Cancer du pancréas et Laurent Fignon : le tabac est un facteur de risque majeur, pas le dopage.
LES ARTICLES SUR LA GRIPPE A(H1N1) SONT DANS LA RUBRIQUE "ACTUALITE"
12/06/09 :: DOPAGE :: 25 commentaires
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12/06/09 :: DOPAGE :: 25 commentaires
C’est sans doute l’une des histoires de dopage les plus ahurissantes de ces dernières années. Un athlète belge a utilisé un médicament anticancéreux pour augmenter son taux d’anabolisants.
Hassan Mourhit est un coureur belge de demi-fond spécialiste du 1500 mètres. Il n’est pas aux JO de Pékin, mais il a quand même droit à avoir son nom dans les journaux. Ce coureur vient en effet de se faire prendre dans un contrôle anti-dopage et il a reconnu avoir pris le produit retrouvé dans ses urines.
Et c’est là qu’on a envie de hurler, car le produit utilisé par ce sportif d’outre-Quiévrain est « simplement » un médicament utilisé pour traiter des femmes atteintes de cancer du sein, l’anastrazole.
Quel rapport entre cancer du sein et dopage me direz-vous ? L’anastrazole est un médicament qui appartient à la famille des antiaromatases. Ces molécules sont utilisées chez les femmes ménopausées souffrant d’un cancer dit « hormonodépendant ». Le but est de bloquer la fabrication d’œstrogènes par les divers tissus de l’organisme et donc de limiter l’imprégnation des cellules cancéreuses par ces hormones.
Mais les œstrogènes sont l’étape finale de la chaine qui mène du cholestérol aux hormones sexuelles. Et quelle est l’étape précédant la synthèse des œstrogènes ? Ce sont les androgènes, dont la testostérone et l’androstenedione.
Il y a donc un médecin ou un personnage se prétendant tel qui s’est dit qu’en donnant ce médicament à Hassan Mouhrit, ce dernier augmenterait sa production d’androgènes anabolisants en bloquant la transformation de ces hormones mâles en hormones femelles. Car il faut savoir, tant pis pour les machos, que les hommes fabriquent également des hormones femelles.
Les antiaromatases sont une vraie avancée dans la prise en charge des cancers du sein, mais ils ont des effets secondaires, notamment sur la minéralisation de l’os, qu’ils fragilisent.
Un imbécile a donc choisi de doper un sportif non averti avec un anticancéreux qui, de plus, pouvait générer des fractures chez un athlète de demi-fond dont les os subissent des contraintes du fait des chocs du pied sur la piste.
Que l’athlète soit puni est normal, mais il faut retrouver le prescripteur de ce produit et lui appliquer également les sanctions relatives à l’usage d’un médicament hors de ses indications.
C’est, en tous cas, une histoire belge qui n’a vraiment rien d’amusant.
Petite note de bas de page :
L'anastrazole figure sur la liste des produits interdits chez les sportifs de sexe masculin.
Il y a quelques mois, le catch professionnel américain et en particulier la WWE, société qui organise et régit nombre de combats ont été secoués par un scandale de dopage..
Plusieurs des catcheurs de cette organisation ont utilisé de l'anastrazole, commandée directement sur internet auprès d'une pharmacie en ligne.
15/08/08 :: DOPAGE :: un commentaire
Il y a quelques jours, le 6 août 2008 pour être précis, j'ai consacré un billet à un article publié dans la revue Nature et qui remettait en cause la fiabilité des tests antidopage.
Je suis surpris et c'est un euphémisme, que cet article n'ait pas, malgré sa reprise par l'Agence France-presse, généré plus de commentaires dans la presse.
Il pose de très bonnes questions, mais il faut croire que tout le monde est en vacances ou bien qu'on ne touche pas au dogme et que tout va bien.
Dans ce billet, je parlais de la méthode statistique sur laquelle s'appuyait Don Berry, auteur de cet article.
Mon excellent confrère, à la fois bloggeur et cardiologue Lauwrence Passmore qui anime un site parmi les plus lus du monde des blogs médicaux, a pris la peine de raconter avec beaucoup de talent ce qu'est ce théorème.
je ne peux que conseiller aux ammateurs en quête de devoirs de vacances d'aller rafraichir leurs statistiques sur son site, par ailleurs particulièrement bien "tenu" !.
