Diabete de type 2 : attention aux troubles du rythme.
Référence de l'étude :
Xin Du et al.
European Heart Journal doi:10.1093/eurheartj/ehp055
11/03/09 :: DIABETE :: 7 commentaires
Référence de l'étude :
Xin Du et al.
European Heart Journal doi:10.1093/eurheartj/ehp055
11/03/09 :: DIABETE :: 7 commentaires
23/12/08 :: DIABETE :: aucun commentaire
Un père diabétique peut-il bénéficier d'un droit de visite élargi ? Non, semble estimer , en première instance, un juge de Niort.
Le père fait appel, un appel audiencé le 30 octobre prochain.
La loi interdit de critiquer les décisions de justice et je respecte toujours la loi.
je fais donc deux remarques totalement indépendantes de la décision : j'ignorais que le cursus de l'Ecole nationale de la magistrature, l'ENM de Bordeaux, incluait des notions de médecine et d'endocrinologie.
Je pense que le plus sage, quand on doit prendre une décision, est de s'entourer d'avis qualifiés. En matière de suivi des diabétiques, il ne manque pas de spécialistes .
Voici le texte du communiqué de l'Association française des diabétiques.
Un père diabétique se voit refuser une extension de son droit de visite
13/06/08 :: DIABETE :: aucun commentaire
A vouloir se réjouir trop vite, on fait parfois mal son travail. Mea culpa.
Je saluais hier ici même la bonne nouvelle qu'était la décision de prendre en charge un certain nombre de consultations podologiques pour les diabétiques.
L'Association française des diabétiques, l'AFD, publie un communiqué que j'inclus en fin de c e billet. En fait, l'annonce ministérielle n'est pas si oecuménique qu'on pouvait le croire en lisant le texte du service de presse de Mme la Ministre.
J'aurais dû mieux me renseigner avant de me réjouir !
20/05/08 :: DIABETE :: aucun commentaire
Le diabète est une des causes majeures d'amputation en France. Souvent à la suite de lésions qui auraient pu être traitées bien en amont.
Et pourtant ces lésions auraient pu être vues et prises en charge par des pédicures-podologues qui, dans leur formation, apprennent à traiter le pied diabètique.
Mais l'un des obstacles à leur action est liée au fait queleur activité n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie et donc à la charge des patients.
"Etait" devrait-on plutôt dire car dans quelques jours un texte officiel annoncera la prise en charge jusqu'à six fois par an des soins de pédicuie-podologie pour les patients diabétiques..
Cette prise en charge par des paramédicaux est une bonne nouvelle et une petite révolution dans le système français. Prendre en charge un acte de prévention n'est pas tout à fait dans notre culture de santé publique.
Dès la publication des textes je reviendrai sur leurs modalités pratiques d'application.
A LIRE : le billet du 20 mai diabete et podologues
19/05/08 :: DIABETE :: aucun commentaire
Les patients diabétiques de type 2 ont un risque élevé d’accidents cardio-vasculaires. Un des médicaments les plus utilisés, la rosiglitazone peut majorer ce risque. Mais une autre molécule de la même famille, la pioglitazone semble, elle, avoir un effet plutôt protecteur sur les artères de ces patients si l’on en croit une étude présentée cette semaine au congrès de cardiologie de Chicago (ACC08).
L’étude, baptisée PERISCOPE, a comparé deux molécules. D’un côté la pioglitazone, commercialisée en France sous le nom d’Actos®, de l’autre le glimepiride.
Ce sont 543 patients diabétiques de type 2 qui ont ainsi été suivis pendant les dix-huit mois de l’étude. On a mesuré chez eux l’épaisseur de la paroi de leur artère carotide grâce à une sonde à ultrasons introduite directement dans les vaisseaux.
Cette mesure a été faite avant la mise sous traitement et au bout des dix-huit mois de suivi. Les patients des deux groupes avaient des caractéristiques comparables en ce qui concerne des critères comme l’âge, l’indice de masse corporelle, l’existence d’une hypertension artérielle.
L’étude a montré, in fine, que le volume de lésions d’athérome avait régressé de 0,44 % dans le groupe recevant la pioglitazone alors qu’il avait, au contraire progressé de 0,73 % dans le groupe recevant le glimepiride
D’autres éléments comme le taux de HDL-cholestérol, le « bon cholestérol ou les chiffres tensionnels étaient améliorés dans le groupe recevant la pioglitazone.
Mais la pioglitazone a aussi ses effets secondaires comme une déminéralisation osseuse pouvant provoquer des fractures, la survenue d’œdèmes et la prise de poids.
