Dans la marée déferlante de choses dites, vues et écrites sur le virus A(H1N1), les vaccins en préparation et les traitements, il est bon de préciser certains éléments. Surtout si on a pu, et c’est mon cas, être à l’origine d’une certaine confusion.
 
Commençons par le sujet favori de nombreux sites : les adjuvants.
Je rappelle que ces substances sont ajoutées aux vaccins afin d’amplifier la réponse immunitaire de l’organisme. Certains d’entre eux ont posé problème par le passé et ne sont plus utilisés.
 
Dans les vaccins en préparation, il existera des produits avec et sans adjuvant.
 
Il n’y a, contrairement à ce qui peut se dire, aucun essai de vaccin avec des adjuvants à base de sels d’aluminium.
 
Les deux adjuvants utilisés ne sont pas nouveaux.
L’un est utilisé dans les vaccins grippaux saisonniers. Il a déjà été administré à 40 millions de personnes, sans aucun effet secondaire grave notoire et sans aucun syndrome de Guillain-Barré constaté. Il s’agit du MF59.
 
Le second adjuvant est utilisé dans le vaccin contre le virus HPV, virus impliqué dans la genèse d’un certain nombre de cancers du col de l’utérus.
 
 
Au passage, je signale que,dans le journal "La Croix" qui sort demain 16 septembre, le professeur Claude Hannoun précise que le vaccin utilisé en 1976 ne contenait aucun adjuvant.
 
Le Dr Penina Haber, spécialiste de la sécurité vaccinale au Centre de contrôle des maladies d'Atlanta, le célèbre CDC, me confirme également que ce vaccin n'a jamais contenu d'adjuvant.
 
En ce qui concerne l’usage de l’oseltamivir, vendu sous le nom de Tamiflu, j’ai dit hier dans le JT de 20 heures que devant des signes d’atteinte respiratoire sévère chez une personne souffrant d’une grippe, la prescription de Tamiflu était possible.
Ces tableaux sévères sont ceux qui nécessitent une prise en charge médicale particulière.
Il ne s’agit pas de prescrire duTamiflu   d’emblée et à tout le monde.
 
Je suis désolé si mes propos ont pu induire une confusion et compliquer la vie des médecins de famille qui sont en première ligne pour gérer l’afflux des patients.
 

NOTE D'ACTUALITE

A la suite du décès d'un jeune homme de 26 ans sans facteurs de risque connu, je vous propose de lire ou de relire les billets publiés le 29 juin et le 14 juillet 2009.