Archives de catégorie : DIABETE

Diabète de l’enfant : ne pas rater les signes d’alerte.

Même si les projecteurs sont souvent braqués sur le diabète de type 2, le diabète de la maturité, il ne faut pas oublier que le diabète insulinodépendant de type 1 existe toujours. Et sa découverte chez l’enfant se fait encore trop souvent à l’occasion d’un coma.

 
Une haleine qui sent l’acétone, un enfant déshydraté, amaigri qui respire vite, très vite, qui vomit. Autant de signes de gravité qui évoquent l’acidocétose, une complication grave du diabète et, bien souvent, la première manifestation de la maladie chez l’enfant.
 
Cette complication grave pourrait être évitée si certains signes d’alerte étaient mieux connus des parents et des enseignants, mais aussi moins négligés par les médecins parfois.
La destruction progressive et définitive des cellules pancréatiques spécialisées dans la synthèse de l’insuline, les ilots beta de Langherans, s’accompagne en effet de manifestations cliniques bien particulières.
 
Cela commence par un enfant qui a soif, beaucoup et souvent au point de se relever la nuit pour boire. On peut aller jusqu’à 4 litres d’eau par jour. Une quantité anormale, même en été, en dehors de circonstances très exceptionnelles jamais rencontrées sous nos climats.
 
Cette polydipsie, comme dit le jargon, est accompagnée d’un besoin fréquent d’uriner. L’enfant se relève la nuit ; en classe il demande à l’institutrice à plusieurs reprises d’aller aux toilettes. Il peut même faire pipi au lit alors qu’il n’en a plus l’âge.
 
Le piège, avec ce dernier symptôme, c’est de lui accoler une étiquette ‘psy’, du genre ‘Normal, il y a eu une petite sœur qui est née il y a peu et il régresse’.
 
 Ce besoin de boire beaucoup, d’uriner beaucoup et souvent, une fatigue qui dure et s’amplifie, des maux de tête qui ne cèdent pas, sont autant de signaux d’alerte qui doivent amener à montrer l’enfant au médecin de famille. Il pourra alors très simplement déjà rechercher la présence de sucre dans les urines avec une simple bandelette et prescrire les bilans nécessaires.
 
Il ne s’agit pas de penser au diabète devant un enfant qui est fatigué une journée ou a mal de tête une heure. Il faut être sûr qu’il ne s’agit pas d’un problème de vision, par exemple.
Mais il ne faut pas non plus négliger tous les indices qui s’accumulent. Il est important, par exemple que les enseignants avertissent les parents quand un enfant a souvent besoin de sortir.
 
Quand on en arrive à l’acidocétose, cela signifie que plus de 90 ù des cellules productrices d’insuline ont disparu.
Ne pas agir vite alors peut conduire au décès de l’enfant.
Une issue difficilement acceptable à notre époque et avec les moyens dont nous disposons.
 
 
 
Toutes les informations utiles sur le site de l’Association des Jeunes Diabétiques, AJD
 
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Diabéte de type 2 :L’Europe met fin à la rosiglitazone.

Les médicaments à base de rosiglitazone vont être retirés du marché en Europe, mais pas aux Etats-Unis, où leur prescription va être plus sévèrement réglementée.
 
Les patients diabétiques de type 2 qui étaient traités par la rosiglitazone, c’est-à-dire Avandia a ou Avandamet vont voir leur traitement changer. Ainsi en a décidé l’Agence européenne du médicament, l’EMA.
 
Les autorités sanitaires s’appuient sur une analyse des divers essais cliniques qui montrent que la rosiglitazone peut avoir un effet délétère sur le système cardiovasculaire et accroître donc le risque d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
Au même moment, la FDA, l’agence américaine de sécurité sanitaire a décidé de ne pas retirer la rosiglitazone du marché mais d’en restreindre les conditions de prescription.
 
Ainsi, les médecins américains ne pourront délivrer cette molécule qu’à des patients ne pouvant pas prendre l’autre molécule de la même famille, la pioglitazone, vendue sous le nom d’Actos.
 
Ce qui est étonnant c’est qu’à partir de données identiques, les deux agences arrivent à des positions différentes. Encore plus étonnant, c’est l’Europe et non les Etats-Unis qui prend la mesure la plus radicale, alors que la FDA a déjà réuni plusieurs fois ses comités d’experts sur le sujet de la rosiglitazone.
 
