67g (without shells) – that translates into roughly 17 whole walnuts or 56 almonds.

Joan Sabaté, MD, DrPH
Chairman, Department of Nutrition

 

Pour ceux qui ne parlent pas anglais, le Dr Sabate confirme que ce sont bien des fruits décortiqués et que cela représente 17 noix et 56 amandes par jour.si on consomme 67 grammmes de noix diverses.

Mais il semble qu’avec 30 grammes les résultats soient identiques et cela me semble plus aisé.

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Mauvais cholestérol : la noix du doute

Vous avez été des milliers à lire l’article consacré aux bienfaits des diverses noix sur le LDL-cholestérol. Dans cet article, je rapportais les conclusions de Sabaté et de ses co-auteurs qui disaient que la consommation quotidienne de 67 grammes de noix améliorait le taux de mauvais cholestérol.

Mais en lisant un des commentaires envoyés sur ce blog et en discutant avec un collègue médecin, je dois vous avouer mon doute ! Ce médecin a pesé une amande : décortiquée, elle pèse 1 gramme, oui UN gramme !

Donc cela fait 60 amandes par jour, sûrement autant de psiatches  et sans doute moins de cajou ou de noix mais quand même !

J’ai donc envoyé un message à l’auteur de l’étude en lui demandant si ce poids de 67 grammes s’entendait noix décortiquées ou non. Dans l’article il parle d’un tiers de tasse, mais je ne vois pas ce que cela représente.

J’espère une réponse prompte de sa part et je la mettrai en ligne derechef.

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Trop de mauvais cholestérol ? Essayez ce régime à la noix.

Jusqu’à présent, quand on avait trop de cholestérol le médecin mettait son patient à l’amende. Demain il le mettra à l’amande, mais aussi aux noix, noisettes, pistaches et autres macadamia. Une nouvelle analyse de plusieurs études confirme, en effet, les bienfaits de ces produits pour la santé.

En ces périodes de régimes la nouvelle risque de surprendre. Noix, noisettes,pignons de pin, noix de pécan  noix de macadamia et autres pistaches, amandes et noix de cajou peuvent et doivent être consommées régulièrement pour abaisser le taux de cholestérol dans le sang, surtout si l’élévation concerne le LDL-cholestérol, celui qu’on a baptisé le « mauvais » cholestérol. Par rapport au HDL-cholestérol ou « bon’ cholestérol.

Et cette information ne provient pas d’un médecin nutritionniste iconoclaste ou en mal de passages télévisés, mais de très sérieux universitaires américains et espagnols. Ils ont repris un certain nombre d’études sur le sujet ; 25 pour être précis, qu’ils ont assemblées dans ce qu’on appelle une méta-analyse.
Ils ont ainsi étudié les données de 583 femmes et hommes, certains avec des lipides sanguins au profil normal, d’autres avec une hypercholestérolémie.

Publiés dans la revue américaine Archives of Internal Medicine, leurs travaux confirment et confortent plusieurs autres études, dont certaines qui ont déjà été décrites dans ce blog.,notamment dans la prise en charge du dibète de type 2.

Avec une consommation quotidienne de noix diverses et NON SALEES atteignant 67 grammes, les effets sur le cholestérol total (CT), le LDL cholestérol et les rapports LDL-C/HDL-C et CT/HDL-C ont été notables.

Rn moyenne, le taux de CT a été réduit de 5,1 %, soit 0 ; 109 grammes par litre de sang. Celui de LDL-C de 7,4 % (0,102 grammes/l)
Le rapport LDL-C/HDL-C a baissé de 8,3 % et le rapport CT/HDL-Cde 5,6 %.

Tout cela, faut-il préciser, chez des sujets ne prenant aucun médicament visant à faire baisser le taux de cholestérol dans le sang.

Sur les triglycérides, l’effet n’a été notable que pour ceux qui avaient un taux supérieur à 1,5 g/l.

Autre résultat notable, les réductions étaient d’autant plus importantes que le taux de base de LDL-C était élevé.
Enfin, ce sont les personnes les plus minces, avec un indice de masse corporel inférieur à 25 qui en ont le plus profité, mais pour les personnes en surpoids ou obèse avec un IMC supérieur à 30, les résultats restent cependant significatifs.

Et ces résultats s’appliquent, répétons-le, quel que soit le type de noix, cacahuètes comprises ; le tout étant d’arriver à 67 grammes par jour.

Associée à une alimentation raisonnée et à une pratique d’activités physiques régulières, cette consommation de noix peut donc participer à la réduction du risque de maladies cardiovasculaires.

Et ce n’est pas la façon la pire de protéger son cœur, tout en faisant pour une fois un régime à la noix qui sert à quelque chose.