11/08/08 :: DOPAGE :: aucun commentaire
A la veille de l’ouverture des Jeux olympiques, la fiabilité des tests de dépistage du dopage est sérieusement remise en question par un statisticien américain. Son argument : pour des raisons de méthodologie on disculpe trop de tricheurs et on punit beaucoup d’innocents.
Donal Berry n’est pas n’importe qui. Ce scientifique travaille à Houston au Texas, dans le prestigieux MD Anderson cancer center, un des plus fameux instituts de recherche et de traitement du cancer des Etats-Unis.
C’est un spécialiste des biostatistiques, cette science qui permet de mettre en place des études scientifiques pour mesurer par exemple les effets des médicaments lors des essais cliniques. Il a aussi beaucoup travaillé sur le dépistage du cancer du sein, montrant pourquoi, en termes de santé publique, le dépistage de masse ne se justifiait qu’à partir de cinquante ans.
Mais aujourd’hui, dans la revue britannique Nature, Don Berry enfourche un autre cheval de bataille, ou plutôt une bicyclette. Il vient, en effet, défendre Floyd Landis, le vainqueur de l’édition 2006 du Tour de France jusqu’à ce qu’un contrôle effectué à l’issue de la dix-septième étape découvre une anomalie. Le test sur les urines du coureur américain avait révélé la présence de 5-alpha androstanediol, une forme synthétique d’anabolisant proche de la testostérone.
Landis a été déchu de sa victoire et un tribunal arbitral du sport américain a confirmé sa suspension pour deux ans, malgré les dénégations du coureur qui mettait en cause la technique du Laboratoire national de dépistage du dopage, Le LNDD, situé à Chatenay-Malabry.
Ce laboratoire, l’un des trente-quatre agrée par l’Agence mondiale antidopage, est souvent attaqué par les sportifs américains et leurs avocats. C’est ce laboratoire, rappelons-le, qui a mis au point une méthode de dosage urinaire pour détecter la présence d’EPO dont la toute dernière née de cette famille, la CERA, qui a fait tomber Ricco lors du Tour 2008.
Barry attaque les résultats du LNDD sur une base méthodologique assez pointue et qui fait notamment appel à une théorie statistique dite « bayesienne » du nom de Thomas Bayes pasteur presbytérien et mathématicien anglais du XVIIIème siècle.
Sans entrer dans des détails complexes dont vous pourrez demander l’essentiel à votre statisticien de famille, disons que pour s’assurer de la qualité d’un test, une mesure de cholestérol par exemple, il ne suffit pas de mettre le tube dans la machine !
Pour connaître les valeurs acceptables, les « normales » en quelque sorte, il faut avoir obtenu moult données et, en particulier des caractéristiques bien précises pour chaque test qu’on appelle la sensibilité et la spécificité.
La sensibilité caractérise la probabilité d’un test à correctement identifier le statut d’une personne exposée à un facteur quelconque. Par exemple une sensibilité de 0,99 pour un test VIH signifie que dans 99% des cas, le test donnera un résultat positif quand il sera pratiqué chez des personnes porteuses du virus. Le 1% restant est appelé « faux négatif ».
La spécificité caractérise la probabilité d’obtenir des tests négatifs chez des personnes non exposées aux facteurs mesurés. Une spécificité de 0,97 pour un test de dosage du cholestérol signifie que dans 97 % des cas, on identifiera correctement les personnes ayant un taux de cholestérol inférieur à 2 grammes par litre. Les 3 % d’erreur sont appelés « faux positifs ».
Pour obtenir ces caractéristiques, les mesures sont faites sur des milliers d’échantillons, afin de réduire au maximum le risque d’incertitude et de pouvoir choisir une valeur limite ou une plage de variation considérée comme « normale ».
Il n’y a aucun test qui ait une sensibilité et une spécificité égales simultanément à 1, c'est-à-dire sûr à 100 %.
De plus, répéter plusieurs dosages avec une méthode comportant un risque d’erreur même faible peut conduire à trouver des résultats faussement positifs ou négatifs.
Prenons un test ayant une spécificité de 99 %, c'est-à-dire ne comportant un risque d’erreur que de 1 %. Si on répète ce test huit fois de suite, le risque de trouver un résultat faussement positif est de 7,8 %.