Ces résultats vont dans le même sens que d’autres études deja publiées. Mais cela ne fait pas de la pioglitazone le médicament de référence pour la prise en charge des patients diabétiques de type 2.
Mais,comme le soulignent les Professeurs Gabriel Steg et Michel Marre dans un éditorial du Journal of the American Medial Association, le JAMA., et après la controverse qui a entouré la rosiglitazone, les résultats de l’étude PERISCOPE rassurent les cardiologues,les diabétologues et surtout les patients.
En cas de difficultés avec les liens, l'étude et l'éditorial ont été publiés en ligne le 31 mars 2008
PERISCOPE :doi:10.1001/jama.299.13.1561.
Editorial :doi:10.1001/jama.299.13.1603
4/04/08 :: DIABETE :: 2 commentaires
Le 24 août dernier j'ai consacré un billet à des sportifs diabétiques, des cyclistes américains . Depuis décembre 2007, ces cyclistes ont franchi le pas.
Ils ont désormais une équipe cycliste professionnelle engagée dans le circuit continental, en quelque sorte la deuxième division du cyclisme, celle qui suit le Pro tour.
Voici l'équipe : les noms en gras sont des coureurs diabétiques de type 1, c'est à dire ayant besoin de s'injecter quotidiennement de l'insuline.Leur age et leur nationalité sont notés également.
ABRAHAM, Emile; 34; Trinidad & Tobago
ALDAPE CHAVEZ, Moises; 27; Mexique
ANTHONY, Jesse; 23; USA
BROOKS, Ben; 29; Australie
CALABRIA, Fabio; 21; Australie
CHADWICK, Glen; 32; Nouvelle -Zelande
ELDRIDGE, Joe; 26; USA
HARGRAVE, Tim; 23; Nouvelle -Zelande
HOLT, Dan; 27; USA
JONES, Chris; 29; USA
KOBZARENKO, Valeriy; 31; Ukraine
MACGREGOR, Ian; 25; USA
MILNE, Shawn; 27; USA
SOUTHERLAND, Phil; 26; USA
WILSON, Matt; 31; Australie
Une équipe amateur entièrement formée de diabétiques est également née dans cette même organisation.
L'insuline fait partie des produits interdits d'utilisation pour les sportifs et figure sur la liste du Comité olympique international, et de l'Union cycliste internationale.
Mais, comme un certain nombre de substances interdites, l'insuline peut être utilisée chez des sportifs en compétition sous certaines conditions. Il faut, en particulier, qu'un médecin spécialiste atteste de la véracité du diabéte et du besoin d'injection d'insuline. Le dossier médical sera transmis à l'Agence mondiale antidopage qui donne ou non le feu vert. En cas de litige c'est le Tribunal arbitral du sport qui tranche.
Sur le site de l'Agence mondiale antidopage, un document résume d'ailleurs toutes les conditions d'usage des substances officiellement interdites.
Il sera intéressant de voir ces cyclistes évoluer dans le peloton. Un bel exemple pour les jeunes diabétiques qui souvent passent par des moments de déprime en refusant de se traiter. Ils verront ainsi que le diabété permet de vivre même en sportif de haut niveau.
le billet du 24/08/07 :
Le document sur les conditions d'utilisation de substances prohibées (en anglais uniquement)
http://www.wada-ama.org/rtecontent/document/medicalinformationtue2007.pdf
L'insuline est traitée de la page 15 à la page 18
9/01/08 :: DIABETE :: 2 commentaires
Une mauvaise qualité de sommeil explique peut-être pourquoi le nombre de personnes souffrant de diabète de type 2 va croissant.
Un sommeil réparateur. Qui n’en rêve pas, une bonne nuit, se lever reposé, frais prêt à attaquer la journée en souriant. Pourtant un tel sommeil n’est pas si fréquent de nos jours et une mauvaise qualité de sommeil peut jouer de vilains tours. Le sommeil n’est plus réparateur mais destructeur.
Lorsqu’en effet une partie de notre sommeil est perturbée, une série de régulations hormonales se font incorrectement, particulièrement l’action de l’insuline. Cette hormone joue un rôle fondamental dans le métabolisme du glucose. Quand l’insuline est inefficace, apparaît alors le risque de diabète de type 2.
Pour comprendre un peu mieux ce qui se passe, petit rappel sur le sommeil. Dormir c’est un peu comme laver du linge ! Rassurez-vous, je ne fais usage d’aucune substance prohibée en écrivant. Je veux dire par là qu’on dort non pas d’un seul tenant, mais par cycles successifs de 90 minutes chacun environ.