Bien évidemment, le laboratoire fabricant la molécule, GSK, conteste la décision européenne et estime que des évaluations en cours montrent que le produit n’a pas les conséquences néfastes qu’on lui prête.
 
L’EMA est d’ailleurs prête à revoir sa position en fonction de nouveaux éléments éventuels.
Mais on peut imaginer qu’une fois les patients traités par une autre molécule, il sera compliqué , psychologiquement surtout, de revenir éventuellement en arrière.
 
Il faudra aussi examiner en détail tous les éléments du dossier afin de voir si ces risques n’apparaissaient pas dès les essais cliniques initiaux. Savoir si toute la transparence nécessaire a toujours été de mise.
 
Déjà, aux Etats-Unis, des soupçons de conflits d’intérêt ont été évoqués chez certains experts siégeant à la FDA.
 
Il est totalement illusoire et inimaginable de penser que les professionnels de santé pourraient vivre dans des cages de verre hermétiquement isolés de tout contact avec l’industrie pharmaceutique.
 
Ce type de relations n’ont, a priori, aucune raison d’être viciées et malsaines.
Mais il n’est pas acceptable pour autant que des professionnels de santé endossent des résultats ou laissent des sociétés spécialisées écrire en leur lieu et place des articles reportant des résultats d’études sur les médicaments si un doute existe quant à la balance bénéfices-risques d’une molécule.
 
 
LIRE  ICI  l’article consacré aux risques cardiovasculaires liés à la rosiglitazone
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Rosiglitazone et diabète de type 2 : le feuilleton continue.

Décidément, le feuilleton de la rosiglitazone n’est pas près de se terminer !

Vous avez pu lire l’article concernant l’étude publiée lundi 28/06/2010 dans le JAMA.

Hier, lors du congrès de l’Association américaine du diabète,l’ADA, une nopuvelle étude portant sur 2368 patients diabétiques de type 2 et atteints de maladies cardiovasculaires était présentée à orlando.

Cette étude ne retrouve pas de risque en excès d’infarctus du myocarde ou de décès par maladies cardiovasculaires chez les patients de cette étude ayant reçu de la rosiglitazone.

L’étude a quelques points faibles méthodologiques et n’est pas un essai randomisé au sens strict. Mais cela va encore rendre un peu plus complexe la situation. On peut imaginer que GSK, le fabricant de la rosiglitazone, va s’apputyer sur cette étude face aux experts de la FDA, l’agence sanitaire américaine qui va statuer sur ce produit dans les prochaines semaines.

Voici le communiqué, en anglais, de l’université Washington de St Louis, Missouri.

Study finds no link between diabetes drug rosiglitazone and increased rate of heart attack

 

The diabetes drug rosiglitazone has been under intense scrutiny since a 2007 study in the New England Journal of Medicine looked at more than 40 clinical trials and linked the drug’s use with increased risk of heart attack and death from heart disease.

Now, in a post-trial analysis of results from an international clinical trial of 2,368 diabetes patients with cardiovascular disease, researchers at Washington University School of Medicine in St. Louis and several major centers across the country report no increased rate of heart attack or death in patients taking rosiglitazone. In fact, this analysis found a lower combined rate of death, heart attack and stroke associated with patients taking rosiglitazone compared with those who were not taking a thiazolidinedione drug (rosiglitazone or pioglitazone).

Richard G. Bach, MD, a Washington University researcher and medical director of the Cardiac Intensive Care Unit at Barnes-Jewish Hospital, presented this research June 29 in a late-breaking clinical studies session at the American Diabetes Association’s Scientific Sessions in Orlando, Fla.

These new results are relevant in the debate over rosiglitazone’s cardiovascular safety, according to Bach. In an advisory panel scheduled to meet next month, the U.S. Food and Drug Administration (FDA) will reassess the safety of rosiglitazone and determine whether it should remain on the market.

« As a result of the questions raised by the meta-analysis in the New England Journal and certain other studies, some have cautioned that rosiglitazone should not be used in patients with coronary heart disease and diabetes, » says Bach, also associate professor of medicine in the Cardiovascular Division at the School of Medicine. « Our data carefully examine use of rosiglitazone in a large cohort of patients with established coronary artery disease and suggest that treatment with rosiglitazone was not associated with an increased risk of ischemic cardiovascular events, like heart attack and stroke, and in a number of analyses it was associated with a lower rate of those events, » he says.