Et c’est là que se situe l’argument de Berry concernant Floyd Landis. Berry dit que les tests de mesure des anabolisants et de la testostérone en particulier, n’ont pas été suffisamment évalués pour qu’on puisse être certain de la sensibilité et de la spécificité des mesures. Il reproche aux laboratoires de lutte contre le dopage un manque de rigueur et donc de faire « tomber » des innocents. De la même façon, il estime que l’existence de faux négatifs permet à de vrais tricheurs de passer à travers les mailles du filet.
Et Berry peut enfoncer le clou car, en matière de recherche de dopage, les valeurs normales et les limites ne sont pas fixées comme pour un test de dépistage du cholestérol ou du VIH par exemple. Impossible en effet de mesurer des milliers d’écha,tillons. Souvent les études ont été faites après que quelques volontaires ont ingéré une substance interdite et qu’on a mesuré les taux sanguins ou urinaires de cette substance.
On est donc parfois loin de la rigueur et des études exigées dans le domaine des tests diagnostiques par exemple.
Techniquement, la démonstration de Berry est plutôt carrée et très sérieuse et solide. La question est de savoir si les arguments qu’il avance, notamment sur les manquements méthodologiques des laboratoires, tiennent la route.
Les enjeux sportifs, éthiques et surtout commerciaux sont considérables et, bien évidemment, un contrôle positif est une catastrophe économique pour l’athlète, mais aussi pour son club ou son équipe et son sponsor.
Il faut donc espérer que ce commentaire appellera une réponse des autorités compétentes en matière de lutte contre le dopage afin de dire quelle est la situation réelle.
Pour l’instant, on a rarement vu de vrais innocents être pris à l’insu « de leur plein gré » selon la phrase ritualisée en 1998 par Richard Virenque.
Mais la transparence ne peut faire de mal à personne et j’espère que nous pourrons lire des réponses aussi brillantes que le réquisitoire de Berry pour être un tant soit peu rassurés.
Références du commentaire:
Nature volume 454, issue 7205 du 7 août 2008 ( page 692 et éditorial page 667)
Site : www.nature.com/nature
Ecouter une interview de Don Berry sur la radio australienne ABC
6/08/08 :: DOPAGE :: un commentaire
Des produits destinés à des malades et qui se retrouvent dans le sang de sportifs. Bizarre, non ? Pas tant que cela si on veut bien se rappeler que les trafiquants savent aussi bien vendre des drogues illégales que détourner des drogues légales de leur usage.
Une molécule haut de gamme, de l’EPO de troisième génération et, en bout de course, un cycliste italien de 24 ans qui flingue une grande partie de sa carrière. La question est de savoir comment il est arrivé à se procurer ce produit. Car, en Europe, la délivrance de ce genre de molécule est particulièrement contrôlée, du moins théoriquement. Les autorisations de mise sur le marché sont strictes. Pour l’EPO, ce sont les anémies liées aux insuffisances rénales sévères et celles rencontrées dans les cancers et les infections avancées liées au VIH.
Un marché particulièrement étroit, pas très lucratif pour les industriels même si les indications se sont élargies.
Il y a donc une partie de la production de ces molécules qui prennent des chemins très différents de ce qui était prévu au départ.
Certains n’hésitent d’ailleurs pas à accuser les laboratoires fabricant ces produits d’organiser le trafic qui permet aux sportifs de se doper.
L’affaire n’est pas aussi simple, même si le point de départ c’est quand même l’endroit où ces produits sont fabriqués ou stockés.
Lors d’une discussion informelle avec un ancien haut responsable d’un laboratoire international qui fabrique de l’hormone de croissance, mon interlocuteur me déclara en souriant « C’est fou le nombre d’enfants de petite taille qu’on diagnostique entre février et mai, du moins si j’en crois les sorties de produits à base d’hormone de croissance de nos stocks ! »
En effet, officiellement, l’utilisation de cette hormone n’est possible que sous certaines conditions très encadrées ; Mais les boites de seringues vendues avant la saison sportive dépassent de loin les cas de nanisme ! Il y a donc des complicités à divers étages pour alimenter les filières.
Et ces filières sont les mêmes que celles qui procurent également de la cocaïne et autres stupéfiants. Il aura fallu longtemps à la justice pour s’en rendre compte.