Chaque cycle se décompose en plusieurs parties. Il y a d’abord deux phases, l’une d’endormissement, la deuxième dite de sommeil léger. Puis arrivent deux p phases de sommeil dit « profond ». Enfin on entre dans le sommeil paradoxal, phase au cours de laquelle se situent les rêves. Le corps est immobile alors que les mouvements des yeux sont très rapides et dans tous les sens.
Cette phase appelée REM (rapid eye movement, mouvement rapide des yeux) est considérée comme la phase la plus « réparatrice », comme un moment de restauration des fonctions. C’est particulièrement vrai sur les phénomènes de consolidation de la mémoire.
Durant cette phase, le cerveau va utiliser moins de glucose, la libération d’hormone de croissance est stimulée, et la libération de cortisone naturelle freinée.
Autant de mécanismes qui participent de la régulation du glucose dans l’organisme.
Partant du principe que cette phase de sommeil est importante pour réguler le glucose, une équipe de chercheurs de l’université de Chicago a travaillé avec des volontaires jeunes et sains, qui ne souffraient d’aucune pathologie particulière.
Chez ces neufs volontaires, les chercheurs ont réussi à supprimer la phase de sommeil paradoxal pendant trois nuits consécutives.
Ils ont alors constaté de vraies perturbations dans la régulation du glucose par l’organisme. L’insuline voyait par exemple son effet décroître, les tissus sur lesquels elle agit normalement devenant de plus en plus insensibles à son action.
Or la résistance à l’insuline est le mécanisme qui conduit à l’apparition du diabète de type 2. Aucun mécanisme compensatoire ne permet de corriger l’insensibilité à l’insuline.
Ces travaux viennent donc expérimentalement confirmer plusieurs études qui mettaient en évidence le rôle du sommeil comme facteur de risque de survenue du diabète de type 2.
On sait aussi que chez les sujets obèses, dont je fais partie, cette phase de sommeil REM est très perturbée et représente donc un facteur de risque supplémentaire dans l’apparition de ce type de diabète.
Il est donc important de pouvoir prendre certaines mesures hygiéno-diététiques préventives quand il est encore temps, notamment essayer de perdre du poids.
Je n’arrête pas d’essayer !
La référence de l’étude est :
Slow-wave sleep and the risk of type 2 diabetes in humans
Esra Tasali et al.
www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.0706446105
.
8/01/08 :: DIABETE :: 2 commentaires
Il y a trois cent millions de personnes obèses à travers le monde et parmi elles, 171 millions souffrent de diabète de type 2.
Des chiffres qui ne peuvent laisser indifférents les grands groupes alimentaires. Mais sera-ce pour le bien des diabétiques? Là est la question. Il y a quelques années encore , quand on parlait de diabète on imaginait des personnes jeunes, minces, se piquant plusieurs fois par jour avec de l'insuline pour pallier l'absence de production de cette hormone par leur organisme.
Ce diabète, dit de type 1, n'a pas disparu de la planète , mais depuis quelques années, on a « découvert » qu'une autre forme de diabète avait pris une ampleur considérable, le diabète de type 2, qu'on appelle encore quelquefois le diabète gras.
Cette affection a tendance à se révéler à la quarantaine chez des adultes en surpoids, souvent hypertendus, peu enclins à avoir une activité physique régulière. Sournoise, l'affection reste totalement silencieuse si on ne prête pas gare à certains signes comme le fait de boire de grandes quantités d'eau et d'uriner abondamment, souvent en fin de deuxième partie de nuit.
Ce diabète de type 2 ne résulte pas d'une absence de sécrétion d'insuline par l'organisme, mais d'une résistance des cellules cibles à l'action de cette hormone. Il faut donc prendre en charge ces patients, gérer tous les facteurs de risque, notamment l'excès de cholestérol et de triglycérides, l'hypertension, l'excès de poids.
Les diététiciennes des services spécialisées ne sont pas avares de conseils pour aider les patients à se prendre en charge, une fois sortis de l'hôpital. Elles rédigent des régimes avec des quantités de sucres pour la journée. Et c'est là que commence la galère !
Faire ses courses dans un magasin d'alimentation normal et faire la chasse aux sucres sur les étiquettes nécessite d'être un disciple ou un descendant de Champollion. Très souvent, l'affichage minimal de la teneur en glucides, lipides et protides est écrit le plus petit possible. Et il faut avoir une bonne mémoire. Prenez la plupart des marques de yaourts vendus par quatre. La composition se trouve sur l'emballage carton. Un emballage qui, au nom des règles d'hygiène, n'entrera pas dans le réfrigérateur. Allez ensuite chercher sur chaque pot sa composition, c'est trop tard !