Rosiglitazone, made by GlaxoSmithKline under the brand name Avandia, is an insulin-sensitizing drug. In type 2 diabetes, the pancreas continues to make insulin, but the body’s tissues can’t use it well. Rosiglitazone and other thiazolidinediones (TZDs) do not provide more insulin but reduce insulin-resistance, helping the body regulate blood sugar with the insulin it already makes.

Rosiglitazone was one of several drugs used to control blood sugar in the BARI 2D clinical trial (Bypass Angioplasty Revascularization Investigation 2 Diabetes). Between 2001-08, BARI 2D was a multi-center trial directed by the University of Pittsburgh that investigated treatment strategies for patients with both type 2 diabetes and cardiovascular disease. The trial was designed to determine the best strategies for treating patients with both conditions.

To address their cardiovascular disease, patients in BARI 2D were randomly assigned to receive either intensive medical therapy plus revascularization treatment (such as angioplasty or bypass surgery) or intensive medical therapy alone (with the possibility of revascularization treatment later if their symptoms did not improve).

To address their diabetes, the same patients were randomly assigned to receive either insulin-providing drugs (such as insulin itself) or insulin-sensitizing drugs (such as rosiglitazone or another drug, metformin). As a result, a large number of patients were treated with rosiglitazone during approximately five years of follow up in the trial. This aspect of BARI 2D provided a way to investigate rosiglitazone’s cardiovascular safety after it came under scrutiny in 2007. In addition, Bach notes the importance of this new analysis because it looks at a population of patients already at high risk of cardiovascular events like heart attack and stroke.

Compared with patients not receiving a TZD, those who did take rosiglitazone showed a 28 percent lower combined rate of death, heart attack and stroke. In addition, the rate of stroke on its own was 64 percent lower in patients receiving rosiglitazone. Both of these differences were statistically significant. Rates of heart attack and death on their own showed no significant difference between those who took rosiglitazone and those who did not. In line with other studies, rosiglitazone was associated with increased risk of bone fracture, especially in women.

While these results support rosiglitazone’s safety in patients with existing heart disease, Bach points out a weakness in the new analysis. Because BARI 2D was designed to assess treatment strategies, not the safety of rosiglitazone, the drug was not randomly assigned. It was the treating physician who decided whether to prescribe rosiglitazone to a particular patient, in line with the study protocol.

« It’s not a pure randomly assigned trial of rosiglitazone versus a different drug, » Bach says. « Our post-trial analysis compared patients treated with rosiglitazone to patients not receiving any TZD drug. That included patients in both arms – the insulin-providing and insulin-sensitizing arms, » he says.

Like many diabetes drugs, rosiglitazone’s FDA approval in 1999 was based on the fact that it improves glucose control, Bach explains. « We also have to be very careful about any additional adverse consequences or side effects of those drugs, » he says. « We’re always balancing risk versus benefit. Our particular data do not suggest that harm exceeds the potential benefit for rosiglitazone in patients with diabetes and established coronary artery disease. »

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Diabète de type 2 : la rosiglitazone une nouvelle fois mise en cause.

C’est une nouvelle salve contre l’antidiabétique rosiiglitazone (Avandia®). Cette fois, quelques jours avant une revue des données par les autorités sanitaires américaines, c’est le JAMA qui publie une étude défavorable au produit.

 

Pour mener cette analyse, les auteurs ont inclus 227571 patients diabétiques entre juin 2006 et juin 2009. Ces patients âgés de plus de 65 ans, âge moyen 74,4 ans, recevaient soit la rosiglitazone (RGZ), soit la pioglitazone (Actos®)(PGZ). Ils ont été suivis régulièrement pendant trois ans, une fois le traitement débuté.

 

Les auteurs ont mesuré le nombre d’infarctus du myocarde (IDM), d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) d’insuffisances cardiaques (IC) et de décès toutes causes confondues.

Chaque élément a été mesuré séparément et un indice composite agrégeant tous les critères a également été calculé.

La comparaison s’est faite entre les patients traités par RGZ et ceux traités par PGZ.

 

Au total, 8667 événements ont été constatés pendant la période de surveillance.

Voici les résultats, risque par risque.

 

En ce qui concerne l’IDM, le risque pour les utilisateurs de RGZ comparé à la PGZ n’est pas significatif.