Pour preuve, l’anecdote réelle suivante. Il y a une dizaine d’années je me vois notifier une mise en examen pour « complicité de diffamation » par le doyen des juges d’instruction de Paris. La personne « offensée » a attaqué tous azimuts à la suite de sujets dans divers journaux télévisés et articles dans la presse. Ce faux médecin avait été brièvement incarcéré à l’époque en même temps qu’un homme de loi.
Une fois ma mise en examen prononcée, le juge et moi devisâmes ! Il me déclara justement ne pas comprendre l’acharnement de ses collègues à « embastiller » des personnes suspectées de fournir des substances dopantes aux sportifs. Je lui expliquai alors que ces réseaux étaient les mêmes que ceux qui œuvraient dans le trafic de drogue, mais je sentis bien que je ne le convaincrai pas. Heureusement, quelques semaines plus tard, dans une revue scientifique américaine, un article montrait que dans des salles de gym new-yorkaises, deux tiers des adeptes aux stéroïdes anabolisants étaient aussi des cocaïnomanes et des héroïnomanes et que les réseaux de pourvoyeurs étaient les mêmes.
Je me suis empressé d’envoyer cet article au magistrat.
Heureusement, depuis, les choses ont changé et les dopeurs sont considérés comme des dealers.
Quant à ma mise en examen, elle a été indolore, puisqu’un non-lieu général a été prononcé. Ironie de l’histoire, le même qui nous avait poursuivi il y a dix ans attend actuellement le délibéré d’un tribunal qui pourrait bien le mettre à l’ombre pour quelques mois.
21/07/08 :: DOPAGE :: aucun commentaire
La nouvelle affaire de dopage à l’EPO d’un cycliste espagnol de l’équipe Liquigas pose un problème bien au-delà de la seule équité sportive. Il va falloir en effet suivre ces coureurs sur le long terme car les risques sanitaires et en particulier le risque de développer des tumeurs cancéreuses ne sont pas négligeables.
Tout laisse à penser que ce va être à nouveau la curée. La bêtise d’un coureur espagnol en fin de carrière, probablement dopé à l’EPO, va permettre à tout un tas de beaux esprits qui méprisent le cyclisme, ou plutôt les cyclistes, de se jeter à corps perdu dans une nouvelle attaque contre le Tour de France.
Je hais la triche et je hais le dopage et les « sorciers » qui gravitent autour des sportifs pour les « charger » en substances licites ou illicites. Ce sont les mêmes méthodes et les mêmes réseaux que ceux des trafics de stupéfiants et ils ne méritent aucune indulgence.
Mais je voudrais bien que la même véhémence se manifeste dans tous les autres sports, surtout quand des associations de joueurs par exemple, menacent de ne pas jouer un tournoi si les contrôles inopinés sont mis en place.
Mais les cyclistes ont toujours eu droit à un mépris suprême de la part de nombre de personnes trouvant ces garçons peu dignes d’intérêt, voire idiots.
Ceci étant, moi qui aime le sport cycliste et qui admire les efforts de ceux qui le pratiquent à un si haut niveau, j’ai vraiment peur pour un certain nombre d’entre eux.
Peur que dans dix ou vingt ans on ne découvre une véritable catastrophe sanitaire. Depuis des années, en effet, circulent dans le peloton des produits qu’on nomme des « facteurs de croissance ».
Le plus connu est la fameuse EPO. C’est la copie d’une hormone naturelle, l’érythropoïétine, secrétée par le rein, el dont le rôle est de stimuler la fabrication de globules rouges en réponse à une oxygénation sanguine insuffisante.
Depuis la mise au point de la copie synthétique de l’hormone, beaucoup de malades en ont bénéficié pour éviter des transfusions, mais beaucoup de sportifs en ont aussi bénéficié sans aucune raison licite.
Depuis, d’autres facteurs de croissance ont circulé, comme l’hormone de croissance ou l’IGF-1 ou insulin growth factor 1. Cette dernière substance joue, à l’état normal, un rôle dans la croissance du fœtus et de l’enfant.
Mais on sait que depuis des années, elle est utilisée à des fins de dopage dans le monde sportif.
Or, de plus en plus de travaux scientifiques ont montré que ces facteurs de croissance sont impliqués dans le développement de tumeurs cancéreuses. Un taux élevé d’IGF-1 est un facteur de risque aujourd’hui quasiment indiscutable pour la survenue d’un cancer.