Il y a cependant certaines marques de distributeurs, c'est à dire les produits vendus par la grande distribution, qui font l'effort d'étiqueter chaque pot. Eviter le sucre, c'est beaucoup plus dur que d'éviter les matières grasses, car le 0 % fleurit sur les emballages, alors que la mention « sans sucres ajoutés » est difficile à trouver. Il y a certaines marques qui commencent à s'y mettre, mais elles sont encore rarement vendues dans les magasins où on fait habituellement ses courses. Il faut donc chercher le magasin de produits diététiques quand il existe. Cela fait un peu de marche, mais la vie devient compliquée !
Avec des gens de plus en plus gros et la véritable « épidémie » de diabète de type 2, on aurait pu croire que les géants de l'agro-alimentaire allaient se jeter avec un féroce appétit sur ce marché, après avoir épuisé les filons du « light ».
Il faut dire que le marché de l'aliment « santé » est assez juteux pour ces groupes, puisqu'il génère une marge bénéficiaire de 15 % environ, contre 8 % pour un produit classique, comme le rappelle fort justement un article de la revue BusinessWeek , dans un article publié le 22 juin 2006 (Nestlé: Fattening up on skinnier foods, ). www.businesweek.com
Mais promouvoir des produits ciblant les obèses ou les diabétiques n'est pas très « tendance » sous nos cieux. Mieux vaut vendre du bien-être ou du ferment lactique qui fait oublier les troubles du transit.
Pourtant Nestlé a sauté le pas, mais sur les marchés asiatiques en vendant une barre de céréales enrichie en bêta-glucane. Cette substance est un glucide complexe, au contraire du glucose qui est un glucide simple rapidement absorbé.
On le trouve principalement dans le son d'avoine et de seigle.
Son rôle est d'augmenter la viscosité du bol alimentaire dans l'estomac et de procurer une sensation de satiété. Il ralentit l'absorption intestinale des sucres et des graisses. Il joue d'ailleurs un rôle important pour faire baisser le LDL-cholestérol, celui qui se dépose sur les artères.Le géant suisse devrait bientôt utiliser cette substance dans des produits destinés aux marchés occidentaux. Mais s'il vise spécifiquement les personnes souffrant de diabète de type 2 en incorporant ce bêta-glucane dans des aliments, il devra obtenir le feu vert de la FDA, l'agence américaine qui régule la sécurité des aliments et des médicaments. Une même homologation sera sûrement indispensable en Europe. Cela implique des études coûteuses dont la plupart des firmes souhaiteraient se passer.
Nestlé travaille aussi sur des fibres « acétogènes ». ces fibres qui réduisent le taux d'acides gras circulant dans le sang. Les triglycérides, en particulier, jouent un rôle néfaste chez les diabétiques de type 2.
Un autre géant, Unilever travaille sur des mécanismes capables de ralentir l'absorption des graisses par l'intestin Danone n'est officiellement pas dans cette quête, même si le géant français a sorti une ligne de produits, yaourts, mousses de fruits, à 0 % de matières grasses et sans sucres ajoutés.
La question est de savoir si toutes ces recherches aboutiront à des produits vraiment efficaces. Les spécialistes de nutrition en doutent et font remarquer que les résultats obtenus dans le contexte expérimental sont rarement reproductibles dans la vraie vie. Certains y voient même de la part de l'agro-alimentaire une façon de se donner bonne conscience tout en engraissant ses revenus.
Mais, en attendant, il serait peut-être temps que les pouvoirs publics imposent aux industriels des étiquetages beaucoup plus informatifs et faciles à lire, avec notamment l'index glycémique des produits, c'est à dire la vitesse avec laquelle les sucres contenus dans le produit vont passer dans le sang et déclencher une sécrétion d'insuline.
Pour aider ses clients à mincir, l'industrie pourrait au moins faire ce gros effort.
15/11/07 :: DIABETE :: aucun commentaire
Des coureurs cyclistes qui se font des injections légalement, ce sera sans doute possible l’an prochain. Mais cette équipe sera un peu particulière, puisqu’elle sera constituée de sportifs diabétiques de type 1, ceux dont l’organisme ne fabrique pas d’insuline.