Pour les AVC, le risque est supérieur de 27 % (HR : 1,27. IC95% : 1 ,12-1,45)

En ce qui concerne l’insuffisance cardiaque, on calcule un risque supérieur de 25 % (1,16-1,34).

Enfin le sur-risque dans les décès toutes causes est de 14 % (1,05-1,24).

 

L’indice composite, comprenant tous les critères précédents indique un risque plus élevé pour les utilisateurs de RGZ par rapport à ceux sous PGZ de 18 %.

 

Cette étude enfonce un peu plus le clou sur les effets secondaires de la RGZ. Une méta-analyse publiée en 2007 par Nissen avait déjà semé un gros doute sur cette molécule. Mais ce travail très contestable au plan méthodologique avait été suivi d’une absence de décision des autorités.

 

GlaxoSmithKline, laboratoire fabricant d’Avandia conteste les données, notamment sur le risque cardiaque.

 

Mais de plus en plus de voix s’élèvent avant la réunion, en juillet de la FDA, l’agence fédérale américaine qui a autorité sur les produits de santé. Ces voix récolement la fin de la RGZ et son retrait du marché en arguant qu’on dispose d’une solution de rechange avec la PGZ.

 

Dans le même numéro du JAMA, un éditorial de Juurlink plaide d’ailleurs en faveur de cette substitution de prescription.

 

Plus généralement, cette étude repose la question de la surveillance des produits une fois leur mise sur le marché effectuée. Des études de pharmacovigilance à la recherche d’effets indésirables ne sont pas systématiquement faites. Mais lorsque des signaux apparaissent, il est rare que ces investigations soient entreprises de façon automatique.

 

Cette bagarre autour de la rosiglitazone pourrait donc avoir, au moins cet effet bénéfique.

 

Références des études :

 

Graham DJ et al.

Risk of acute myocardial infarction, stroke, heart failure, and death in elderly Medicare patients treated with rosiglitazone or pioglitazone.

JAMA 2010; DOI:10.1001/jama.jama.2010.920.

 

Nissen SE and Wolski K. 

Effect of rosiglitazone on the risk of myocardial infarction and death from cardiovascular causes.

N Engl J Med 2007; 356:2457-2471

 

Juurlink DN.

Rosiglitazone and the case for safety over certainty.

JAMA 2010; DOI:10.1001/jama.jama.2010.954.

 

 

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Diabete de type 2 : la chirurgie pour réduire ou supprimer les médicaments.

Guérir un diabète de type 2 grâce à une intervention chirurgicale c’est possible. Une intervention qui modifie l’anatomie et le fonctionnement du tube digestif en apporte la preuve.
 
Le diabète de type 2, le diabète dit « gras » ou « de la maturité » concerne plusieurs millions de personnes en France. Parmi ces personnes, un certain nombre souffrent d’une obésité sévère ou même morbide, c’est-à-dire avec un indice de masse corporelle supérieur à 40.
Depuis quelques années, une technique chirurgicale développée à l’origine dans la prise en charge de l’obésité, a montré qu’on pouvait considérablement améliorer les choses avant même la perte de poids.
 
La chirurgie bariatrique consiste à modifier l’anatomie du tube digestif. On fait ce qu’on appelle un « by-pass ».
Le chirurgien va, par coeliochirurgie, c’est-à-dire sans ouvrir la paroi abdominale, aller découper dans u premier temps une petite poche dans l’estomac du patient ou de la patiente.
 
Une poche très petite, un mini-estomac, à peine plus gros qu’un pot de yaourt. Et cette poche va être connectée à une anse de l’intestin grêle, excluant ainsi l’estomac du circuit digestif.
Les sécrétions digestives pancréatiques et hépatiques se drainent normalement et se déversent dans l’intestin.
 
Résultat, les prises alimentaires vont être réduites. Mais le plus étonnant n’est pas là.
Dès les premières semaines, bien avant la diminution du poids, les valeurs de la glycémie tendent à se normaliser.
Certains patients en arrivent même à ne plus avoir besoin de traitement.
 
Cela est dû au fait que la nouvelle anatomie du tube digestif va modifier complètement les relations hormonales dans ce tube.
Les hormones secrétées par l’intestin, en particulier la Glucagon-like Protein ou GLP-1 va informer le cerveau e de la sensation de satiété. Mais ces hormones vont aussi modifier les systèmes de régulation de l’utilisation du sucre par l’organisme, notamment au niveau hépatique et intestinal.
 