Ces facteurs peuvent stimuler en effet des mécanismes cellulaires de façon exagérée. Quand les cellules sont normales, pas de problème. Mais, chaque jour, nous produisons des centaines de cellules anormales qui ne demandent qu’à se cancériser. Si les systèmes de surveillance sont défaillants, ces cellules, inondées de facteurs de croissance, vont partir en ‘vrille’.
Quand on voit les doses d’EPO utilisées par les sportifs, on peut imaginer ce qu’il en est de l’hormone de croissance ou de l’IGF-1.
Pour en revenir à l’EPO, on a constaté chez des patients atteints de cancer que cette hormone pouvait stimuler le développement de cellules cancéreuses supplémentaires. Une mise en garde à ce sujet a d’ailleurs été faite lors du dernier congrès de l’association américaine de cancérologie.
Le suivi à long terme des sportifs de haut niveau est une nécessité sanitaire et morale. On sait qu’une fois les « lampions éteints » la réalité est parfois terrible. On le sait au plan psychologique, notamment grâce au travail remarquable fait au CHU St André de Bordeaux par Serge Simon et ses collègues au sein du CAPS, le Centre d'accompagnement et de prévention pour les sportifs.
Mais, au plan physique, il va falloir proposer à ces athlètes qui peuvent avoir usé et abusé de facteurs de croissance de les surveiller de façon régulière, non pas pour les culpabiliser, mais pour les aider au contraire et être en mesure de dépister certaines anomalies.
Du travail en perspective pour des médecins du sport et des épidémiologistes pour les vingt années à venir.
12/07/08 :: DOPAGE :: un commentaire
L'affaire de dopage présumé du coureur français de 400 mêtres haies Naman Keita est un grand classique! Je vous propose de vous reporter au billet du 16 juillet dernier "Dopage: pourquoi les vaches courent-elles moins vite que le TGV? "
4/09/07 :: DOPAGE :: aucun commentaire
Il y a quelques jours, un athlète français a subi un contrôle antidopage positif pour la testostérone, la principale hormone mâle, l’anabolisant par essence. Excuse invoquée par le sportif : il avait pris des compléments alimentaires. Mais les hormones ne font pas, a priori, partie des aliments que nous consommons !
Bien évidemment, les compléments ingurgités par et athlète n’ont rien d’alimentaire. Mais c’est l’alibi que les fournisseurs de ces sportifs utilisent pour leur faire avaler ces substances censées être « naturelles » et donc dénuées de risques, selon eux.
Mais voilà, s’il suffisait de consommer des extraits de plantes pour acquérir une musculature de compétition, il y a bien longtemps que les vaches doubleraient les TGV à la course. Or, bien qu’abonné SNCF, je n’ai pas encore constaté ce phénomène sur la ligne que je fréquente régulièrement !
Et pour cause. Ces compléments sont, certes, à base de plantes. Mais pas tous . L’un des produits les plus vendus dans les rayons des drugstores américains par exemple, indique dans sa formule le terme « orchis ». Inutile de vous jeter sur des ouvrages de botanique pour rechercher de quelle fleur il s’agit. Mieux vaut consulter un ouvrage sur les animaux de la ferme. Car ce terme désigne des extraits de testicule de taureau ! Et que fabrique cet organe ? Des hormones mâles, bien sûr, des anabolisants !
Autrement dit, certains de ces produits, annoncés comme « diététiques » sont coupés avec des hormones, nandrolone ou androstenedione, qui sont, en fait les vrais responsables d’une légère augmentation de la masse musculaire.
Des méthodes qui s’apparentent ni plus ni moins qu’au trafic de stupéfiants ! D’ailleurs les réseaux d’approvisionnement sont souvent les mêmes. Une étude menée dans des salles de gymnastique de New-York avait montré que, parmi les clients les plus consommateurs de ces produits, près de 60 % avaient aussi eu recours à la cocaïne et à l’héroïne.
Le monde sportif vit mal la suspicion qui se porte sur lui et il est évident que certains athlètes ne savent pas vraiment ce qu’ils prennent. Mais ce qui est certain c’est qu’il y a un vrai travail à faire dans leur entourage pour écarter des « préparateurs » ou des « soigneurs » autoproclamés et dont le statut est plus proche de celui des dealers.
16/07/07 :: DOPAGE :: aucun commentaire
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