Référence de l’étude :

Joan Sabate et al.
Nut consumption and blood lipid levels A pooled analysis of 25 intervention trials.

Arch Intern Med. 2010; 170(9):821-827

QUELQUES PRECISIONS SUPPLEMENTAIRES

Le chiffre de 67 grammes est un calcul à partir de mesures US. les diverses études montrent qu’on a une éfficacité avec une consommation oscillant entre 30 et 60 grammes par jour de noix décortiquées, bien sûr !

Il est bien évident que la quantité varie avec le type de fruit pour arriver à ce poids de 30 à 60 grammes.

Enfin, il est évident que cette consommation se conçoit dans le cadre d’une alimentation équilibrée, étant donné l’apport calorique de ces profuits.
 

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Chocolat infarctus et hypertension : un carré de chocolat noir par jour diminue le risque cardiovasculaire.

A la veille d’un long week-end pascal, voici une étude à déguster avec plaisir et grande modération. Elle concerne le cœur, les artères et les bienfaits du chocolat sur ces organes.
 
Commençons donc par le chocolat. Depuis plusieurs années, les vertus liées à la fève de cacao sont proclamées dans les revues médicales. On a beaucoup parlé de la présence de tryptophane dans le chocolat, un précurseur de la sérotonine, impliquée dans la régulation de l’humeur.
Bon pour le moral, le chocolat est devenu, au fil des années, un produit surveillé de près par les cardiologues également. Car on s’est aperçu que la présence de molécules antioxydantes, surtout dans le chocolat noir, avait un retentissement positif sur le cœur et les vaisseaux.
 
Et un nouveau carré vient enrichir la tablette des bienfaits grâce à une étude allemande publiée cette semaine dans la revue European Heart Journal.
Une équipe conduite par le Dr Brian Buijsse de Nuthetal, en Allemagne, a mené la plus grande étude observationnelle à ce jour concernant le chocolat.
Et cette étude montre qu’une consommation régulière et modérée de chocolat, 7,5 grammes par jour en moyenne, permettait de réduire le risque d’infarctus du myocarde (IDM) et d’accident vasculaire cérébral (AVC) de 39 % par rapport à ceux qui consommaient le moins de chocolat, soit environ 1,7 gramme par jour.
Une réduction de risque imputée essentiellement à la réduction des chiffres de pression artérielle entrainée par la prise de chocolat.
 
Tout est parti d’une étude menée sur 19357 personnes âgées de 35 à 65 ans et enrôlées dans une branche de la grande étude européenne EPIC entre 1994 et 1998. EPIC était une étude destinée, principalement à mesurer les effets préventifs de certains aliments sur le cancer.
La consommation de chocolat sous forme de barres chocolatées était un des éléments du questionnaire d’entrée dans l’étude.
 
Mais les chercheurs ont affiné leur enquête en se concentrant sur un sous-groupe de 1568 participants chez lesquels ont s’est intéressé de plus près aux habitudes concernant la fève de cacao. Plus de la moitié consommait du chocolat au lait (57 %), 2% marchaient au chocolat blanc et les vrais amateurs de chocolat, les consommateurs de chocolat noir étaient 24 %.
 
Les plus gros consommateurs, 7,5g quotidiens, avaient une pression artérielle systolique (la « maximale ») et une pression diastolique (le chiffre « du bas »), inférieures de 1mm de mercure par rapport aux faibles consommateurs.
 
La surveillance et les questionnaires alimentaires ont été mis en œuvre jusqu’en décembre 2006.
 
En huit ans, en comparant les deux groupes, le plus et le moins chocolatophiles, on a constaté une réduction du risque d’infarctus de 27 % et une diminution de celui d’AVC de 48 %
Tout combiné, la réduction de risque pour les amateurs de chocolats s’est chiffrée à 39 %.
 
Faut-il alors se ruer sur le chocolat ? Sûrement pas. Il ne faut pas oublier qu’une tablette de chocolat noir de 100 grammes représente un apport de 500kcalories. Et c’est encore plus pour le chocolat au lait et le chocolat blanc et même pour les chocolats dits « light » !
 
Que faire alors de cette étude ? Respecter la prescription des auteurs : la dose efficace correspond à un carré de chocolat noir à 70 %, pas plus.
Cela suffit pour que les flavonols contenus dans le chocolat fassent libérer de l’oxyde nitrique qui relaxe nos vaisseaux !
 
Un seul carré, du noir, du 70 %. Un vrai crève-cœur, certes, mais c’est la meilleure façon de ne pas disparaître prématurément des tablettes.
 
 
Référence de l’étude :
 
Brian Buijsse et al.
Chocolate consumption in relation to blood pressure and risk of cardiovascular disease in German adults
European Heart Journal. Published online 31 March 2010 doi:10.1093/eurheartj/ehq068,
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