Cette chirurgie transforme donc non seulement l’anatomie mais aussi la physiologie du tube digestif.
Les spécialistes essaient de déchiffre très précisément ce qui se passe avec, en tête, l’idée de trouver ainsi de nouvelles cibles thérapeutiques pour reproduire par des traitements médicaux les effets provoqués par la chirurgie.
 
 
 
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Diabete de type 2 : attention aux troubles du rythme.

Le diabète de type 2 est une maladie de plus en plus fréquente dans nos sociétés et ses complications sont de mieux en mieux étudiées. Aujourd’hui, c’est un trouble du rythme cardiaque qui attire l’attention, la fibrillation auriculaire.
 
Le cœur qui cogne dans la poitrine, qui galope et ralentit et repart à toute vitesse mais de façon anarchique. La sensation d’oppression dans la poitrine, l’essoufflement, parfois le besoin d’aller uriner plus que d’habitude. Autant de signes qui évoquent une trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation auriculaire (FA) et qui correspond à une contraction anarchique des oreillettes cardiaques, entrainant une contraction anormale des ventricules.
 
Cette pathologie est assez fréquente chez les patients diabétiques, deux fois plus fréquente que dans une population générale et encore plus prévalente quand il existe une hypertension artérielle.
 
Une étude sur l’effet d’un abaissement de la pression artérielle baptisée ADVANCE a concerné 11140 patients répartis en deux groupes. L’un recevait la combinaison perindopril- indapamide, le second un traitement placebo.
 
Dans cette population étudiée, 847 personnes présentaient une FA au moment de leur inclusion dans le protocole.
 
ADVANCE avait montré l’intérêt d’abaisser la pression artérielle chez les diabétiques de type 2. Elle vient de souligner que la FA représentait un facteur aggravant dans cette population.
 
Ainsi le risque de mortalité, toutes causes confondues est augmenté de 61 % en cas de FA., 77% pour les décès liés à une cause cardiovasculaire et 68 % pour la mortalité par insuffisance cardiaque.
 
Le sur-risque concernant les accidents coronariens était de 27 % mais celui des accidents vasculaires cérébraux aussi bien hémorragiques qu’ischémiques, c’est à dire liés à un caillot, était de 68 %.
 
 
Cette étude montre donc à quel point il faut rechercher et tenir compte de l’existence d’une fibrillation auriculaire chez les patients diabétiques
 
Et il est important pour ces mêmes patients d’évoquer avec les médecins qui les suivent des symptômes comme ces palpitations, ces rythmes anarchiques, même s’ils sont fugaces et espacés dans le temps

Référence de l’étude :

Xin Du et al.

Risks of cardiovascular events and effects of routine blood pressure lowering among patients with type 2 diabetes and atrial fibrillation: results of the ADVANCE study

European Heart Journal

doi:10.1093/eurheartj/ehp055

 

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Diabete de type 2 : les bienfaits d’un régime à la noix.

  
 
 
 
 
Les lentilles avaient permis, dans la Bible, d’échanger un droit d’ainesse. Dans certains régimes, elles ne permettent pas d’échanger son diabète mais d’en diminuer les effets, selon une étude canadienne. Et les noix diverses apportent aussi leurs bienfaits.
 
Les diabétiques de type 2 savent combien il est difficile de s’alimenter correctement en ayant en tête en permanence le risque de chahuter les apports en sucre et de voir tomber la sanction lors du dosage de la fameuse HbA1c, l’hémoglobine glyquée, celle qui traduit tous les trois mois les conditions d’observance du régime.
 
Une équipe canadienne a donc voulu mesurer sur 210 personnes diabétiques traitées par médicaments les effets de deux régimes. La valeur de départ de l’HbA1c était comprise entre 6,5 et 8 %.
L’un de ces régimes comportait des aliments à faible index glycémique, l’autre des aliments très riches en fibres.
 
L’index glycémique, c’est la capacité qu’a un aliment de provoquer l’apparition de glucose dans le sang ce qui entrainera une sécrétion réactionnelle d’insuline. Cet index va de 0 à 100. L’idéal, chez le diabétique est donc de donner des aliments à faible index.
 