Elle s’appelle Team Type 1, en français Equipe type 1. Ce nom fait référence à la forme de diabète appelé insulinodépendant. Dans ce diabète, diagnostiqué souvent chez des enfants très jeunes, l’organisme ne fabrique plus d’insuline. Pour palier la carence des cellules du pancréas, les patients doivent donc avoir recours à des injections quotidiennes d’insuline.
Les coureurs de Team Type 1 sont américains et savent pédaler. Pour preuve ils ont remporté en juin une course-relais à travers les Etats-Unis, Race across America (www.raceacrossamerica.org). Pour aller de Californie jusque dans le New Jersey, soit 4885 kilomètres, l’équipe de 8 cyclistes a mis 5 jours 15 heures et 43 minutes et leur relais a supplanté sept autres équipes de cyclistes « classiques » si j’ose dire. Pour les amateurs ,la carte est en format jpg à la fin du billet.
Equipés de pompes à insuline, ces sportifs sont ainsi protégés des risques de chute brutale du taux de sucre dans le sang, ce qu’on appelle une hypoglycémie et qui entraîne malaises et coma.
Le leader de l’équipe, Phil Southerland, espère arriver à donner un statut professionnel à son équipe d’ici cinq ans avec un objectif : courir le Tour de France.
Ce serait bien sûr un moment important pour tous ceux qui souffrent de diabète de type 1.
Pourtant, il y a déjà eu des cyclistes diabétiques dans le peloton, comme Dominique Garde. Mais il y a eu aussi un grand footballeur anglais, avant-centre de l’équipe nationale, Gary Mabutt. Et l’entraîneur du grand Bjön Borg, Leenhardt Bergelin est également diabétique.
« Mais », me ferez-vous remarquer « l’insuline est sur la liste des substances dopantes dont l’usage est interdit aux sportifs ». A titre de dopant, sûrement mais quand ce produit permet aux diabétiques de vivre, tout simplement, pas question de parler de dopage !
On est loin des histoires liées à l’usage du salbutamol, médicament qui permet aux asthmatiques de pouvoir dilater le calibre de leurs bronches en cas de gène. Cette molécule est tellement répandue dans le peloton qu’on a l’impression que tous les cyclistes ont développé un asthme d’effort !
Mais l’arrivée d’une telle équipe, même si, répétons-le, des sportifs de haut niveau diabétique existent déjà, aurait vraiment valeur de symbole et d’éducation.
D’abord pour les jeunes diabétiques qui parfois se découragent à l’idée de devoir s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour et qui, pour certains, ont la sensation de ne pas être comme leurs copains.
Education ensuite vers le grand public qui comprendra qu’être diabétique n’empêche pas de mener une vie normale et même exceptionnelle.
Le rôle de sportifs de haut niveau dans la perception d’une maladie par le public est en effet essentiel. Lance Armstrong tant décrié de ce côté de l’Atlantique est une icône aux Etats-Unis. Il est un « survivant », un homme qui a vécu le cancer, et pas n’importe lequel. Cancer du testicule, métastases au poumon et au cerveau. On lui donnait une probabilité de survie de 20 % au pire moment du diagnostic.
Armstrong a gagné contre le cancer et gagné le Tour de France, sept fois. Les américains atteints de cancer et ceux qui en ont été guéris voient en lui un modèle de guerrier et non le dopé tricheur tel que nous le dépeignons.
Même la très puissante ASCO, l’association américaine d’oncologie clinique a récompensé Armstrong pour le message qu’il délivre.
D’une façon générale, la façon dont des personnalités s’impliquent dans la connaissance d’une maladie quand elles sont personnellement concernées permet d’aider le public à mieux comprendre les enjeux et les difficultés.
Quand Ronald Reagan a eu une coloscopie rechercher des polypes cancéreux, la demande spontanée pour cet examen a progressé de près de 30 % dans le public américain en un an. De la même façon, la révélation de sa séropositivité au virus Vih par Magic Johnson la star des Lakers de Los Angeles a vu s’envoler l’usage des préservatifs dans les semaines qui ont suivi.
En France, peu de gens célèbres ou de sportifs sont enclins à dévoiler de tels problèmes. Même la disparition de figures emblématiques, je pense à la mort de Lino venture à la suite d’un infarctus. La mort d’un homme dans la force de l’age est un drame évitable dans un certain nombre de cas, à condition de savoir réagir vite, d’appeler à temps les secours et, bien en amont, d’avoir su appliquer des règles de prévention. Lino Ventura est mort en pleine épidémie de sida.
Mourir d’un infarctus, comme soixante mille personnes avant 65 ans, semblait hélas banal et ne pas mériter de parler de ce fléau
24/08/07 :: DIABETE :: 3 commentaires
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