Ainsi, pêle-mêle, la liste des aliments du premier groupe comportait des pâtes, du riz à peine bouilli, des haricots des pois, des lentilles, des noix et noisettes, même du beurre de cacahuète.
On y trouvait aussi des céréales du petit déjeuner à base de lin et de boulgour et du pain à la farine de lin, de quinoa ou de seigle.
 
 
Du côté du régime à haute teneur en céréales, c’était du riz brun, du plain complet, des pommes de terre avec la peau, des épinards, des carottes, de la mangue  des céréales au petit-déjeuner
 
 Ces deux régimes ont été ainsi poursuivis pendant six mois.
 
Au bout de l’étude, la valeur de l’hémoglobine glyquée a été diminuée de 0,18 % dans le groupe « céréales » et de 0,50 % dans le groupe « index glycémique faible ». Une diminution modeste mais statistiquement significative.
 
Le taux de HDL cholestérol, ce qu’on appelle communément le « bon »cholestérol a augmenté de 17 mg/l dans le groupe « index faible » alors qu’il diminuait de 2 mg/l dans le groupe « fibres ». Un résultat sans doute lié en partie à la consommation des noix sous formes diverses.
 
Au total donc, pas de miracle mais un léger mieux. Il faut cependant noter que certains de ces produits sont assez difficiles à trouver de ce côté de l’Atlantique, comme les céréales « Red River » utilisées dans le régime « index faible ».
 
Quant aux produits à base de quinoa, notamment les pains, leur prix est relativement élevé et dans ces temps difficiles, il n’est pas toujours évident de se procurer des produits un peu chers.
 
 
 
Référence de l’étude :
 
David J.A Jenkins et al. 
Effect of a Low–Glycemic Index or a High–Cereal Fiber Diet on Type 2 Diabetes. A Randomized Trial
JAMA. 2008;300(23):2742-2753
 
 
 
 
 
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Diabéte : un père diabétique pas vraiment à la fête.

Un père diabétique peut-il bénéficier d’un droit de visite élargi ?
Non, semble estimer , en première instance, un juge de Niort.

Le père fait appel, un appel audiencé le 30 octobre prochain.

La loi interdit de critiquer les décisions de justice et je respecte toujours la loi.

je fais donc deux remarques totalement indépendantes de la décision : j’ignorais que le cursus de l’Ecole nationale de la magistrature, l’ENM de Bordeaux, incluait des notions de médecine et d’endocrinologie.

Je pense que le plus sage, quand on doit prendre une décision, est de s’entourer d’avis qualifiés. En matière de suivi des diabétiques, il ne manque pas de spécialistes .

Voici le texte du communiqué de l’Association française des diabétiques.

Un père diabétique se voit refuser une extension de son droit de visite

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Diabète et podologues : je me suis pris les pieds dans le tapis !

A vouloir se réjouir trop vite, on fait parfois mal son travail. Mea culpa.

Je saluais hier ici même la bonne nouvelle qu’était la décision de prendre en charge un certain nombre de consultations podologiques pour les diabétiques.

L’Association française des diabétiques, l’AFD, publie un communiqué que j’inclus en fin de c e billet.
En fait, l’annonce ministérielle n’est pas si oecuménique qu’on pouvait le croire en lisant le texte du service de presse de Mme la Ministre.

J’aurais dû mieux me renseigner avant de me réjouir !

LIRE LE COMMUNIQUE AFD

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Diabète : des soins podologiques bientôt pris en charge.

Le diabète est une des causes majeures d’amputation en France. Souvent à la suite de lésions qui auraient pu être traitées bien en amont.

Et pourtant ces lésions auraient pu être vues et prises en charge par des pédicures-podologues qui, dans leur formation, apprennent à traiter le pied diabètique.

Mais l’un des obstacles à leur action est liée au fait queleur activité n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie et donc à la charge des patients.

« Etait » devrait-on plutôt dire car dans quelques jours un texte officiel annoncera la prise en charge jusqu’à six fois par an des soins de pédicuie-podologie pour les patients diabétiques..

Cette prise en charge par des paramédicaux est une bonne nouvelle et une petite révolution dans le système français. Prendre en charge un acte de prévention n’est pas tout à fait dans notre culture de santé publique.

Dès la publication des textes je reviendrai sur leurs modalités pratiques d’application.

A LIRE : le billet du 20 mai diabete et podologues

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